Matthieu, m, i ; Marc, i, 3 ; Luc, m, 4; Jean, i
525. Isaïe, XL, 3. Fox clamantis in deserto : parate viam Doniini.
526. L'anathème, suivant Durand de Maillane {Dictionnaire de Droit canonique, 1770, t. I, p. 164), désigne l'excommunié plus gravement.
527. Voir la définition des suspects d'hérésie dans le Directorium Inquisitorum de Nicolas Eymeric, p. 401. Il y a trois degrés de suspicion : légère, véhémente, très grande.
528. Guérould Boissel, G. Boissely, Géraud Boissel, docteur en décret, désigné par le chapitre de Rouen le 12 février 143 1 pour le représenter au concile de Bâle, avec Jean Beaupère, Thomas Fiesvet, Thomas de Courcelles (Arch. de la Seine- Inférieure, G. 2126).
Docteur régent de la Faculté de Droit dès 1425, élu doyen le 2 mars 1430. Au mois d'octobre 143 1, il est délégué par la Faculté de Décret pour porter le rôle à Rome, avec Henri Thiboust, Thomas de Courcelles, Pierre de Gouda. La dernière
mention que l'on rencontre de lui date de 1432 (Dcnitk et Châtelain, Chail. Univ. Paris., t. IV, passim; M. Fournier, La Faculté Je Décit'l, I, p. ^^'^ et suiv., 364 et suiv.).
En 1436, un Jean Boissel est dit clerc de la ville de Rouen (Bibl. nat., fr. 26061, p. 285).
529. Pierre de Dyerré, Petnis de Dierreyo, le vieux doven de la Faculttï, professeur en théologie. En 1403, il est dit chanoine préhendé de l'église de Troyes, maître es arts et en théologie, régent en théologie depuis dix ans. La dernière mention que l'on rencontre de lui date de septembre 1453. ^" mois de novembre, le 4, on célèbre un service pour son âme à Saint-Mathurin et l'évêque de Meaux officie en pontifical (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, passim).
530. Henri Thiboust, prêtre de Coutances, en 1403 maître es arts et en médecine, pénitencier de Coutances et de Bayeux, recteur de l'église de Saint-Pierre de Hambye au diocèse de Coutances.
Maître régent en médecine à Paris en 14 14, en même temps que Guillaume de La Chambre, et confrère de Guillaume Desjardins en 1418, en 1427, il était délégué de l'Université au concile de Constance; en 1428 il obtint de Martin V de pouvoir enseigner la médecine sa vie durant; vice-doyen en 1430, on le voit en 143 1 désigné comme ambassadeur pour porter le rôle à Rome (avec Guérould Boissel, Thomas de Courcelles et Pierre de Gouda). Il prend part en 1432 à la délibération qui décide d'envoyer des ambassadeurs au duc de Bourgogne ; il est nommé doyen le 6 novembre 1435. En 1438, ambassadeur au concile de Bourges, en 1439 il est dit pénitencier et chanoine de Paris. Henri Thiboust est mentionné pour la dernière fois parmi les régents de la Faculté de Médecine en 1449. II mourut dans sa maison de la rue du Fouarre, et son corps fut porté solennellement à Notre-Dame (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., IV, passim).
Un Jean Thiboust, écuver, et sa femme, Isabelle des Grès, sont restaurés dans la possession de leurs biens en Normandie par le roi d'Angleterre, en 14 19 (Bibl. nat., fr. 26042, p. 5357).
531. Jean Barrey ou Barret, du diocèse de Tulle, bachelier es arts en 1403, maître es arts et reçu le premier bachelier en décret en 141 5, licencié en 1416 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, passimV Est-ce le même.^
532. Geroifus de HoUe, Hole, maître es arts, reçu à la licence en décret sous Guérould Boissel, le 14 mars 1430 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, passim).
533. Richardus Abessor, maître es arts. Il étudiait dans la Faculté de Théologie comme « cursor » en 1430 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, p. 529).
534. Jean Vacheret, clerc marié du diocèse d'Autun, bedeau de la Faculté de Théologie, sous-bedeau en 1403, bedeau en 1418 (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, passim).
535. Boemondiis de Lutrea, donné ici comme bedeau de la Nation de France, exerça très longtemps les fonctions de bedeau de la Nation d'Angleterre (Denifle
Procès de Jeanne d'Arc. — II. 27
et Châtelain, Le Procès de Jeanne d' Arc, p. 15). Il demeurait à Paris rue du Clos- Bruneau {Chartularium Univ. Paris., IV, p. 299) et devait être alors bien vieux.
536. Jean Soquet, du diocèse de Rouen, professeur en théologie. En 1403, il est dit maître es arts, ayant enseigné huit ans rue du Fouarre et étudié dix ans de suite dans la Faculté de Théologie; licencié en théologie en 1422, il enseigna en même temps que Jean Beaupère, Pierre de Dyerré, Jean de Troyes, Erard Emengart, Martin Billorin, Pierre Miget, Denis de Sabreuvais, Nicolas Midi, Pierre de Houdenc, Jean Le Fèvre, Guillaume Adelie, tous les théologiens ennemis de la Pucelle. Jean Soquet est mentionné pour la dernière fois parmi les maîtres régents en 1434 (Denifle et Châtelain, Chartidarium Univ. Paris., t. IV, passim). On voit qu'il s'était rendu à Rouen, en 1433, P^'ès du chapitre, pour des affaires relatives au concile de Bâle (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 3613).
537. Jean Gravestain, dominicain, professeur en théologie. Il étudiait la Bible à Paris, en 1421, en même temps que Jean Le Fèvre ; licencié en 1426, maître en 1427, il était régent en la Faculté de Théologie au mois de septembre 1429 (confrère de Jean Beaupère, de Pierre de Dyerré, de Guillaume Adelie, de Jean de Troyes, d'Erard Emengart).
538. Simon de La Mare, Sinio de Mara, Normand, maître es arts et licencié en médecine le 21 février 1430, maître régent au mois de novembre 1430, confrère en cette faculté de Henri Thiboust, de Gilles Canivet. On voit qu'au mois de novembre 1435,1! se trouvait à Rouen et qu'il ne pouvait rentrera Paris à cause du péril des chemins. 11 demandait d'être suppléé (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, passim). — Le 16 oct. 1420, un Guillaume de La Mare avançait à la ville de Rouen 50 1. t. (Bibl. nat., fr. 26053, ^° I437)-
539. André Pelé, licencié en décret au mois de mars 1428. Elu par la Nation de France, au mois de juin 1437, pour porter le rôle au pape Eugène IV (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV).
540. Guillaume Estochart, et non pas Oscohart, maître es arts. En 1426, licencié en décret; recteur de l'Université, le 10 octobre 143 1 (Denifle et Châtelain, Chart. Utiiv. Paris., t. IV, p. 450, 526).
541. Jacohus Nutritoris, maître es arts, qui n'est pas autrement connu (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV, p. 526).
542. Jean Trophard, du diocèse de Bayeux, maître es arts et bachelier en décret en 1403 (Denifle et Châtelain, Chart . Univ. Paris., p. 104 et u. 50).
On trouve un autre Jean Trophard, également du diocèse de Bayeux, maître es arts en 1418, bachelier eu théologie, après 1452 à l'Université de Caen.
543. Martin de Berech et non Bereth, Hongrois, maître èsarts,cursoren]aFaculté de Théologie au mois d'octobre 1430, bachelier cette année-là, recteur de l'Université le 7 octobre 1432 (Bibl. nat., fr. 26056, n" 1936 ; fr. 26056, no 1926) lorsqu'elle délibère d'adresser une ambassade au duc de Bourgogne (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV). Au mois de janvier 1429 on l'avait vu combattre Paul Nicolas, Hongrois ou Sclavon, admis en la Nation d'Angleterre, qui attaqua l'auto-
NOTES 41 y
rite de cette Nation, disant « qu'il n'y avoit qu'un petit nombre de gens et qu'ils n'avoient opinion ne dévoient avoir audience comme les autres Nations ».
544. Jean Bourrillet [corrigez Guilhinmc p. 266J, dit François, prêtre originaire du diocèse d'Autun, maître es arts, licencié en décret, étudiant en théologie de 5« année en 1405. Il étudia à Paris en même temps que Pierre Cauchon. En 14 14 il est dit maître du collège de Fortet, député au concile de Pise. Agé de 70 ans en 1448, il résignait la trésorerie de l'église de Sens (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. IV).
545. Il s'agit de Guillaume BoNNEL(voirnote8i)et non pas de Jean Taisson, abbé de Cormeilles, qui avait prêté serment de fidélité à Henri V, le 16 février 1420, résidait à Rouen où l'on constate sa présence en 1423 à l'occasion de la vérification des reliques de Sainr-Cande-le-Vicux (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 129).
546. Thomas Auovret (Amoreti), dominicain, bachelier en théologie en 1455, licencié le 20 janvier 1444 fut proclamé maître le 22 mai (Denifle et Châtelain, Chartulariiim Univ. Paris., p. 573, 636). On voit qu'en 14381) prononçait à Rouen un sermon (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 40).
547. Bertrand du Chesne, de Qiicrcu, bénédictin de Cluny, licencié en décret en 1416, et doyen de Lihons, docteur en I426et maître régent l'année suivante. En 1429, il avait soutenu un procès devant le Parlement contre le collège de Cluny à Paris. Le pape Eugène IV le nomma abbé de Saint-Pierre d'Hanon, au diocèse d'Arras, en 1459 (DeaiAe et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 29; Cbarhilarium Univers. Paris., IV, p. 313,451,465, 474, 523).
548. Louis de Luxembourg, évêque de Thérouanne et chancelier de Henri VI, frère de Jean, le rude capitaine bourguignon qui livra la Pucelle à l'évêque de Beauvais.
Élu doyen de l'église de Beauvais (31 mai 1414, Reg. des délib. capitulaires), il résidait parfois avant 1430 à Rouen où il logeait à l'archevêché. Il avait épousé entièrement les intérêts des Anglais en France et répondu à l'appel que Bedford avait fait à la noblesse de Picardie. Ou le voit s'occuper à mettre en défense Paris quand Bedford se retira en Normandie. Il assista au sacre de Henri VI à Notre- Dame et fut l'exécuteur du testament d'Isabeau de Bavière.
Le 7 avril 1432 n. st., le roi Henri mandait à Jean Stanlawe, son trésorier général en Normandie, de faire payer à Louis de Luxembourg, son chancelier de France, i.ooo 1. t. « afin de luy aider à supporter les grans fraiz et despenses que à cause de nostre service lui a convenu et convient faire » (Bibl. nat., fr. 26055, n" 1780). Très en faveur auprès du gouvernement anglais (en 1422, il avait été chef de l'ambassade qui passa de France à Londres pour féliciter le petit Henri VI de son accession à la couronne), très bien vu du chapitre de Notre-Dame de Rouen qui, sur la nouvelle que l'évêque de Thérouanne avait été nommé par le pape à l'archevêché, décidait, le 13 janvier 1430, de faire des démarches auprès de lui afin qu'il acceptât cette nomination (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 2125).
Très lié avec Bedford, dont il sera l'exécuteur testamentaire, on voit qu'après la mort de la pieuse duchesse Anne, il lui mit entre les mains sa nièce Jacquette
de Saint-Paul, une jeune fille de dix-sept ans, que Bedford épousa, au grand scandale de Philippe le Bon : mariage qui ne contribua pas peu à éloigner le duc de Bourgogne de l'alliance anglaise. En 1436, lors de l'insurrection parisienne contre les Anglais, Louis de Luxembourg se réfugia dans la Bastille où l'assiégea Richemont. Il dut abandonner ses biens aux vainqueurs, et fut transporté à Rouen par la Seine. Le 15 janvier 1437, comme il se disposait à passer en Angleterre, le chapitre de Rouen fait dire une messe pour son heureux voyage et lui recommande les legs de Bedford aux églises de Rouen (Arch. delà Seine-Inférieure, G. 2128). Nommé à l'archevêché de Rouen, le 24 octobre 1436, puis fait cardinal par Eugène IV (1440), il reçut l'évêché d'Ely lorsqu'il passa définitivement en Angleterre, tout en conservant ses prérogatives sur l'archevêché de Rouen (Arch. de la Seine- Inférieure, G. 3590). Raoul Roussel, qui le remplaça, était d'ailleurs une de ses créatures. Louis de Luxembourg ne manqua pas d'ailleurs de se faire indemniser largement de ses pertes. Henri VI lui fit une pension de i.ooo marcs sur l'Échiquier et de i.ooo 1. sur des revenus en Normandie. L'église d'Ely lui valait 2.000 1. Il résidait rarement dans son église qu'il administrait par procureur. Il vivait splendidement dans ses manoirs, ayant grand train d'efi'ets et de chevaux. Appointé comme ambassadeur par Henri VI, au mois de décembre 1442, pour traiter de la paix avec le roi Charles VII, son adversaire, il mourut le 18 septembre 1443 dans son château, à Hatfield, et fut inhumé dans l'église d'Ely dont il avait l'administration depuis 1438 ; il eut pour exécuteur testamentaire, Pasquier de Vaux (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 2130). Son cœur fut envoyé à la cathédrale de Rouen et son corps, à la cathédrale d'Ely, fut enseveli dans un magnifique tombeau, voisin de l'autel des reliques. Le visage de l'évêque a été martelé à l'époque des Puritains (Voir J. Bentham, op. cit., pi. XIX).
Chargé de la défense de Paris, l'évêque de Thérouanne que le Journal d'un bourgeois de Paris (p. 345) assure avoir été un « homme plain de sang », fit emporter de Saint-Denis l'armure de la Pucelle, négocia sa vente aux Anglais, assista à son procè's, à son abjuration, à son supplice. Au témoignage d'André Marguerie il y aurait même pleuré : larmes singulières de la part de celui en qui Perceval de Cagny a dénoncé un des auteurs de la mort de Jeanne. (Cf. J. Bentham, The history and antiquities of the cathedra] church of Ely, 1771, p. 168, 173 ; Ch. de Beaurepaire, Notes sur les juges, p. 126-127).
549. Jean de Mailly, évêque de Noyon, l'un des principaux membres du conseil du roi et bourguignon très fanatique (cf. l'abbé Ambroise Ledru, Histoire de la maison de Mailly, Paris, 1893, t. I, p. 267 et s.).
Licencié en lois, conseiller au Parlement (141 1), maître des requêtes de l'hôtel (1418) et président de la Chambre des Comptes (1424), doyen de Saint-Germainl'Auxerrois à Paris, il fut appelé à l'évêché de Noyon par Martin V, le 20 juillet 1425. L'année suivante, avec Louis de Luxembourg, il est désigné pour apaiser le litige survenu à cause des hérétiques sortilèges entre l'évêque de Paris et Jean Gravèrent l'inquisiteur (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., IV, p. 453). Dès 1424, on le trouve à Rouen assistant à la session de l'Echiquier et il était appointé par le gouvernement anglais (Ch. de Beaurepaire, De V Administration de la Normandie sous la domination anglaise, p. 14). Il accompagna le jeune roi Henri VI à Paris, ainsi que P. Cauchon, et assista à Notre-Dame, comme pair ecclésiastique, à la cérémonie du sacre. Il souscrivit la sauvegarde accordée aux juges de Jeanne.
NOTF.S
Jean de Mailly n'était pas bien vieux lors du procès de réhabilitation (il naquit vers 1396); il allégua cependant n'avoir assisté qu'à une séance du procès, et déclara ne se souvenir de rien. Il avait cependant assisté à la scène de l'abjuration et au supplice de la Pucelle. En 1445 Jean de Mailly avait reçu processionnellement Charles VII dans sa ville de Noyon (en 1435 il avait fait partie de l'ambassade qui allait lui annoncer l'heureuse conclusion de la paix d'Arras), et il mourut le 14 février 1472, ayant légué à son église sa bible manuscrite sur vélin. Ce fut surtout un diplomate et un financier. — La collection Gaignières nous a conservé la pierre tombale où il est représenté (Bibl. nat., Cab. des Estampes, P< 3, fol. 20).
S 50. Dans le récit de l'ange et de la couronne, où il est certain que Jeanne varia et allégorisa, de vrais religieux auraient pu retenir que la cérémonie du sacre était elle-même un vrai mystère. Jouvenel des Ursins a parlé du « très noble, digne et presque miraculeux sacre du roy Charles faict à Reims ». Bibl. nat., fr. 16259, p. 327. « Prens l'espée et la prends sur l'autel et de la main de l'archevesque de Reims. » //'/(/., p. 512.
551. Cf. Les devins on commentaire des principales sortes de divinations... escrit en latin /)dr M. Gaspar Peucer, très docte philosophe, mathématicien et médecin de nostre temps, nouvellement tourné en françois... Anvers, 1584, in-4", p. 210 : «J'estime que ceste opinion a esté recueillie de la doctrine des Saincts Pcres touchant la différence entre les bons et mauvais Anges : dont les bons ont persévéré en vraye et déterminée obéissance envers Dieu, ont retenu les dons qui leur avoient esté communiquez en leur création... Les mauvais, à l'opposite, par un mespris orgueilleux et rebelle, ont violé l'obéissance qu'ils devoyent à leur créateur, se sont révoltez par leur propre volonté, sans v estre induits ni contrains : pourtant n'ont ils pas gardé leur origine, ains despouillez de leurs beaux dons et orneniens, condamnez par le juste jugement de Dieu, et précipitez du Ciel es supplices éternels, sont devenus ennemis de Dieu, en despit duquel ils ont commencé de faire tous leurs efforts d'anéantir sa gloire, suscitans en l'Eglise des doctrines fausses, blasphématoires et hérétiques, les ont augmentées et semées partout, et ont fait tous les maux qu'ils ont peu à la vraye Eglise, machinans la ruine de corps et d'ame de chascun fidèle en particulier : en général suscitant les tyrans pour deschirer les estats publics, saccager les gens de bien, esmouvoir des débats et des guerres et séditions. Les Saints Anges combatent incessamment ces mauvais et sont comme posez en sentinelle et rangez en bataille contre eux. »
552. Cf. Gaspar Peucer, Z,« devins ou commentaire des principales sortes de divinations... Anvers, 1584, p. 13, ch. 4 : « Mais estant ainsi que de tout temps, depuis le commencement du monde, Satan, singe de Dieu, a voulu contrefaire les œuvres de son maistre, et par illusions, quelquefois par vrais miracles, a confermé ses mensonges : il faut bien prendre garde à la différence qu'il y a entre les miracles de l'Eglise et du diable, contraires en deux choses, ascavoir l'impossibilité et la fin... » P. 188 : « A l'exemple de Dieu, ce malin esprit s'est choisi des prophètes, spécialement d'entre les femmes, pour ce que ce sexe est plus imbécille et de naturel plus simple, aisé à surprendre, qui ne peut descouvrir une trahison, ni résister aux sollicitations, ni celer un secret, et qui a beaucoup de moyens d'esmouvoiret de persuader les hommes. Par le moyen d'icelles il a semé des reli-
gionset des dévotions contraires à la vraye y conjoingnant quelque prédiction de l'advenir... Nous comprenons toutes ces personnes au roole des enthousiastes, auquel nous adjoustons tous les devins inspirez que Satan met en besogne, pour ne sembler inférieur à Dieu qui a parlé aux Pères par ses saincts Prophètes du nombre des Sibylles. »
583. Les Vies des Pères du désert, l'épopée chrétienne écrite en copte ou en grec, mises en latin par saint Jérôme, traduites en prose française par Blanche de Navarre, comtesse de Champagne, au début du xiii= siècle.