‹ Procès de J.-Bte. Beauregard convaincu du meurtre d'Anselme Charron [microforme]Chapitre 6 sur 14 · ML · texte numérisé non relu

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étant mort par une commotion du cerveau ; je ne prétends pas} dire qu’il ne s’est pas noyé; les symptômes, de mort, par sub. mersion, varient beaueoup. Dans le eas de mort par submersion, À les pusnune ne sont pas toujours congestionnés.

Par M. Johnson.—Je dis que le cadavre avait des symptômes d’asphyxie; maisqu'il n’y avait pas de commotion du cerveau. Ceux qui ont examiné le cadavre étaient, plus que moi, en état de dire de quoi il est mort. ï : Par la Cour.—Je dis que tout ce qui a éé remarqué sur le der. | rière de la tête du défunt, par le Dr. Beaubien, pouvait être onusé par une seule chûte. Le sang pouvait se réunir en cet endroit, | e cadavre étant sur le dos. Ça pouvait être produit par des! coups de garcette. Je considère qu'il n’y a pas de preuve, d’a- | pr ce que j’ai entendu, que la mort a été causée par la violence seule, :

Le cerveau était duns une telle condition, qu’on ne pouvait pes @ p Jui fuire subir un examen complet, et ainsi, préciser Ja cause de la mort. Je ne puis pas dire qu’il y ait eu dans le cerveau} ‘une maladie mortelle ; cela se pourrait, mais je ne pourrais pas le À jurer :—Lorsqu’une personne a une maladie dans le cerveau, elle # meurt en très peu de temps, si on lui inflige des coups sur les M tempes ou sur le derrière de la tête. En l’absence de fractures, À la mort pourrait encore être occasionnée. Le crâne n'étant pas à brisé, il peut y avoir inflammation de cerveau ou rupture d'un | vaisseau, causant l’asphyxie.. Là où le défunt a été frappé, il y a ! des muscles qui auraient pu empêcher l’os d'être brisé. Je considère que le cerveau d’une personne doit-être en putréfaction, quand Île cadavre a ét6 sous l’eau pendant 32 jours. Dans le prud cas où cette immersion serait faite dans le temps où Charron a tures été jeté à l’eau, je ne pourrais former d’opinion. mort

DR. CREVIER —Le deux avril dernier, je demeurais à St. W jours Hyacinthe. J'ai été assigné par la Couronne, mais je n’ai pas sent donné mon témoignage. J'ai vu le corps, avant qu'il fut tiré de M en £ l’eau, vers 94 heures. L’autopsie n’a été faite par les médecins #4 duc que 24 heures après que le cadavre a été trouvé. Je dois faire À nes remarquer que le corps a toujours été à l’eau,jusqu’à ce qu'il fût A le ce transporté chez Lussier, où on eut soin de le couvrir de glace. M gau TI n’a été découvert qu'au moment de l’autopsie., {Le témoin # pé d donne des détails sur la position du cadavre, semblables à ceux # chez déjà donnés, corrobore le témoignage du Dr. Beaubien, quant aux # der blessures sur le menton et à la racine du nez; puis il ajoute.) Le qui cadavre donnait une légère odeur de putréfaction. Des cailiots M jour attachés aux blessures ne se sont pas formés à l’eau. La contu- à Il sion, à la racine du nez, pouvait avoir été faite après la mort de mor individu. L'action de l’eau conserve un cadavre, mais de deux # l'en

cadavres que l’on gardera pendant un même temps, celui qui déf

aura été exposé à l’action de l’eau, puis ensuite à celle de l'air, M mor serait. plus en putréfaction.que celui exposé seulement à l’ac-} ()

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fation du sang. Le sang pouvait se coaguler sur la chemise du

défunt, entre 5 et 10 minutes. Pour que les taches de sang fussent fuites, il fallait que l’indi-idu fut assis ou debout.

Les blessures que j'ai remurquées sur le derrière de la té'e, ont été produites par plusieurs chutes ou coups. La substance cerébrale était très molle, dans le même état que du fromage rafin£, ayant encore assez de consistance pour ne: pas s’affaisser au complet. L'intérieur du cerveau avait plus de consistance que les parties du dehors. Les cheveux était impreignés de terre et de vase ; il y en avait aussi sur les habits, Î y a de la terre de cette nature, là où le corps a été trouvé. Il y a auss de la terre argileuse au fond de la rivière, près du. pont l’Heureux, l'eau suivant les côtes en cet endroit. La terre argileuse attaché, au cadavre, pouvait provenir de là.

Par M. Johnson. — Je connais le fond de la rivière ; je ne suis pas étonné qu’on ait trouvé de la terre argileuse attachée au cadavre. J'attribue son état de conservation à la fraicheur de l’eau, au moment où le cadavre a été immergé. Je suis de l'avis du Dr. Beaubien, quant aux causes de la mort de Charron, — Si le corps avait été jeté à l’ean, aussitôt aprés que les taches de sang eurent été formées sur les habits, l'eau les aurait: effacées plus qu’elles ne l’étaient.— J'ai remarqué, dans l'estomac, des ligaments présentant quelque chose comme des huitres, non encore décomposées. Je dis, enfin, que l'individu étant ivre, le coup qui a causé la mort, a du être moins fort qu'il ne leût été, si l'individu avait été dans son état normal,

DR. HOWARD :— Je suis professeur de clinique et de jurisprudence médicale. Comme tel, j'ai l'habitude de donner des lectures sur l’autopsie des cadavres. Ordinairement, dans le cas de

… mort par asphyxie, le cerveau est congestionné, mais pas tou-

urais à St. M jours. Le côté droit du cœur est rempli de sang. L'état que prés je n'ai pas.

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(Le témoin bles à ceux # n, quant aux ajoute.) Le #

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sente le cadavre d’un homme mort par commotion, est celui-ci : en général, le cerveau est dans son état naturel ; las deux côtés du cœur, contiennent la même quantité de sang, el les poumons ne sont pas congestionnés. Quand l'individu meurt par asphysie, le cerveau et les poumons sont congestionnés. — La ventricule gauche du cœur ne contient que peu de sang.—Un poumon trempé dans l’eau, peut être congestionné et flotter. 11 peut y avoir, chez une personne de 47 ans, une maladie dont le résultat serait de ramollir son cerveau, sans que la personne s’en aperçut, et qui causerait la mort subite. Un cerveau qui aurait passé 32 jours sous l'eau, serait en décomposition, d'après mon opinion.

Il est difficile de distinguer entre des blessures faites avant la mort ou après, surtout quand le corps est resté longtemps à l'eau ; car en voyant que les blessures remarquées sur la tête du défunt, je n’aurais pas pu former une opinion sur la cause de sa mort.

DR. FENWICK. — Je pratique depuis. 1847. Lorsque c’est

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:% cœur sont dans le riéme état que pendant la vie de l'individu. Dans un cas d’asphyxie, je m’attendrais à trouver le foie congestionné. Je considére que lé cerveau d’une personne qui aurait} été sous l’eau pendant 32 jours, au commencement d'avril, serait dans un état de décomposition avancé. Une personne peut avoir une maladie du cerveau propre à le ramollir, sans qu’elle s’en à aperçoive ; dans ce cas, la mort est subite. |

Par la Cour : — Si une personne attaquée de cette maladie, recevait des coups où le défunt en a reçus, ça occasionnerait ou hâterait sa mort. |

PIERRE LAFLAMME .— (Témoin déjà entendu. )Je connais F Joseph Lusignan. il est sellier. Je ne l’ai pas vu chez moi le deux | avril, et je ne l'ai jamais engagé à y venir. J’ai servi plusieurs traites ce soir-là, mais je n’ai pas vu Lusignan.

Par M. Johnson; — Je ne puis pas dire combien de traites j'ai servies, et il me serait difficile de dire quelles sont les. personnes qui sont venues chez moi, ce soir-là. — J'ai bu plusieurs h coups — Je ne puis pas jurer que Lusignan ne soit pas venu À chez moi le soir en question.

LEON DUCHARME.—(Témoins déjà entendu. (Lrsignan est venu chez moi quelques fois. Je me suis levé vers quatre ou cinq heures, le 3 avril, et j'ai déjeûné vers huit heures. Pendant ce temps je suis toujours resté dans ma barre, et je n’ai pas vu h Lusignan. Le soir du 2 avril, je suis sorti de chez moi vers onze heures ; il faisait tellement noir, qu’on ne pouvait reconnaîtro À une personne à quelques pieds.—Je n’aimais pas que Lusignan | vint chez moi ; je lui a dit que je n’aimais pas à le voir. parcequ’il }

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