‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 126 sur 182 · Guillaume l'Ermite, personnage inconnu · texte numérisé non relu

Guillaume l'Ermite, personnage inconnu

On trouve un personnage de ce nom curé de La Haye, au diocèse de Coutances, en 1420 (ap. Rymer, Foedera, t. IV, p. m, p. 167).

117. Guillaume Desjardins ou Desgardins, de Gardinis ou Jardinis, docteur en médecine, né vers 1370, àCaudebecen Caux. 11 apparaît, en 1403, comme prêtre

du diocèse de Rouen, maître es arts, étudiant en médecine. En 1408, il fut classé le premier à la licence de médecine et, dès le mois suivant, ilest au nombre des maîtres régents de cette Faculté. De novembre 14 12 à novembre 141 3, Guillaume Desjardins n'enseigna pas à Paris ; mais il reprit ses cours à la rentrée de 1 4 1 4 . Le 6 décembre 1 4 1 8, la Faculté de médecine le considérait toujours comme régent, parce qu'il était enfermé dans la ville de Rouen, alors assiégée, et qu'il ne lui était pas possible de se rendre à son poste. G. Desjardins ne devait pas rentrer à Paris (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 22; Chartidariitni Univ. Paris., IV, p. 355, 522). Personat de Mireville en 1415, pourvu par lettres de Henri V de la cure de Saint-Laurent de Bacquepuits, au diocèse d'Evreux, qu'il permuta avec la cure de Saint-Pierre de Neufmarché ; il s'était sûrement rallié, dès ce temps- là, au parti anglais, puisqu'il fut nommé, coup sur coup, eu 142 1, à deux canonicats, l'un à Bayeux, l'autre à l'église de Rouen où son frère, Robert Desjardins, docteur en théologie, était également chanoine. Guillaume Desjardins dut mourir dans les premiers jours d'août 1438 (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 67-69).

C'était un homme riche ayant à Sahurs un fief assez important, possédant de beaux livres (un Bréviaire à l'usage de Rouen provenant de sa succession fut acheté 30 saluts d'or. Arcli. de la Seine-Inférieure, G. 40). Guillaume Desjardins exerçait la médecine à Rouen et peut passer pour un homme libéral : il protégea à Paris les écoliers de sa nation, contribuant à l'acquisition de la maison où ils devaient tenir leurs écoles; il fut à Rouen un des bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieude la Madeleine.

On sait qu'il visita Jeanne dans sa prison, sur les ordres du comte de Warwick, alors que les Anglais redoutaient sa mort naturelle. Guillaume Desjardins l'ausculta au côté gauche et lui trouva de la fièvre ; avec son collègue et confrère, Guillaume de La Chambre, il prescrivit une saignée. Sa détermination s'abrita derrière celle de l'abbé de Fécamp, Gilles de Duremort.

118. Robert Morellet, Morekti, Morelli, maître es arts ù Paris. Dans une supplique de l'an 1442, il est qualifié de chanoine et de chancelier de l'église de Rouen (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 23). On voit qu'un arrêt du conseil du roi Henri VI décide que l'archevêque pourra faire procéder contre lui par-devers son officiai : il est dit alors fermier de la prébende deSaint- Éloi, et, au grand scandale des paroissiens, il avait jeté à terre une tablette sur laquelle les trésoriers de la paroisse exposaient en vente des chandelles de cire (Arch. delà Seine-Inférieure, G. 1227). Ou trouve encore que le 14 novembre 1441, on lui fit un procès en maiière de foi pour avoir blasphémé le nom de Dieu. Mais on voit que le 2 novembre, Jean Le Maistre, le vicaire général de l'inquisiteur, intervint pour qu'il fût rétabli dans sa bonne renommée (Ibid., G. 2130). Le 31 octobre 1442, la formule d'excommunication qui l'atteint est affichée à la porte de la cathédrale « avec une épitaphe de grosse écriture » (Ibid.). — Un Robert Morelet, prêtre, est dit patron de l'église de Canouville (Ibid., G. 1654).

Le 16 mai 1425, Henri V mande à ses gens des comptes de payer à Colette, veuve de Jean Morellet, son fils, ce qui restait dû des gages de Jean Morellet, son premier avocat en Normandie, mort le 24 janv. 1422 (Bibl. nat., fr. 26048, p. 418).

1 19. Jkan Le Roy. Reais, maître es arts à Paris en 1403, étudiant de quatrième

année à la Faculté du Décret en 1416, prêtre du diocèse de M eaux (DeniHe et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'An, p. 23).

Un compte de a Johannes Régis », prêtre, chanoine de l'église de Rouen, dit maître des testaments, est rendu en 1433-1434 (Arcli. de la Seine-Inférieure, G. 282), en 1434-1455 (G. 283). — Un Jean Le Roy, chanoine, promoteur de Rouen, curé de Londinières puis de Bourdainville, 1429-1430, est dit promoteur pendant la vacance du siège, le 13 décembre 1429; il décéda le 25 janvier 1460 (Iiiveniairc des Archives dèparlcnicnlah's de la Seine-Inférieure, série G, t. II, p. vui).

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