‹ Procès de condamnation de Jeanne d'ArcChapitre 156 sur 182 · Cette lettre dut être écrite au mois de juillet · texte numérisé non relu

Cette lettre dut être écrite au mois de juillet

414. Cet incident n'a pas été consigné dans la rédaction définitive.

415. Ces médailles de plomb étaient des souvenirs de pèlerinage. Suivant une coutume païenne, on les jetait souvent dans les fleuves, lorsqu'on les passait. M. Forgeais a publié celles qu'il a recueillies dans la Seine, lors des travaux de reconstruction du Petit Pont. Le musée de Cluriy, celui de Rouen en conservent d'importantes séries.

Il y a lieu de remarquer qu'un clerc parisien, répondant à l'apologie de la Pucelle par Gerson (1429), avait formulé des accusations analogues : « De plus, [si elle avait été guidée par le Saint-Esprit], elle ne souffrirait jamais que des enfants lui offrissent à genoux des cierges allumés : c'est ce qui est arrivé, dit-on, en plusieurs villes notables de l'obédience de nos adversaires et elle acceptait ces cierges comme une sorte d'offrande. C'est là une espèce d'idolâtrie, et en cela elle paraît

avoir usurpé l'honneur et les hommages qui ne sont dus qu'au Créateur... En outre, si toutes ces choses étaient passées sous silence, il en résulterait de graves incouvénients... d'autant qu'en beaucoup de contrées on a élevé déjà et l'on vénère des portraits ou des statues de cette Pucelle, tout comme si elle était déjà béatifiée... Nul ne doit être, en effet, vénéré comme saint durant sa vie, ni même après sa mort, à moins d'avoir été approuvé et canonisé par l'Église. » (Cf. Noèl Valois, Un nouveau témoignage sur Jeanne d'Arc, Paris, 1907, p. 12-13.)

416. On ne sait à quoi se rapporte cette partie du réquisitoire. Les registres de rOfficialité de Paris, dont l'extrait fut communiqué aux juges de Rouen, font aujourd'hui défaut pouf cette période.

417. "Vallet de 'Viriville a déjà fait remarquer que cette opinion n'était pas particulière au clergé de France soumis à la domination anglaise. Beaucoup de religieux étaient choqués de son luxe, de son costume et irrités de l'esprit d'indépendance que Jeanne montra toujours. Il est remarquable de voir que le prélat le plus patriote de ce temps, Jean Jouvénel des Ursins, qui succédera à Beauvais à P. Cauchon, n'a nommé Jeanne qu'une seule fois, et bien incidemment, à propos de Jean d'Alençon (Bibl. nat., fr. 16259, P- I593)-

418. « D'azur à une espée d'argent, la garde et poignée d'or, surmontée d'une couronne et accostée de deux fleurs de lis de mesme. » Paillot, La vraye et parfaite science des armoiries, p. 312.

419. Le clerc parisien qui répondait à Gerson, en 1429, a rapporté ainsi cette accusation qui ne doit pas avoir de fondement : « De plus, à ce que l'on rapporte, elle semble user de sortilèges. Ainsi, par exemple, lorsque les enfants dont il a été parlé [ceux des villes de l'obédience du dauphin] lui offraient, avec la vénération que j'ai dite, les cierges en question, elle faisait tomber sur leur tête trois gouttes de cire ardente, en pronostiquant qu'à cause de la vertu d'un tel acte, ils ne pouvaient être que bons. Donc, idolâtrie dans le fait de l'offrande, et, dans le fait de laisser égoutter cette cire, sortilège compliqué d'hérésie... » Noël Valois, Un nouveau témoignage sur Jeanne d'Arc, 1907, p. 14. — Mais le clerc de Rome, du temps de Martin V, a protesté à l'avance contre l'accusation de sortilège portée par les « envieux » de la Pucelle. (Cf. Léopold Delisle, Un nouveau témoignage sur la mission de Jeanne d'Arc, 1885, p. 5.)

420. Sur cette épidémie de voyants et de faux prophètes, voir surtout Gerson.

421. Truferia est le vieux mot populaire, latinisé, signifiant mensonge. De là nous avons tiré notre Tartufe.

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