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CHAPITRE XIX. — ÉTUDE EXPERIMENTALE DES DYNAMOS

bornes et des intensités du courant : les premières ayant été portées en ordonnées, les secondes en abscisses y on a obtenu la courbe AB {fig* 45)« On demande :

I® Quelle est la puissance $ correspondante au point C? 2<» Quelle est, pour ce même point, la résistance extérieure R?

On se rappellera d'abord qu'un wall est égal à -^ du chevalvapeur. On trouvera donc $ en calculant la valeur de

El 0y xCy 786 ~ 786

On obtient par suite la puissance en chevaux en faisant le produit des coordonnées du point et en le divisant par 786. D'autre part,

Ainsi la tangente de l'angle formé avec l'axe des x par la droite qui joint l'origine au point considéré de la caractéristique donne la résistance R correspondante à ce point.

12. Quelle eût été la force électromotrice au point C ^fig, 4^) si Von avait doublé la vitesse de rotation de V induit ou le nombre des spires de V inducteur et de l* induit?

En augmentant la vitesse, on augmente proportionnellement la force électromotrice, car

Er=H/f^.

La force électromotrice s'obtiendra donc en doublant l'ordonnée Cy.

Qu'arrivera-t-il si nous doublons l'enroulement de l'inducteur? Le champ doublerait d'intensité, et par suite aussi E, si l'augmentation de résistance ne diminuait pas l'intensité du courant inducteur; or on peut conserver la même intensité en faisant varier convenablement la résistance extérieure. Une augmentation du nombre de spires de l'inducteur équivaut dans ce cas à une augmentation de vitesse, aliis non mutatis. Même raisonnement pour l'induit.

^76 UTBB Ul. — LCS pmonÈMBs.

Mais supposons que le noorel eDroaJemeiil de Finducteur fasse diminuer réellement Tinlensité et que la nouvelle va-

leur r soit égale à 1 -79 n' étant le nombre plus considérable

de tours de fil. Le cbamp sera resté aussi intense, quoiqu'il y ait moins d'ampères dans le circuit inducteur; nous aurons, par suite, pour un enroulement double, une intensité moindre 071 = |0y et une force électromotrice y\(7 égale à yC. On construira facilement la nouvelle caractéristique en réduisant les abscisses dans le rapport inverse du nombre de tours.

13. La résistance de l'induit d'une shunt-dynamo est r, celle de l'inducteur r"; R est la résistance extérieure. On demande de trouver le rapport gui existe entre E, la force électromotrice totale, et e, la force électromotrice entre les bornes, au point où le conducteur dérivé est greffé sur le circuit principal.

Appelons <, i et I les courants de l'induit, de l'inducteur et du circuit extérieur :

d'où

En réduisant, nous trouvons

e Rr'

E // -hR/-r-R/'

14. Un moteur à gaz, développant deux chevaux effectifs, actionne une dynamo-compound, entre les bornes de laquelle on mesure 5o,6 volts; en même temps, des galvanomètres Deprez et d'Arsonval, convenablement shuntés, donnaient les intensités suivantes des courants :

Dans V armature d'induit, 1*/=: 31 ,96 ampères;

CHAPITKB XIX. — KTCDB BXFÊA1MB5TÂLB DBS OTXAMOS. V]"]

Dans les inducteurs dériçés, /,= i ,69 ampère;

Dans le circuit extérieur^ 1 = 20,27 ampères.

La résistance de l'induit est r/ = o,o65 ohm; celle de l'enroulement en série est r, = o,o58 ohm; ces résistances ont été mesurées à chaud.

Quels sont les rendements électrique et industriel de cette machine?

La force électromotrice totale £ est facile à calculer, parce que nous connaissons la force électromotrice entre les bornes e et que nous pouvons évaluer les pertes subies dans la machine.

Ez=P4-(i,-hI)(r,-hr,) -=5o,6 -h (20,27 -f-i>69)(o,o65 -!-o,o58)

:=:5o,6 -h 21 ,96 X O, 123 — 62,70 VOltS.

Le rendement électrique sera donné par le quotient e\ 5o,G X 20,27 10^5,66

El,- 02,7x21,96 1167,29

le rendement industriel est égal au quotient des watts disponibles par les watts dépensés à l'excitation, ce qui donne

15. Une dynamoy marchant à vide, à des vitesses de 800 et de 1200 tours par minute, absorbe dans le premier cas i9c'^«** et dans le deuxième 127^6™, mesurés à l'aide d'un dynamo^ mètre de rotation. On recommence le même essai aux mêmes vitesses, balais relevés et inducteurs excités séparément à l'intensité de la marche normale : on trouve 5 12^»°* et 3 19^8™. Déduire de cette épreuve les coefficients des pertes d'énergie par tour dues aux courants de Foucault et à l'hystérésis,

La puissance relevée en second lieu correspond aux frottements, aux courants parasites et aux effets d'hystérésis; celle qui s'est trouvée absorbée dans le premier essai ne correspond qu'aux frottements; par différence, on élimine donc cette perte. Appelons $ et $' les différences constatées à 800 et à 1200 tours.

On sait que ]a puissance perdue du chef des courants parasites des noyaux et des conducteurs entourant les noyaux esl proportionnelle au carré du nombre des révolutions, tandis que les pertes par les actions magnétiques sont proporlionnelles au nombre des révolutions.

Nous avons donc

d'où

On obtient

a = o, 00007 el p=zo,i83.

Ces coefficients indiquent la perle d'énergie subie par tour.

Par minute les courants de Foucault absorbent donc, à 1200 tours, ioo^«™,8, les effets d'hystérésis 219,6 et les frottements 191,4*

Cette méthode est due à M. Mordey.

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