MENTION D’UN PROCES
( Extrait d’un registre manuscrit de procureur, dont les débris sont insérés au fonds Gaignières , Bibliothèque nationale, fonds français, ms. 20600, fol. 3i.)
Memoyre que, le dymenche, xe jour de janvier, l’an mil et vo, je fuz a Mathefelon, en allant au Vergier, devers monseigneur le marescbal, qui y estoit, adjourné par un sergent du Roy, nommé Maillart, par devant messieurs des requ estes du palays a Paris, au vme jour du moys de février, apres enssuivant et prouchain venant, et ce a la requeste de messire Gilles de Belleville, pour respondre a ce qu’il me vouldra demander, en action personnelle et possessoire et par vertu de ses lettres de committimus etc. (sic).
Blois, 26 avril (i5oi).
NOTIFICATION DU DON FAIT AU MARECHAL DE GIE DES LODS ET VENTES DE LA SEIGNEURIE DE FRONTENAY.
(Copie moderne à la Bibliothèque nationale, fonds français, ms. 2234i, fol. 84.)
De par le Roy.
Noz amez et feaulx, nous avons donné et octroyé a nostre très cher et amé cousin le sire de Gyé, mareschal de France, les ventes, honneurs et tous et chacuns les autres droiz et devoirs seigneuriaulx qui nos povoient compecter et appartenir et qui nous estoient advenuz et escheuz pour raison de la vente de Frontenav la Batu, que icelluy nostre cousin a puis nagueres acquis et achapté comme plus a plain avez peu veoir par les lettres patentes que sur ce luv en avons octroyées et faict expedier. Toutesvoyes, au moyen de l’ordonnance par nous faicte de non verifïier ne expedier telz dons que pour la moictié, vous avez fait et faictes difficulté de luy entièrement expedier sesdites lettres de don. Par quoy et que nous ne vouldrions icelluy nostre cousin estre comprins ne en-
tendu en ladite ordonnance, mais le faire entièrement joyr et user dudit don, pour ces causes et en faveur et considération des grands et vertueux services qu’il nous a faiz et fait journellement a la conduicte de nos plus grans etprincipaulx affaires et de nostre royaume, voulons, vous mandons et expressément enjoignons que icelluy don, ainsi par nous fait que dit est a nostredit cousin, vous vérifiiez et entérinez entièrement, sans y faire aucune difficulté ne restrinction ne vous arrester a ladite ordonnance, a laquelle, pour ceste fois et quant a icelluy nostre cousin , nous avons desrogué et desroguons par ces présentes. Et pour ce n’y vueillez faire faulte, car nous avons bien pensé en la matière et voulions et entendons que expédition s’en face.
Donné a Bloys, le xxvi” jour d’avril.
Ainsi signé : Loys, et 'plus bas : Robertet, avec paraphe. El au dos pour superscription est escript : A nos amez et feaulx les gens de nos comptes.
Chavano, septembre i5oi.