Ce mot dans la minute française
300. Thom.\s Fiesvet ou FiEVÉ, dit de Penenche, clerc du diocèse de Cambrai, maître es arts et bachelier en décret en 1403, docteur en décret en 1426, maître régent cette même année, recteur de l'Lîniversité le 24 mars 1427, officiai de Notre-Dame de Paris en 1429. Il n'assista qu'un seul jour au procès (12 mars) ayant été désigné, avec Guillaume Evrard et d'autres, pour représenter l'Université au concile de Bâle où il arriva entre le 9 et le 21 avril 143 1. Thomas y demeurait encore en 1435 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 26; Denifle et Châtelain, Chartulariiim Univ. Paris., IV, p. 6<^, 451, 465, 744 ; Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 38).
301. P.\SQ.uiER DE Vaux, Pasqiierius de Vallibus, originaire des environs d'Evreux, fut reçu à un canonicat à Notre-Dame par lettres du roi d'Angleterre, le 3 février 1426 (Arch. nat., LL. 241) ; il sera plus tard (7 décembre 1435) procureur du chapitre de Notre-Dame pour ses terres de Tourny près de Rouen (Ibid.). Licencié en décret en 1426, sous Guillaume de Conti, un autre des juges dt la Pucelle, puis docteur en même temps que Thomas Fiesvet, puis maître régen de cette Faculté dès 1427, en 1433 Pasquier de Vaux ira à Caen protester contre la création de cette Université. Reçu en 1435 à un canonicat à Rouen, secrétaire et chapelain de Bedford, il fut chargé par Henri VI de se rendre à Rome afin d'obtenir la promotion de Louis de Luxembourg à l'archevêché. Pasquier le représenta, lors de sa réception à Rouen, cérémonie d'un caractère plus politique que
religieux, où l'on trouve présents Pierre Cauchon, les abbés de Fécamp et du Mont Saint-Michel, autres juges de la Pucelle (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 2128). Le 23 septembre 1435, Pasquier de Vaux fut appelé à l'évêché de Meaux (comme vicaire général de L. de Luxembourg on le voit réformer l'Hôtel- Dieu de Rouen et enjoindre aux religieux d'avoir à s'abstenir de jouer de la cithare et d'user de dés. Arch. de la Seine-Inférieure, G. 1296); puis, en 1439, on retrouve Pasquier à l'évêché d'Evreux où il fut translaté par Eugène IV, les Français venant de s'emparer de Meaux. Quand les Français entrèrent à Evreux, il se fit donner l'évêché de Lisieux, vacant par la mort de Pierre Cauchon (1443). Il était en effet si déterminé partisan des Anglais qu'après la prise d'Evreux par Robert Floques, en 1441, il ne voulut pas reconnaître Charles VII pour seigneur et maître. Eugène IV, qui lui avait déjà rendu service, le fit passer à Lisieux, la métropole anglaise par excellence, avec Coutances. Mais Charles perdit alors patience et mit la main sur tous ses biens (Gallia Christiana, t, XI, col. 603, 794). A Lisieux, on voit Pasquier de Vaux prendre le titre de conseiller du roi anglais et de président de la Chambre de ses Comptes. Le 20 juillet 1443, le Parlement de Paris faisait mettre ses biens en vente. Le 26 juillet 1443, il assista au sacre de Raoul Roussel à Rouen. Pasquier de Vaux mourut le 11 juillet 1447, au moment même où Charles VII faisait son entrée dans la ville de Lisieux. Il fut enterré dans la cathédrale, prope aquilam chori (Gallia Christiania, t. XI, col. 794). (Cf. Ch. de Beaurepaire, A'o/t'5, p. 92-93 ; Inventaire des archives départementales de la Seine-Inférieure, série G, t. I, p. 39 ; Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 27; Denifle et Châtelain, Chart . Univ. Paris., t. IV, passim.) Cet homme considérable et riche, très attaché au gouvernement anglais (il était vicaire général in spiritualihus et in temporalihus du cardinal Louis de Luxembourg dont il fut un des exécuteurs testamentaires, conseiller du roi Henri VI et président de la Chambre des comptes de Normandie en 1447) résidait habituellement à Rouen, dans un hôtel près de la Monnaie. Il joua un rôle considérable en Normandie pendant la domination anglaise. Auditeur assez assidu au procès de condamnation, Pasquier de Vaux se déclara surtout associé de pensée à la délibération de l'Université de Paris. Il fonda un obit à Notre-Dame de Rouen (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 3574)-
302. Nicolas de Hubent, de Henbento ou Huhanto, secrétaire apostolique(Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 27). Qualifié de « scriptor et abreviator litterarum apostolicarum », il fut reçu par grâce de l'expectative apostolique à une prébende et à un canonicat vacant à Notre-Dame de Paris à la suite du décès de Jean Gerson, le 12 septembre 1429 (Arch. nat., LL. 241). Comme toutes les charges de Gerson furent distribuées à la curée à des anglo-bourguignons notoires, nous sommes fixés sur les sentiments de ce personnage. Le 3 juillet 1430, Nicolas de Hubent recevait en outre l'office de sous-chantrê et la prébende de défunt R. Liejart (Ihid.).
303. Frère Ysambard de La Pierre, dePetra, dominicain. Personnage tout àfait inconnu.
304. On retrouve un personnage de ce nom tabellion de Rouen (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 1626). — On voit un Oger signer bien souvent, comme
notaire de la chancellerie, des lettres de Henri VI. Cf. P. Le Cacheux, Actes de la Chancellerie de Henri VI, 1907, 2 vol. iu-8.
305. Comme on l'a déjà fait remarquer, cette question a surtout un sens si l'on considère que saint Denis est le patron des rois de France, et que les Anglais l'ont mis dans leur parti en s'emparant de l'abbaye et de l'oriflamme, depuis 1419. (Cf. Siméon Luce, Jeanne d'Arc à Donireniy, p. xcii.) Entendez dans ce même esprit les questions relatives à Dieu, et s'il aime les Anglais. Cf. également note 188.
306. Ces sortes de procès, au sujet des promesses de mariage, se rencontrent assez fréquemment dans les registres des officialités de ce temps.