Voir p
632. « A tout hasard, au cas où elle révoquerait ses erreurs, certaine sentence avait été rédigée et préparée. Le jeudi, un sermon solennel lui fut adressé dans le cimetière de Saint-Ouen ; or, ce sermon fini, elle fut admonestée d'avoir à obéir à l'Eglise. Comme elle refusait d'obéir, on commença à lire sa sentence de condamnation. Mais avant la fin de cette lecture, elle demanda à parler, se soumit à l'Église et aux juges, suivant la forme de certaine cédule qu'on lui lut ; et, de sa bouche, elle révoqua ses erreurs, elle les abjura, comme il appert par cette cédule, signée de la main de la dite Jeanne. Et alors elle fut absoute, à cette condition qu'elle agissait de cœur contrit et de foi non feinte, et sous pénitence à elle enjointe. » (Minute.)