‹ Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite La Pucelle: Témoignages des chroniqueurs et historiens du xve siècle. Volume 4Chapitre 99 sur 139 · Même dépôt, n® 5968, Volume en papier · texte numérisé non relu

Même dépôt, n® 5968, Volume en papier

petit in-foK, demi-reliure moderne, dos en maroquin rouge au chiffre de Louis-Philippe; écriture cursive gothique du commencement du xvi® siècle; copie informe exécutée d*après Foriginal contenant septies viginti et octodecîni folia, qui est le manuscrit n® 2, décrit ci-dessus.

Commençait sur le premier feuillet sans Finvocation ; Baluze Fa ajoutée de sa main : In nomine Domini, amen. Incipit processus , etc.

Marqué anciennement au bas de la première page e mu-

sœo le reste raturé; signé à la fin Jac. Aug. Thuani;

en dernier lieu Cod. Colbert. 1316.

Décrit par M. de FAverdy.

6. Même dépôt, n® 5969, latin. — Volume en papier, petit in-fol. Demi-reliure moderne pareille à celle du n® 5968. Écriture gothique coulée de la fin du xv* siècle; copie exécutée sur Foriginal de cent onze feuillets, qui est celui de FAssemblée nationale.

Commence sur la première page : In nomine Domini, etc. , Protocole complet. L’ii initial de Unwersis présentes litteras, etc. , est une grande lettre ornée dans laquelle est exécuté un petit sujet en miniature. On a voulu représenter une scène du procès. Jeanne en costume de femme est debout devant un docteur assis dans une chaire.

A la fin de la transcription : Finis omnium rerutn optimus Labor improbus omnia vincit.

DU PROCÈS DE CONDAMNATION-

Marqué anciennement sur la première garde : Codex D. jintordi Faure ^ 66. Et depuis, Regius 9676.

Décrit par M. del’Averdy.

7. Même dépôts manuscrit de d'Urfé. — La description de ce manuscrit sera donnée avec celle des textes de la réhabilitation. QuTl suffise ici d’indiquer ce qu’il renferme sur la condamnation.

Du fol. marqué 1 jusqu’au bas du verso fol. 16 est une transcription du procès , en gothique coulée , du temps de Louis Xn , laquelle transcription se termine dans l’interrogatoire du 3 mars par les mots respondi quod ego non deponerem sine licencia Dei , puis en réclame : item dit , et ces deux mots commencent en haut de la page suivante (fol. 17 recto) la suite des interrogatoires en français avec toute la copie de la minute jusqu’à la fin de la cause. Cette copie est d’une très-belle écriture gothique do temps de Charles Vil ; elle va jusque sur le recto du fol. 34. Au verso de ce feuillet et de la même écriture : in nomine Do^ mini amen incipit processus , etc. C’est l’invocation qui précède le protocole dans l’instrument du procès. Après cette invocation , l’attestation suivante de Manchon , qui n’existe dans aucun des originaux connus :

Egovero Guillermus Manchon, presbiter, rothoniagensis diocesis , publicus apostolica et iniperiali aiitoritatibus curieque archiepiscopalis rothomagensis juratus notarius, et in presenti causa cum notariis in fine presentis processus signatis scriba, affirmo coDationem débité esse factam de hujusmodi processu cum original! registro ipsius cause. Idcirco singula folia manu propria signa vi et cum dictis notariis in fine me subscripsi.

Et immédiatement après cette formule , une nouvelle et complète copie du procès , exécutée toujours de la mémo main contemporaine de Charles VU. Enfin du fol. 96 verso

au fol. 100 verso , la transcription de rinstniment de la sentence annoncée par ce titre : Deinde sequitur ténor sentencie seu sentenciarum contra eamdem Johannam laie seu latarum (1).

Recourir pour de plus amples renseignements et notam> ment pour ce qui concerne la minute française ^ à la Notice préliminaire des pièces de la réhabilitation.

Signalé par M. de FAverdy.

8. Même dépôts manuscrit de Saint- Victor ^ n® 285. — Volume billot gr. in-4® de papier entremêlé de parchemin , 572 feuillets , reliure en veau fauve ^ écriture cursive coulée du temps de Charles VIH.

Outre la copie du procès de condamnation exécutée d'après Foriginal de 1 11 feuillets (manuscrit de l'Assemblée nationale) , ce volume renferme le texte du Journal du siège d'Orléans J que nous reproduisons dans notre quatrième volume , ainsi qu'une copie du procès de réhabilitation. Ces matières diverses sont longuement indiquées dans une table écrite en tête du volume d'une main contemporaine. Voici comment s'explique cette table à l'égard des deux premiers articles :

Que seqnuDtur hic habentur :

Corapendium quorumdam gestorum in regno Francie temporibusRaroli septimi Francorum regis ; et primo in gallico, civilatis Aurelianensis obsidioabAnglis facta annoDominiquadringentesimo vigesimo octavo supra mille, mense octobris, boc agente comité SalseberienseHenrici Anglorum regis lociimtenente in regno Francie duceque ac primario totius armatus ipsius. Item Johanne Puelle adventus et causa ipsius adventus in Franciam. Item mirabilis Victoria dicte Johanne, qualiter scilicet Aurelianensîum obsidionem dissolvens , cesis hostibus , urbem ab Anglis liberavit

(() Voy. ci-aprcs , p. 4t0.

DU PROCÈS DE CONDAMNATION

ac Karolum septimum, Fraoconim regem, more predccessorum suonim sacra unctione liuiendum ad Remos poteoter perdtixit , multaque oppida et loca ab Anglis învasa et rapta, miranda armorum vîrtute ymo potius , ut dignum est credere, providentia divina et gratia spécial! concurrente, potestatiFrancorum restituit. A fol. 3, nsque 70.

Item processus in causa fidei .... In civitate Rotbomagensî sub D. Petro Caucbon Belvacensi episcopo , assistente eidem in dîcto processu F. Johanne Magîslri, fidei subinquisitorc , contra supradictam Jobannam Puellam a Johanne Luxemburgo apud Compendium nuper captam Anglisque venundalam. Qnani Puellam Angli odio Franc! nominis non modo ut hostem peremerunt, sed tanquam maleficam et hereticam crudeli horreridoque incendio apud Rolhomagum sufTocari fecerunt, anno Domini 1431 , mense majo ; quod fccisse Anglos compertum est in Francorum ignominiam, precipue scilicet ut regem Francorum, quem spécial! titulo christianissimum onines appellant, a fide catholica aberrasse ostenderent, ideoque eum regno indignum cunctis acclamarent ut pôle quia Puellam, quam magam judicabant, ipse diclus rex susceperat verbisque ejus fidem prebuerat. A fol. 72 , usque 342.

Voir le reste parmi les notices des manuscrits de la réhabilitation.

Après la table , au verso du premier feuillet :

Isle liber est sancti Vicloris parisiensis, quem fecîl fieri frater Nicasius de Ulmo abbas hujus ecclesie. Quicumque eum furatus fuerit, vel celaverit, aut titulum istum deleverit, anatbema sit.

Ainsi le manuscrit de Saint-Victor fut exécuté par les soins de Nicaise Delorme , qui fut abbé de ladite maison de Saint-Victor depuis 1488 jusqu’à 1516. La note cidessus mal interprétée, fit croire que Nicaise Delorme avait exécuté de sa main le manuscrit. Le P. Thoulouze, chambrier de Saint-Victor, le rapporta ainsi à Edmond Richer (l)

(1) Histoire manuscrite de la Pucelle à laBib). Nal., ms. Fontanicu, p. S85.

et précisa les faits jusqu’à lui expliquer comme quoi Aïcasius de Ulmo avait entrepris ce travail en 1472, pendant qu’il était prieur d’une maison de leur ordre appelée Bussy, à six lieues d’Orléans. Màisfecit fieii n’est pas^êcît, et il n’y a pas non plus d’apparence que les originaux des procès, sur lesquels a été fait le manuscrit de Saint-Victor, aient jamais quitté Paris.

Malgré l’absence de tout caractère d’authenticité , ce livre a joui dès l’origine d’une célébrité extrême. Il a eu l’avantage d’étre plus que les autres à la portée des littérateurs. Du vivant même de Nicaise Delorme , il fut prêté à l’auteur d’un poème latin sur la Pucelle , Valeran de Varanis^ qui remercia l’abbé de Saint-Victor par des vers qu’on trouvera rapportés ci-dessus (1). Beaucoup de copies en furent tirées au xvi* siècle. Il servit sous Louis XU à compléter le texte du manuscrit de d’Urfé. Etienne Pàsquier le cite encore comme ayant commencé à y faire son instruction sur Jeanne d’Arc (2). Enfin sans parler de tous ceux qui s’cn servirent dans les temps plus rapprochés de nous (3), il a été décrit par Lenglet-Dufresnoy (4) et De l’Averdy (5).

Le manuscrit de Saint -Victor fut primitivement marqué LLCI \ il portait le n^ 29 au xvii” siècle , le n^ 417 au xviii*. Depuis son entrée à la Bibliothèque Nationale , il est le 285* du fonds auquel il appartient.

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