‹ Procès de condamnation de Jeanne d'Arc. Texte, traduction et notes [par] Pierre ChampionChapitre 127 sur 183 · GuiLL.\u.ME l'Ermite, personnage inconnu · texte numérisé non relu

GuiLL.\u.ME l'Ermite, personnage inconnu

On trouve un personnage de ce nom curé de La Haye, au diocèse de Coutances, en 1420 (ap. Rymer, Foedera, t. IV, p. m, p. 167).

117. Guillau.me Desjardins ou Desgardins, de Gardinis ou Jardinis, docteur en médecine, né vers 1370, à Caudebec en Caux. Il apparaît, en 1403, comme prêtre

du diocèse de Rouen, maître es arts, étudiant en médecine. En 1408, il fut classé le premieralalicep.ee de médecine et, dès le mois suivant, il est au nombre des maîtres régents de cette Faculté. De novembre 141 2 à novembre 141 3, Guillaume Desjardins n'enseigna pasàParis;maisilrepritses coursa la rentréede i4i4.Le6décembre 1418, la Faculté de médecine le considérait, toujours comme régent, parce qu'il était enfermé dans la ville de Rouen, alors assiégée, et qu'il ne lui était pas possible de se rendre à son poste. G. Desjardins ne devait pas rentrer à Paris (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 22; Chartuhrinm Univ. Paris., IV, p. 355, 522). Personal de Mireville en 141 5, pourvu par lettres de Henri V de la cure de Saint-Laurent de Bacquepuits, au diocèse d'Évreux, qu'il permuta avec la cure de Saint-Pierre de Neufmarché ; il s'était sûrement rallié, dès ce temps- là, au parti anglais, puisqu'il fut nommé, coup sur coup, en 142 1, à deux canonicats, l'un à Baveux, l'autre à l'église de Rouen où son frère, Robert Desjardins, docteur en théologie, était également chanoine. Guillaume Desjardins dut mourir dans les premiers jours d'août 1438 (Ch. de Beaurepaire, Notes, p. 67-69).

C'était un homme riche ayant à Sahurs un fief assez important, possédant de beaux livres (un Bréviaire à l'usage de Rouen provenant de sa succession fut acheté 30 saluts d'or. Arch. de la Seine-Inférieure, G. 40). Guillaume Desjardins exerçait la médecine à Rouen et peut passer pour un homme libéral : il protégea à Paris les écoliers de sa nation, contribuant à l'acquisition de la maison où ils devaient tenir leurs écoles; il fut,* Rouen un des bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieude la Madeleine.

On sait qu'il visita Jeanne dans sa prison, sur les ordres du comte de Warwick, alors que les Anglais redoutaient sa mort naturelle. Guillaume Desjardins l'ausculta au côté gauche et lui trouva de la fièvre ; avec son collègue et confrère, Guillaume de La Chambre, il prescrivit une saignée. Sa détermination s'abrita derrière celle de l'abbé de Fécamp, Gilles de Duremort.

118. Robert Morellet, Morekli, Morelli, maître es arts à Paris. Dans une supplique de l'an 1442, il est qualifié de chanoine et de chancelier de l'église de • Rouen (Denifle et Châtelain, Le Procès de Jeanne d'Arc, p. 23). On voit qu'un arrêt du conseil du roi Henri VI décide que l'archevêque pourra faire procéder contre lui par-devers son officiai : il est dit alors fermier de la prébende de Saint- Éloi, et, au grand scandale des paroissiens, il avait jeté à terre une tablette sur laquelle les trésoriers de la paroisse exposaient en vente des chandelles de cire (Arch. delà Seine-Inférieure, G. 1227). On trouve encore que le 1 4 novembre 1441, on lui fit un procès en madère de foi pour avoir blasphémé le nom de Dieu . Mais on voit que le 2 novembre, Jean Le Maistre, le vicaire général de l'inquisiteur, intervint pour qu'il fût rétabli dans sa bonne renommée (Ihid., G. 2130). Le 51 octobre 1442, la formule d'excommunication qui l'atteint est affichée à la porte de la cathédrale « avec une épitaphe de grosse écriture » (Ibid.). ■ — Un Robert Morelet, prêtre, esi dit patron de l'église de Canouville {Ibid., G. 1634).

Le 16 mai 1425, Henri V mande à ses gens des comptes de payer à Colette, veuve de Jean Morellet, son fils, ce qui restait dû des gages de Jean Morellet, son premieravocat en Normandie, mort le 24 janv. 1422 (Bibl. nat., fr. 26048, p. 418).

iig. Je.w Le Roy. Refais, maître es arts à Paris en 140J, étudiant de quatrième

année à la Faculté du Décret en 1416, prêtre du diocèse de Mcaux (Denifle et Châtelain, Le Proch lie Jeanne d'Arc, p. 23).

Un compte de « Johannes Régis », prêtre, chanoine de l'église de Rouen, dit maître des testaments, est rendu en 1435-1434 (Arch. de la Seine-Inférieure, G. 282), en 1434-143 5 (G. 283). — Un Jean Le Roy, chanoine, promoteur de Rouen, curé de Londiniéres puis de Bourdainville, 1429- 1430, est dit promoteur pendant la vacance du siège, le 13 décembre 1429; il décéda le 25 janvier 1460 (Inventaire des Archives départementales de la Seine-Inférieure, série G, t. II, p. viii).

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