‹ Problèmes et conclusions de l'histoire des religionsChapitre 27 sur 38 · NON CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

NON CHRÉTIENS

Le premier problème insoluble par la science profane, est celui de l'origine même de la religion sur la terre. Nous avons dit que l'explication la plus vraisemblable de la naissance des idées religieuses était celle d'une révélation primordiale monothéiste. Mais cette vraisemblance n'est pas une certitude, et sans l'autorité que donnent à la Bible les preuves surnaturelles des révélations postérieures, juive et chrétienne, la question resterait douteuse.

Nous rangerons encore parmi les problèmes non réso-

lus ou incomplètement résolus l'origine du paganisme en général, et en particulier celle des légendes mythologiques. Il y a sur ce point des systèmes divers qui tous semblent contenir une part de vérité, mais dont aucun ne parait contenir la solution complète du problème.

La naissance, le développement, la puissance sociale et la vitalité des religions Tiouvelles, principalement du bouddhisme et del'islamisme, sont encore des problèmes dont la solution est loin d'être scientifiquement acquise. Il y a dans l'histoire de ces religions des phénomènes nouveaux, étranges et inattendus, qu'il est bien difficile de faire rentrer dans des lois générales.

COKCLUSIOSS CERTAINES REUTIVES AUX CULTES NON CllHÉTlEKS. .

A côté de ces problèmes non résolus se rencontrent, en ce qui concerne les cultes non chrétiens, trois conclusions certaines.

La première, c'est l'universalité des croyances religieuses, et leur identité fondamentale chez les différents peuples; toutes les religions tendent à remplir un vide du cœur et de l'intelligence de l'homme , h lui procurer, soit un bonheur temporel plus complet, soit une béatitude éternelle ; la plupart d'entre elles cherchent à lui expliquer son origine et sa fin. Tous les peuples connus sont plus ou moins religieux ; les exceptions très rares signalées par certains voyageurs sont des monstruosités qui n'ébranlent pas la force de la régie générale (1).

(1) Les habltanlâ de la Nouvelle-Calédonie paraissent n'i

La seconde conclusion, c*est que les hommes cherchent et désirent une religion vraie, objective, communiquant réellement avec de véritables divinités personnelles et puissantes et tendant à une vie future personnelle. Nulle part, sauf chez les philosophes et les littérateurs des temps de scepticisme, on ne rencontre Tidée qu'une religion purement subjective, et consistant en sentiments sans objet ou en formes sans efficacité, puisse suffire aux hommes.

La troisième conclusion est qu'aucune, religion, sauf le christianisme, et son antécédent le judaïsme, ne présente, aux yeux des hommes éclairés et en face de la science et de Fhistoire , les caractères d'une religion objective. Cette vanité des cultes différents du christianisme peut être démontrée, soit directement par le peu de valeur de leur doctrine ou le peu d'authenticité de leurs preuves , soit indirectement par le fait qu'ils sont très inférieurs au christianisme, et ne contiennent rien de bon qui ne se retrouve dans la religion chrétienne.

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