‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 120 sur 182 · Voir la note · texte numérisé non relu

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34. Le 14 juillet 1430. Cette date a été restituée par Quicherat suivant le ms. d'Orléans, publié par Buchon. On voit qu'elle manque dans toutes les expéditions du procès.

35. Vincent Le Fourbeur, de Meaux, clerc, bachelier en décret, notaire de l'Uni-

versité (Denifle et Châtelain, Chartularium Utiivers. Paris., IV, p. 555). On le trouve encore dans cette fonction en 1433.

36. Michel Hébert, maître es arts, notaire de l'Université. On le trouve dans cette charge dès 1422. Guillaume Nicolay est dit nouveau scribe de l'Université, en 1449, élu à la place du vieil Hébert, mort le 6 août à l'Hôtel-Dieu, « de grande pauvreté et maladie » (Denifle et Châtelain, Charliilarimn Univers. Paris., IV, p. 700, n.).

37. Le bâtard de Wandomme, que l'on rencontre dans l'armée de Jean de Luxembourg qui allait mettre le siège devant Beaumont-en-Argonne, le 8 avril 1428 (Bibl. nat., fr. 4484). Le 24 mai 1430, au lendemain de la prise de Jeanne, il recevait du trésorier des guerres de Bourgogne 277 1. t. pour ses gages. Il est qualifié d'écuyer et avait sous lui 6 hommes d'armes et 62 hommes de trait (Pierre Champion, Guillaume de FJavy, p. 169).

Sept ans avant la prise de Jeanne, le bâtard de Wandomme s'était distingué dans un tournoi, luttant à pied, avec une hache de bataille, contre un chevalier français; quelque temps après, dans une vraie bataille, il avait été grièvement blessé d'un éclat de lance et il était resté estropié d'un bras (Monstrelet, IV, p. 152,182; V, p. 456; Fenin, p. 200-204).

38. Honoré Bonet, cependant très informé des coutumes juridiques militaires, ne fait pas allusion à cette pratique. On sent bien dans ce refus la pensée de disqualifier Jeanne.

39. Le franc était une pièce d'or valant une livre de comptes, c'est-à-dire 20 s. La somme de 6.000 francs est assez considérable. Le chancelier de France, au temps de Louis XI, touchait 4.000 1. par an.

40. 200 ou 300 livres équivalent au traitement d'un bailli au temps de Charles VII.

41. Un passage de Jean Jouvenel des Ursins (Epitre aux Etats d'Orléans, 1440) jette un jour singulier sur ces rachats, et la question du prix des prisonniers : « Car il n'y avoir si pauvre archer pris qu'il ne fust à deux ou trois cents écus de rançon. Les gentils hommes à dis mil, huict, six, quatre mille écus, et y en a eu plusieurs prisonniers. Et quant est des Anglois,on en tiroit très peu de finance, et le plus souvent comme rien. » (Bibl. nat.,fr. 16259, p. 66.') Sur la valeur de l'écu, qui correspondà i 1. 2 s. 6 d., voir note 198. On voit qu'en période de famine et de guerre, à Beauvais, la charge de blé valait 12 écus {Ilnd., p. 66). — En 1434, le seigneur d'Off"émont, pris par surprise à Clermont, par La Hire, ne recouvra sa liberté qu'au prix de 14.000 saluts d'or (Delettre, Histoire du diocèse de Beauvais, 1843, t. III, P- 33)-

42. Nicolas et mieux Colard de Mailly, seigneur de Blangy-sur-Somme et de Conty, qui suivit le parti du duc de Bourgogne. Capitaine de Saint-Riquier, que venait de rendre le seigneur d'Off'émont (1421), il reçut du roi anglais, en 1423, sur la recommandation du duc de Bedford, la seigneurie de Rambures saisie sur les d'Harcourt ; puis, après le siège de Guise (1424), il reçut de même les terres de Jean de Coucy. Au mois de janvier 1426, Colard de Mailly fut créé bailli de Vermandois. Cette année-là, il prend part au siège de Mortagne dans la retenue du comte de Salisbury (1427), puis à la campagne d'Argonne (1428). Le 10 juil-

let 1428, il écrivait aux ^habitants do Reims pour k-s retenir dans l'obéissance des Bourguignons. Colard ne passa jamais, comme on l'a dit, dans l'obéissance du roi de France. Il se retira à Chauny, dans la forteresse de Charles d'Orléans, d'où, en 143 1, les habitants le chassèrent. On le retrouve, comme ambassadeur du roi d'Angleterre, au congrès d'Arras ; en 1441, on le rencontre parmi les gens de Jean de Lu.xembourg, au siège de Pontoise. Il mourut vers 1457 (Abbé Ambroise Ledru, Histoire delà maison de Mailly, Paris, 1893, t. I, p. 276-283).

43. Jean de Pressy, en Artois, chevalier. On trouve un Jean de Prcssy, trésorier des guerres du roi en 1410, parmi ceux qui, en 1419, assistent le duc de Bourgogne dans son conseil à Arras « sur le fait du traité d'Angleterre ». (Cf. l'abbé A. Ledru, Histoire de la maison de Mailly, II, Preuves, p. 150-163.) En 1425, il est dit conseiller du grand conseil du roi et rendait son compte pour le voyage qu'il avait fait en Champagne pour lever l'aide et la convertir au payement des gens d'armes employés au siège de Moyuier (Stevenson, Letlers and papers, vol. II, part I, p. 56-62). Dans cette missibn, il a pu rencontrer l'évêque P. Cauchon qui }• fut employé. Jean de Pressy est mentionné parmi les seigneurs de l'entourage du petit Henri VI, lors du séjour qu'il fit au château de Rouen, du 29 juillet 1430 au 20 novembre 143 1, et il figure parmi les membres du grand conseil (P. Le Cacheux, Actes delà Chancellerie de Henri VI, II, p. 218 n.). Il accompagna le jeune prince à Paris (Monstrelet, V, p. 2). — Un Jacques de Pressy était en ce temps-là chanoine de la cathédrale de Beauvais (Reg. des délibérations du chapitre).

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