Le mot huffes est en français dans le texte
424. Bons torchons est en français dans le texte. J'ai rendu ce vieux mot français par un équivalent en usage.
425. Guillaume Mouton, Guillelmus Mutonis, personnage inconnu, présent à l'interrogatoire supplémentaire du 31 mars. Nommé à côté de John Grey, en dehors des théologiens.
Un Guillaume Mouton est dit curé de Butot en 1432. Il figure comme témoin dans un procès en cour d'église où Pierre Carré, Jean Duchemin, Nicolas Taquel sont nommés (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 3520).
426. Cette traduction est empruntée à la lettre de Jeanne aux Anglais.
427 . L'abbé de Mortemer avait été identifié avec Guillaume Theroude, qui prit part au concile de Constance, remplit diverses missions pour Jean, duc de Bourgogne, et fut recommandé à Henri V par Philippe le Bon, en 1421, comme « bon preudomme, solempnel maistre en théologie ». On le trouve à Rouen, en 1423, oij il célébrait la messe à Saint-Cande-le-Vieux ; en 1424,11 allaita Vernon trouver Bedford de la part du cardinal de La Rochetaillée (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 107).
Selon Denifle et Châtelain il s'agit de Nicolas, moine de Rosières près de Salins, rfc Roseriis, autrement dit de Haumont(^//ow;o«/e), de Tordre des Cisterciens; bachelier en 1426, en même temps que Guillaume Evrard et Jean du Quesnay, il prépara sa licence avec Thomas de Courcelles et Jean Le Fèvre ; licencié en théologie le 51 décembre 1429, il appartenait à la promotion de Guillaume Evrard, de Jean du Quesnay, de Jean le Sauvage ; proclamé maître à Paris le 20 février 143 1, il professa dans cette ville avec tant d'autres juges de Jeanne (septembre 143 1- 1434). Un registre de Martin V nous apprend qu'il fut nommé abbé de Mortemer le 26 novembre 1428 (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 28 ; Chart. Univ. Paris., t. IV, passim).
Ce théologien s'abrita derrière l'opinion des maîtres de Paris ; puis il opina comme le dur Gilles de Duremort. Il assista à l'abjuration.
428. Chapelle du « manoir archiépiscopal » de Rouen, ou du « logis de l'archevesque », entre la rue Saint-Romain et la cathédrale. Cf. Livre des Fontaines, éd. Sanson, planche 59. — Sur le « palais et manoir » archiépiscopal de Rouen, sa justice et son pourpris situé près de Notre-Dame, on trouvera quelques détails curieux dans des mémoires de 1423 et de 1450 (Archives de la Seine-Inférieure, G. 860). La cour de l'Officialité en faisait partie et l'on y trouvait les prisons {Ibid., G. 861). Nous possédons un inventaire de son mobilier pour l'année 1508 (Ibid., G. 866).
429. Jean de la Haye, Johannes de Haya, prêtre bénéficiaire de l'église de Rouen.
430. Jean Barenton, prêtre bénéficiaire de l'église de Rouen, qui n'est pas autrement connu.