‹ Procédés de forgeage dans l'industrie (volume 3)Chapitre 8 sur 13 · DEUXIÈME PARTIE (Deuxième volume · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE (Deuxième volume

PARIS NUE SCIENTIFIQUE ET INDUSTRIELLE DES ARTS ET MANUPACTURES E, BERNARD et Ce Bter, Quar ons Ghaxns-AUGUSTINS

VROCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE (:]

re chaude, le lingot est étiré au carré (fig. /8*), puis il passe

un pilon de moindre importance pour lui donner la forme e ébauchée sous section octogonale.

ques usines laminent les lingots au blooming sous sec-

anche où à la scie les chutes et ébauches de chaque essieu. rapport de la seclion primitive à la section moyenne

de varie ainsi entre 1/5 et 1/10. Pour le finissage ou

ge du corps de chaque essieu les marteaux sont de 4 à 6

di suñit de deux chaudes, si le corps est cylindrique et si les tes ne sont pas complètement dégagées. Dans le cas contraire, ère en trois chaudes : la première est relalive à l'étam-

du corps, le plus souvent de forme conique (fig. 48°] au moyen de deux étampes, dont l'une, cylindrique,

ude se rapporte à l'une des fusées et la Lroi: (fig. 48°). L'élampage de ces parties peut se faire aisé nt sous un pilon de 3. Ordinairement, sur les parlies , les diamètres bruts sont de 5 à Gw® plus grands que

la pièce et on la porte el À où elle reste six à huit heures sous l’action dons qui correspond à celle du rouge im: Si le four n'est pas continu, le 1 le four même dont on laisse la tem, vingt-quatre heures, ou, mieux, | des chambres de refroidissem

resser, ce qui se de préférence à la presse plutôt qu'au

VROGÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE 15

vives appliquées contre le front de la pièce G et perhellant la rotation de D par rapport à G.

. La mise en place de Ia lunelte D a lieu en serrant et desser-

les quatre vis K qui agissent sur son rebord extérieur en

ire points situés à des distances angulaires de 90°; elles

tourner la pièce D sur les points L par rapport à son

port G et celui-ci sur les points J par rapport au bai 1,

piston de traction, de sorte qu'une barre A plus où courbée puisse être redressée par l'opération. Ce dressage pas lieu si la filière était libre de ses mouvements, si

‘arbre est graissé convenablement pendant l'étirage, fière avec une surface unie qu'il suffit de polir au tour, et à l'huile, pour faire disparaître les pelites stries

de diamètres varient de quelques dixièmes de Une filière résisté au passage de 120 à 150% d'arbres.

Btriction que nous avons faits pour comparer un vec un acier comprimé étiré à froid pour arbres,

PROCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE at On a préconisé depuis quelques années le laminage et le Hdréssige à froid ou à basse température pour augmenter la ilé du métal et sa roïdeur ; mais dans ec cas la ductilité est plus ou moins et les ruptures brusques sont à craindre un certain temps d'usage.

Les figures 1, 2, 3, 4. 5, 6 et 7, planche 3, représentent la chine de MM. Mac Bride et Fisher pour façonner dans une bpéralion, à chaud ou à froid, les arbres ordinaires, les les essieux.

x pièce est laminée transversalement entre deux cylin- €, B à axes parallèles, tournant en sens contraire. Ces cylinmsont commandés par roues hélicoïdales et vis sans fin. di pièce est maintenue contre tout déplacement vertical par eux guides P qui s'appuient sur loute la longueur de la pararbre engagée dans la machine. Ces guides se règlent à eu posilion suivant les dimensions de la partie cylin- Le réglage se fait automatiquement lorsque les cylindres “etCse rapprochent ou s'éloignent; le cylindre B est fixe par j aux déplacements transversaux ; seul le cylindre C se

our permettre le déplacement de l'arbre suivant son axe Ændant le cylindrage, les cylindres B et C présentent des méais qui laissent la pièce libre à des intervalles déterminés et IL dé faire agir ulilement un mécanisme d'avance ue, comprenant un plateau-mal lle T monté sur le e B. Ce plateau est pourvu de deux tourillons K° qui Sdéplacent à volonté dans la rainure du plateau. Ces touen heurtant le levier L', font agir un encliquetage M° 18 rochet M" fait tourner d’une façon à N° sur lequel est montée une roue dentée ïé chalne attachée à la pièce à mouvoir.

reliaque côté des cylindres {/ig. Set &)sont disposés des supla pièce; du côté de l'entrée, un support additionnel R° bnécessaire pour le début de l'opération, alors que l'arbre n'a

de Fautre cûk.

arpée ou irrégu- ‘ation de la pièce

re 12 par rapport Lür un seul passage.

1gons exécutés à

acer ant le fo.m corres-

ue.

s en façongant chau'tant à l'en- 1 y rapporte iménsions bazue en une

de part et - & renîle à en Imarle-

nt cire appliqué . des plateaux

FA trique hrurss. de srande

pour des

à couvre-joints longitudinaux et annulaires formés de fersspéciaux lels que des T, en vue d'assurer plus de raideur.

Le forgeage et l'assemblage de ces viroles ne présentent rien de particulier.

Quant aux tourillons d'extrémité, ils sont pleins ou ca également. Il convient de les forger avec plateau à rebord embouti pour l'assemblage avec la virole adjacente.

Le tourillon plein peut être soudé avec un plateau épais sir téton emboîté, afin d'obtenir une soudure solide, puis le phteau est embouti au marteau ou à la presse sur mandrins.

Le tourillon creux s'obtient en partant d'un flan que lo emboutit au centre en l'élirant; les rebords sont égalemet formés par emboulissage sur mandrins.

Arbres et essieux à éléments tubulaires {1).

Un autre procédé de construction des arbres et des essieur à éléments tubulaires consiste à emboiter les uns dans ls autres plusieurs tubes où manchons, à section circulaire OÙ autre, que l'on soude par laminage en cannelures, par mar lage ou serrage à la presse sur mandrins. On adopte de préférence des tubes sans soudure el pour empêcher tout dépla@ ment relatif des éléments, on les entoure de fil de fer ou 0! ménage des saillies qui pénétrent dans les éléments adjacents au soudage et à l’étirage.

La figure 17 est un arbre massif formé de divers élément Les figures 18 et 19 se rapportent à un arbre creux: les seclio®æ (fig. 19 et 20) montrent que les éléments sont munis de rainure* longitudinales qui, pénétrant dans la pièce en contact, assuren ‘ une grande surface de soudage ct de nombreux points d'attache ou de liaison pour résister aux moments de torsion. Les figures 21 à 24 indiquent les dispositions que l'on peut adopter pour les essieux de wagons.

La figure 25 cst une pièce creuse à manchons de longueur

(15 Procédé Mannesmann. Brevet du 29 octobre 1890.

28 PROCÉDÉS DE FORGEAGR DANS machines marines et leurs bielles mettant en jeu, exécution, les plus forts engins de forgeage.

Suivant que lex formes sont plus où moins lourmentées suivant que les pièces se répètent en nombre suffisant, IS leviers se façonnent par les procédés simples de marteligen d'étampage ou de matriçage, les éléments étant pris dans und masse unique ou forsés séparément, puis soudés entre eux.

C'est ainsi que les leviers à main (fig. 4, pl. 4) peuvent être exécutés au marteau sur l'enclume en les prenant à la barre: que les clés de robinets, les clés à écrous, celles pour tuyauss qui toutes se répètent, sont exécutées en matrices sur éhaucliés, préparées par étirage au marteau mécanique. Les ouverture des têtes sont ou non venues de forge, selon leur grandeur | la disposition du levier. |

On ne saurait signaler Lous les détails de façonnage des organes. Il faut suivre, particulièrement pour les pièces eme) mouvement subissant l'action des forces vives et d'efforisinn termittents, les meilleures règles de travail, les procédés qu n'altérent pas le métal par des déformations trop prononcés

Signalons cependant quelques particularités se rapports) lant aux leviers 4 bras multiples venus de forge arbre commun, que l'on étampe dans une barre où section suflisante, pour permettre de ménager une chacun des bras. Chaque tête {/ig. 2) de levier est forgé si rément avec la longueur de bras convenable que l'on. avec l'amorce correspondante, et que l'on dirige suivant. tation déterminée, soit en conservant la forme droile, soit et donnant la courbure prévue, Les bras peuvent, de être obtenus par coudage lorsqu'ils sont aux l'arbre, Ils sont d'abord ébauchés, matricés, puis coudés..

Les leviers à bras dans un même plan peuvent ment donner lieu au dégagement du moyeu vt des lètes, & V'étirage des bras et à leur courbage ou pliage sous angle voulu: |

Si les bras sont dans des plans différents, leur position: ;

En dr

A.— Lingot, Poids . . . . .... 765% Longueur . . . . .. 42,150 Base. . .. .. ... 3hümm X 345m Sommet. . . . . .. 300% x 306 B.— Blooming.

ongueur du lingot après les passages successifs :

1e cannelure 1,180 — 1,221) à 1",300, 3 passages

2 — 1n,400 — 1®,560 2 — x — 19,650 — 1%,750 2 — # — 1®,900 — 2,260 2 — 5 — 22,420 — 2%,700 2 — Nombre tolal de passages Er

Le lingot quittant le blooming a donc une longueur de 2®,100.

section est de 196%® x 196%, C. — Finisseur.

Longueur du lingot après les passages successifs :

4re cage-ébaucheur.

4" cannelure. . . . . . . . . . 3.00 de == 3.50 3° 4.00 &e 4.60 ge — 5.15 & 6.30

52 PROCÉDÉS DE FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE 2° cage finisseur.

de

Ge = 7e =

En lout treize passages.

Un rail de 9" pèse 3426, On fait 400 rails ou 436: par dou heures.

La machine du bloominga des cylindres de 0",813 de dis mètre et de 1",20 de course.

Le dégrossissage demande 85*8,3 de vapeur à 348 de pressio!

La machine de l’ébaucheur finisseur a deux cylindres de ! de diamètre et de 1",20 de course.

L'ébauchage et le finissage demandent 539*6,2 de vapeur.

Le laminage entier demande: 624*%,5 de vapeur à 3€ pression par centimètre carré.

On peut remarquer que les coeflicients d'étirage sont tri irréguliers et établis d'une façon plus ou moins rationnelle, ant que le font ressortir les valeurs suivantes :

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