La rédaction définitive a mis ici le présent
349. Question dont il faut s'émerveiller quand on pense qu'elle est posée par des clercs habitués à rencontrer des invocations au Christ et à la croix sous les formes les plus diverses dans les actes rédigés alors.
350. Bien des personnes en usaient pieusement ainsi dans les formules de lettres.
351. Jean sans Peur, fils aîné de Philippe et de Marguerite de Flandre, époux de Marguerite de Bavière, assassiné à Montereau, le 10 septembre 1419, parles gens du dauphin. On sait que ce prince, ambitieux et implacable, hypocrite et mauvais Français, avait fait assassiner Louis d'Orléans en 1407.
352. « Entre ces deux princes » suivant la rédaction définitive.
353. Les inquisiteurs ne reconnaissaient pas d'autre supérieur que le pape. Les plus anciens textes semblent exclure tout appel en matière d'hérésie. Si l'appel était fondé, le juge corrigeait son erreur et ramenait le procès en arrière pour le régulariser ; ainsi il rendait nul l'appel. Quand l'inquisiteur voyait que l'appel n'était invoqué que pour traîner les choses en longueur, il délivrait à l'appelant des lettres dites apostoli refutatorii et déclarait poursuivre le procès. En somme l'appel ne suspendait le cours du procès que si l'inquisiteur le trouvait fondé ; dans ce cas il donnait à l'appelant des lettres nommées apostoli reverentiales, déclarait en référer à l'appel par révérence pour le Saint-Siège, devant qui il assignait l'appelant. « Pratiquement l'appel n'interrompait presque jamais le procès et, comme
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les procédures en cour de Rome étaient longues, le procès était jugé, quant au fond, avant qu'il eût été statué sur l'appel » (Jean Marx, LInquisilion en Dauphiuè, p. 143, qui résume les théories du Directoriiun Ac N. Eymeric).
354. « Quelques guirlandes ou chapeaux » dit la rédaction détinitive.
355. C'est-à-dire à la suite des fées, et cheminant en leur compagnie.
356. Enguerrand de Champrond, de Cavipo RotimJo, officiai de Coutances. Il est dit, en 1426, licencié en l'un et autre droit, en litige avec Raoul Palouin, confesseur et médecin de la duchesse de Bedford, au sujet d'une certaine prébende ; cité comme défunt, le 3 mars 1435 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 27; Chartulariuiii Universit. Paris., IV, p. 138, 523 ; Ch.de Beaurepaire, A''p/«5,
357. Sobriquet donné aux gens qui avaient fait, en ce temps-là, le si fréquent pèlerinage de Rome, ou à leurs descendants.
358. Le secrétaire du roi fleuri VI dont on voit si souvent la signature dans les documents anglais avait pour prénom John, Jehan. Un J. Milet est secrétaire deBedfcrd en 1423 (Stevenson, Letters and papers, vol. II, part I, p. 6, 27).
359. William Brolbster. Cité plus loin comme prêtre à la date du 27 mars.
360. Pierre Orient, du diocèse de Châlons. Ce personnage n'est pas mentionné dans les documents universitaires parisiens.
361 . C'est-à-dire suivant les formes habituelles de la procédure inquisitoriale. La marche du Procès ordinaire est compendieusement exposée par Nicolas Eymeric, dans la 3e partie du Direcioriuni inqiiisitorum, p. 417 et suiv.
362. Jean Tiphaine, reçu le second sur douze candidats à la licence en médecine, le 27 février 1418, prit part à l'enseignement de la Faculté dès le mois de novembre. Chapelain de Saint-Aignan au château de Caen, chanoine de la Sainte- Chapelle à Paris, il fut reçu à uncanonicatàla cathédrale de Rouen, en 1432. Jean Tiphaine ne résida jamais dans cette ville, mais à Paris où il remplissait les commissions de ses confrères. Sa mort fut annoncée au chapitre au mois de février 1469 (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 40-43; Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 27).
Jean Tiphaine déposa à Paris pour la réhabilitation et nia avoir formulé la sentence que nous possédons cependant. Il avait soigné Jeanne dans sa prison et sa mémoire était par ailleurs fidèle. Car il a décrit avec exactitude la prison de Jeanne dans la tour du château de Rouen et rapporté des mots de la Pucelle.
363. Denifle et Châtelain ont identifié ce personnage avec Frère Guillaume DuvAL ou Vallée, de Valle, Dominicain, bachelier en 1436, licencié à Paris en théologie en 1442, maître en 1444. Il n'assista que cette seule fois au procès, en compagnie d'Ysambard de La Pierre (Denifle et Châtelain, Chartularium Univ. Paris., IV, p. 520, 592, 624). Mais on trouve un Johannes de Valle, du couvent des Dominicains de Bourges, qui professa la théologie à Paris en 142 1 (Denifle et Châtelain, Chartularium Univ. Paris., IV, p. 393).