‹ Procès complet de M. de Pradt, ancien archevêque de Malines, auteur de l'ouvrage intitulé: De l'affaire de la loi des élections (volume 2)Chapitre 16 sur 17 · SS · texte numérisé non relu

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élaiieiiLt plus modestes. De plus, la France était encore étoRrdie d'une chute dont elle sentait plus la douleur qu'elle n'en pénétrait la cause ; ses conquêtes arrosées du sang de trois millions de ses enfans venaient de lui échapper j naguère reioe.de l'Europe^ elle subissait ses lois; ces objets étaient présens , ces souvenirs cuisans ; plût au ciel qu'ils eussent toujours été. tenus en, compte daps ce qui a été fait; la survenance d'une demande de trois a quatre cent millions fprçftit. lav^mesurç du possible dans ce temps; un loifg ^jçuroement devait en être la suite* Maïs ai tq^ie voix moins exigeante s'était élevée^ et av.ait dit ; L'honneur de la nation exige que les rsj^rds 4^ monarque ne soient paa a£9igés par la jrenç^ntra.d^ malheurs dont le. principe se .x;f(|^Qr(fi>à,tti)^ tribut de fidélité^ à< un hommage dB dévpàmçi|t vpour lui. Que des bornes eussent ^.fM^ffmi!^^ qiie les postes activement occupés .dans d'autres servieey eussent été comptés^ ain^ qfie les retcHirs de fortune déjà assurés^ ■H'Afi^ à pvésttmer qu'un assentiment général ^ sopcAîPAUé ime firoposîtion qui semblait réu* j|ir raocMiiplîsswient des devoirs à l'obaiervation 4es <;oiiycp^DOf». BIsis qu'il y a Idin de là à ce qi)e l'en demande aujourd'hui ! dans ce tempsci ^vjes «aMes sont des siècles ^ depuis 181 4 bu

question de rindemnité a changé complètement de face. L'ëmigration de i8i4 n'est plus ceUe de iSaS ^ elle a marché à pas de géant. ' Alors on pouvait être touché par le spectacle du malheur ; aujourd'hui on Pest pat utt autre ordre de choses qui lui est tout contraire; alors, il était question de secours pour i'infortude , aujourd'hui "pour la plupart^ il s'agit de diamahs ou de palais; et quelle nation peut se croire tenue cfe fournir des iSiamans et des palais? quelle proportion ^eut-où établir entre ces deux mots r indemnité el miitions^ millions pour celùi-cî, niiltions pourcelui-îà ; cerltaines de mille francs piour d^autfes : xjuel sentî- Tnent peut exciter dans* le corp^ dé la taatïoôr , là lecturohabrtuèHedtî tîes phrases;^©» tfft 'ijfueles niâtsons, les familles N. N , auront' tàni dé mtMiùns^^ ^et tjue vingt ou trente d^entnp elles absorberont te quart ^ le cinquième^ le- tiers du- milliard, 'th îiation qui paie , peut-ellei être Men touchée de^icte «annoncée, et se-sentii* soulagée- dû ^Sa^réîhéM <jue tout impôt porté avec lui, par le plaisir de penser atout celui que la pers|)^dtivé'<lt 4a i^liié deces millions {irocurèroçit A c^è hisupieàk^ de itài^ demnité. L'éiiiigration &it de <îlrt: €^p(é)fîr» et àé^ projets le sujet habituel de^eBtt«Ciëds;<3hi^[féiit eroire que Pat^mt-des fladitttfrb«âtîëïi»ràÎ8(Mi'^itt^ «verse de celui âe$ if&terlôctttki^ft^^t «enf 9 ^ l^dËr^idi

sur lés impressions subsistantes etravivéesen 1 8 1 4? detoutepart on s'est casé. Ce qui peut encore rester de malheurs réels provoque une amélioration à son sort ; mais il y a loin de là à une indemnité d'un milliard , charge publique , à titre général de droit. Lie temps arrive, où il appartiendra de discuter ce droit à ceux qui, parmi nous, sont investis du pouvoir de &ire la loi. Jamais leur position ne fot plus grande, ni mieux faite pour parler à leur cceur : c'est dans cette occasion que se développeront, à côté de leurs talens, leurs sentimens pa-* trio tiques, leur noble courage, le courage civil, plus rare et plus précieux que le courage militaire, ce cfourage dont la nature a été si prodigue envers les Français , et auquel il est de leur honneur d'égaler leur courage civil. Celui-ci s'alimente du feu sacré de l'amour de la patrie, que Bossuet tïit avoir fait le fond du cœur des Romains. Fermé èans rudesse., hardi sans provocation , inflexible «ans dureté, itiébraulable sans immobilité, serviteur sans servilité, respectueux sanfe flatterie, le iBourage civil est aussi nécessaire au citoyen , que le courage militaire l'est au guerrier ; le cardinal de Ret« élève le courage du président Mole jusqu'à }a hauteur où celui du grand Ckmdé semblait nveâr* placé les bojnes de l'intrépidité humaine. . ÏMit d^mtte«'<)tti9i'<mt jiamaisTeeu^ devant

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