CHAPITRE III. — ELECTRICITE EN MOUVEMENT. VJ
Pour obtenir un pouvoir multiplicateur donné /i, on fera donc
soit S = — =: — :=: DOUr /l z=z lO =: lOO = lOOO.
9 99 999 La résistance totale x du shunt et du galvanomètre se calcule de même :
(24) Xz
L'énergie d'un courant peut donner lieu à un travail mécanique, un changement d*élat physique, une décomposition chimique ou un dégagement de chaleur; elle est toujours égale au produit de la quantité d'électricité mise en mouvement par la chute de potentiel entre deux niveaux considérés :
Entre deux points séparés par une résistance R, nous aurons
dans le temps t
Wrr.PR^izz^^
La quantité de chaleur équivalente w sera donnée par l'équation
(25) w-kV^t — k%t^
elle est proportionnelle à l'équivalent calorifique du travail A, au carré de l'intensité du courant et à la résistance du conducteur.
C'est la loi de Jouley qui est applicable même à la période variable :
w — kf l^^dt.
Admettons qu'entre les deux points considérés, séparés par une résistance R, il y ait une chute brusque e de potentiel.
î8 LIVRE I. — DÉFINITIONS ET FORMULES.
indépendante de Tintensité du courant; nous aurons, dans Tunilé de temps,
(26) iv ^ A[I(m -4- e)] = APR -^ AU.
Cette chaleur se compose de deux parties : Tune qui échauffe toute la longueur du conducteur, d'après la loi de Joule; Tautre qui est localisée en un point, et qui est positive, si la chute se fait dans le sens du courant : c'est Veffet Peltier,
Le dégagement de chaleur indiqué par la loi de Joule se produit même dans les électrolytes traversés par le courant; mais on constate alors entre les électrodes une chute de potentiel qui correspond à l'énergie absorbée par le travail chimique. Cela devait être en vertu du principe de la conservation de l'énergie.
Quand un courant traverse un corps composé liquide, il peut le décomposer en ses éléments : c'est le phénomène de l'éleclrolyse; le liquide soumis à l'action du courant est un éiectrolyte. Les métaux se portent à l'électrode négative, dite cathode; les radicaux qui leur sont unis se déposent à l'électrode positive, dite anode.
Faraday a formulé les lois de Vélectrolyse.
i<» Les quantités d'un même éiectrolyte, décomposées par divers courants, sont proportionnelles à la quantité d'électricité qui a passé.
2^ Les quantités de divers électrolytes, décomposées par une même quantité d'électricité, sont proportionnelles à leurs équivalents chimiques.
Ainsi l'unité pratique de quantité, le coulomb, décompose toujours 9g|ô^ = o,ooooio35 de l'équivalent de l'électrolyte.
Becquerel a complété la théorie de Faraday par la loi suivante : La décomposition est toujours régie par l'élément électronégatif, jouant le rôle de radical.
Aussi est-il utile d'écrire Fe^Cl, Sn* Cl au lieu de Fe-CP etSnCP.
Le travail électrique étant toujours représenté par le produit Q(Vi — V2), on est obligé de conclure qu'il doit exister entre les électrodes une différence de potentiel variable avec la nature de l'électrolyte; sinon le travail de décomposition d'un