DESCRIPTION DES MANUSCRITS DU PROCÈS
1 . Bibliothèque de U Assemblée nationale. — Registre en vélin, petit in-folio carré de 32 centimètres, sur 265 millimètres, composé de 120 feuillets, couvert en gros parchemin, marqué B 105 g. tome 570. Exemplaire sorti du
(2) Je dois cette rectification à M. Cbéniel , professeur d*histoire à Rouen.
(4) Colin , seigneur du Boisseau à la porte du Temple , dans YHistoire de Charlet Vf , par Jouvenel dés Ursins à Tan 1415. Le seigneur de TOurs luiméme est nommé dans le Journal de Pari4 à Tan 1412 ; dans Monstrelet , etn 1417, 1. 1 , ch. 162 ; dans le roman du Petit Jehan de Saintré.
(5) Voyez p 38C.
Dü PROCÈS DE CONDAMNATION.
greffe , le seul en vélin que Ton connaisse* En haut de la première page, en majuscule gothique : In nomine Domini amen. Incipit processus in causa || fidei contra quondam quamdam mulierem Johannam || %vlgariter dictam la Pu’celle; puis le texte à la ligne : UNJFERSIS présentes y etc. Au bas de la même page : Ego vero Guillermus Colles alias Boscguillaume y etc., etc., affirmo collacionem presentis processus centum et undecim foUa continenlis débité fuisse factam cum registre originali presentis cause y idcîrco,etc. (1). L'attestation ne constate que cent onze feuillets parce que c'est au 111* que finit la cause, les neuf autres feuillets étant occupés par les appendices dont il a été assez parlé ci-dessus. C'est encore Boisguillaume qui a paraphé le bas de tous les feuillets légalisés par la formule affirmo ut supra. Enfin au verso du feuillet 111 sont les attestations autographes de Boisguillaume, Manchon et Taquel, avec les vestiges de deux sceaux en cire rouge appliqués au-dessous. Les empreintes sont de forme allongé^; celle du sceau de Cauchon beaucoup plus grande que l'autre, a conservé de sa légende le mot belifa[censis),
. Ce manuscrit doit être un des trois que Manchou dit avoir exécutés , probablement celui qui était destiné au roi d^Angleterre. Dès 1450 il fut employé pour les préliminaires de la réhabilitation. Cela se voit par le mémoire justificatif de Guillaume Bouillé où on lit au début de U discussion sur l'article 1: muUer ipsa eraU.,, etaiis decem novem annorum vel eocirca , ut ipsa asseruit in prima sessione, folio processus pergamenei xij (2). Or cette réponse de Jeanne se trouve en effet au fol. 12 du manuscrit dé l'Assemblée nationale, qui est bien un processus pergameneus.
Je suppose que le même volume fut dès l'origine déposé
(t) Voyez le resie de la formule , 1. 1 , p. 4.
(2) Bibliothèque Nat., manuscrit 5970 , fol. 16! recto
au parlement de Paris. J'ai pu constater qu’il faisait partie des registres de cette cour au milieu du xVii* siècle , c^r la table des archives du parlement par Lenain, offre cette indication : <( Procès à la Pucelle en 1430 et 1431... au tome 251 tout entier^ » et sur l'intérieur du parchemin qui fait la couverture de notre manuscrit, on lit d'une écriture de greffe avec paraphe au bout : cc Procès criminel, deux cent cinquante-un. »
En 1753, le manuscrit du parlement était devenu la propriété d'un des présidents de cette cour, M. de Cotte, qui permit à Lenglet Dufresnoy d'en collationner le texte avec celui des manuscrits du roi (l). Il est entré avec les autres manuscrits de M. de Cotte dans la Bibliothèque de la chambre actuelle des Représentants, ci-devant des Députés.
Signalé dans la Bibliothèque historique de la France revue par Fontette, t. U, n® 17204.
2. Bibliothèque Nationale ^ /i® 5965 latin, — Volume en papier petit in-fol. (0,29 cent, sur 0,213) de 169 feuillets, relié en veau brun avec nervures et l’étiquette frappée en or sur le dos : puocess. ianae pvellae.
Expédition authentique, attestée au bas de la première page par Boisguillaume, paraphée par le même au recto de chaque feuillet , signée Boisguillaume , Manchon et Taquel au foL 158, ce qui fait que la formule d’attestation ne porte que sur 158 feuillets [septies viginti etoctodecim, sept-vingt et dix-huit). Au même feuillet 158 verso, sous les signatures des greffiers, on aperçoit les traces de deux sceaux jadis appliqués en cire rouge.
En haut de la première page , sans l'invocation du protocole : Uniuersis présentes litteras, etc.
Marqué autrefois Colbertinus 1642, re^iu5 96754.
Décrit par M. de l'Averdy.
(I) Uisloire de Jeanne Darc , préface, p, xxv.
DU PROCÈS DE CONDAMNATION
De nombreux grattages prouvent que cet exemplaire a été soigneusement collationné. C'est de lui qu'on s’est servi principalement pour établir le texte de l'édition.
3. Même dépôts n® 6966 latin. — Volume en papier, petit in-fol. (0,285 millim. sur 0,215), de 220 feuillets, cartonné et recouvert d'une peau verte.
Expédition authentique, attestée, paraphée et signée comme la précédente. La légalisation est au 206® feuillet, par conséquent le procès indiqué dans les formules comme contenant 206 feuillets.
En haut de la première page , en gothique moulée, l’in-^ vocation : In nomine Doniini^ amen. Incipit processus, etc. Puis le texte en cursive.
Marqué autrefois CL Puteani 9675. Il provient donc de Du Puy, et dès lors il est le meme dont se servit Edmond Richer qui en parle dans son Histoire de Jeanne d’Arc, comme d’un original scellé (l). Pour original, il l’est 5 quant aux sceaux, ils sopt tombés, mais la place en est encore visible.
Décrit par M. de l’Averdy.
4. Même dépôt , n® 5967 latin. — Volume en papier, petit in-fol. de ,267 feuillets cotés ^ cartonné et couvert en parchemin avec le titre au dos : Procez de la Pucelle d'Orléans. Copie informe en cursive du temps de Charles Vin. Sur la feuille de garde qui précède le premier feuillet coté, est tracée en gothique moulée à l’instar d'un faux titre , l’inscription : Processus cujusdam mulieris que Johanna la Pucelle fuit nuncupata'^ et en haut du feuillet suivant : Unwersis présentes , etc.
Les attestations finales des greffiers n’ont pas été tran-
(i) Dans son AdvertisemetU au lecteur, p. 285. Fonlanieu.
scrites. Sur trois feuillets non cotés qui suivent les écritures du procès , est un index de la même main , ainsi intulé : Tabula ad im^eniendum omnes et singulas annotationes in hujus libri margmibus contentas.
Marqué anciennement BaUiz. 265, puis Regius 9675*.
Décrit par M. de FAverdy.