‹ Procès de condamnation de Jeanne d'Arc. Texte, traduction et notes [par] Pierre ChampionChapitre 143 sur 183 · La rédaction définitive a modifié la minute · texte numérisé non relu

La rédaction définitive a modifié la minute

263. Catherine de La Rochelle, ■• femme de dévotion » comme la nomme une

quittance de la ville de Tours. Le 4 juillet 143 1, on sait qu'à la procession de saint Martin, Jean Gravèrent, l'inquisiteur, prononça à Paris un discours violent contre Jeanne. Il rappela aussi que frère Richard avait eu en son gouvernement quatre femmes, dont trois avaient déjà été prises, savoir la Pucelle, Pierrone la bretonne et sa compagrie, et Catherine de La Rochelle « laquelle dit que quant on sacre le precieulx corps de Nostre Seigneur, qu'elle veoit merveilles du hault secret de Nostre Seigneur Dieu » {Journal d'un bourgeois de Paris, éd. Tuetey, p. 271). On trouve que, le 10 septembre 1430, la ville de Tours fit payer 10 1. t. à l'augustin Jean Bourget qui avait été à Sens, au mois d'août, vers le roi et le conseil, porter des lettres pour se défendre contre des calomnies que cette Catherine avait répandues au sujet de la ville et de ses habitants : « lesquelles paroUes estoient que, en ceste ditte ville, avoient charpentiers qui charpentoient non pas pour logeys ; et, qui ne s'en donroit garde, laditte ville estoit en voie de prandre briefvement ung mauvais bout ; et que en icelle ville avoient gens qui le savoient bien » (Vallet de Viriville, Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, p. lxi et suiv. ; Quicherat, Procès, I, p. 473 n.).

On verra (article LVI d'accusation) que cette Catherine comparut à Paris devant l 'officiai et qu'elle déclara que Jeanne « sortirait de la prison par l'aide du Diable, s'il n'était bien gardée» (entre décembre 1450 et mai 143 1).

264. Montfaucon-en-Berry a pris le nom de Villequiers depuis 1666 (L. Jeny et P. Lanéry d'Arc, Jeanne d'Arc en Berrv. Paris, 1892, p. 73).

265. La Charité-sur-Loire qui fut vainement assiégée par Jeanne au mois de novembre 1429. La ville fut défendue par un aventureux capitaine bourguignon, Perrinet Gressart. Mais l'insuccès de la Pucelle fut attribué par Jean Jouftroy, évêque d'Arras, à la constance de Philippe le Bon : « Or, Philippe que ne sauraient effrayer les fantômes, Philippe, le premier, a arrêté les progrès de la Pucelle à la Charité-sur-Loire par la garnison mise dans cette place ; le premier, il l'a repousséc de Paris et seul il l'a prise » (Discours prononcé en 1459 ^" congrès de Mantoue devant Pie II),

266. Après le siège de Saint-Pierre-le-Moùtier (novembre 1429).

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