X PARIS
(Copie moderne aux Archives nationales, reg. MM 709, p. 839.)
Louis, par la grâce de Dieu roy de France, a tous ceux qui ces présentes lettres verront.
Comme nous, aiant désir et vouloir d’aller souvent visiter notre bonne ville de Paris et y faire plus long séjour que n’avons fait par cy devant, et que notre cher et féal le sr de Gié, mareschal de France, qui est continuellement avec nous a l’encontre de notre personne occupé a nos plus grands affaires, n’a aucune maison ne demourance en ladite ville, ainsi que beaucoup des sires de notre sang y ont, pour ce que c’est la ville capitale de notre royaume, a
cause de quoi ii nous ait requis que nostre plaisir fust pour sa demeure lui bailler une de nos maisons de ladite ville : scavoir faisons que nous , voulans notredit cousin toujours de meulx en meulx favorablement traiter en reconnoissance des grands services qu’il nous a faits et fait chacun jour, et pour autres considérations a ce nous mouvans, avons baillé et octroie, baillons et octroions par ces présentes notre maison des Tournelles en notredite ville de Paris pour y faire son logis et demourance, et pour en jouir et user, ensemble de tous les fruits, proufits et revenus d’icelle, comme de la sienne propre, et semblablement des gages accoutumez et appartenants a l’office de concierge de ladite maison, sa vie durant seulement. Et lui avons donné et donnons pouvoir et faculté de pourvoir et commettre sous lui a la garde, gouvernement et entretenement d’icelle un concierge tel qu’il avisera estre a faire pour le bien et utilité de ladite maison. Si donnons en mandement, par ces mesmes présentes, a nos amez et féaux les trésoriers de France, que de nos presens bail et octroi ils fassent, souffrent et laissent jouir notredit cousin, sa vie durant, et lui fassent paier et bailler doresnavant par chacun an lesdits gages de concierge par celui ou ceux qui a ou ont accoutumé les paier : et par rapportant lesdites présentes, ou vidimus d’icelles fait souhs scel royal, et quittance de notredit cousin sur ce souffisante, nous voulons lesdits gaiges, ou ce qui paié ou baillé lui en aura esté, estre alloué es comptes et rabatus de la recepte de celui ou ceux qui paié les aura, par nos amez et féaux gens de nos comptes, ausquels nous mandons ainsi le faire sans aucune difficulté. En tesmoing de ce , nous avons fait mettre notre scel a cesdites présentes.
Donné a Melun, le 6' jour de septembre, l’an de grâce i5oo, et de notre régné le troisiesme.
Et sur le repli ; Par le Roy : Cotereaus.
Archives de Guéméné.
17 septembre 1 5 oo.