Procès de Meehan, accusé du meurtre de Pearl [microforme]
John Meehan est à la Barre soys l'accusation du meurtre de Pearl, dans la journée’ du 11 septembre 1863, entre 11 heures et miai.
Juan Dusé, journalier.—J’étais présent dans Ja rue Saint-Vailier lorsque Pearl a été assassiné. J'étais dans la maison de ‘£,, Bolan, qui se trouve
‘en face de celle de M. Chatigny, et à 40 pieds de
chez Lawlor. J1 était alors environ 114 heures A. M. Je vis le prisonnier descendre d’une calèche et se diriger chez Lawlor, d’où il sortit jeu après avec le défunt. Le prisonnier sortit le premier, et le défunt le suivait. Ils étaiert arrivés tous deux jusqu’en face de la maison de M. Pâquet, lorsque je vis le prisonnier saisir le défunt par les cheveux. Le prisonnier frappa le défunt. Ils furent ensuite près d’une boîte d’eaviron 4 ou 5 picds de heuteur, qui se trouvait sur le trottoir. Le prisonnier lächa le défunt qui tomba à terre. Le prisonnier frappa alors le défunt de ses deux pieds. Quelques ouvriers poseurs de briques volèrent au secours du défur.t. Ce dernier se releva et courut chez Mde. Lawlor,
où il exjira bientôt après, J'entrui chez Mec. Lawlor et je le vis mourir. Le prisinnier voulait aussi entrer, I! Y avait une autre personne qui prit part "cette affaire; + jeune homme qui conduisait: ln.calèche dans laquelle Meehan était venu, Ce juibe homme frap,a le défunt nvec le manche de &;2 fouet juste au moment où celui ci tombait après'ertair été frappé par Meclinn. Lorsque le coup fut pôorté"avec le manche d: fouet le prisonnier se tésiail près du défunt, et lorsque le prisonnier tenait Pearl par les cheveux, ce jeune homme se trouvait: fmmédiatement à côté d'eux. Tout le temps que- jé vis le prisonnier tenir le défunt par les cheveux je ne vis pas celui-ci frapper en aucune manière Méehan. S'i l'eut frappé, je crois que je l'aurais vu. Lorsque je les vis sortir de chez Mde. Lawlor, j'étais à environ 40 pieds d'eux ; mais quand je f1s témuin du meurtre je me trouvais à 8 pieds deux. Ce fut après le premier conp porté que je m’avanGÇai à cette distunce d'eux. J'étais du côte opposé de la-rue sur le trottoir, Lorsque j'entendis parler de l’affaire, j'étais à mon ouvrage à pilier de la brique.
Traaquestionné par M. O’Farrell le témoin Précédent déclura posi ivement que le prisonnier n'avait aucun bâton ni autre arme à la rain, qu'il vit le prisnnier sauter à picds joints sur le-dos du défunt pendant qu’ii était étendu à terre.
La seconde déposition fut celle de Evan O’Rees :
CI déclara qu'il avait vu'les deux hommes engagés
Wéuas
dans une luite en face le la maison dé M, Robitcille, et près du poteau du télégiaphe. Le prisonnier 2t le défunt étaient aux prises ensemble. I ne pouvait pus dire si le défunt uvait frappé le.prisonnier, mais qu'il était dans l'attitude de le repousser. Après cela le témoin vit ton ber le dé'unt et aperçut le prisonnier le frapper du pied. Le témoin se trouvait à 200 pieds sans compter lu lurgeur do la rue.
François-Xavier Porvin étant assermerté red le émoigrage suivant: Je suis maçon et résio. duns la rae St. Joseph, S'. Roch. Vendredi, le 11 septembre dernier, vers 113 h. A. M, je travaillais en fave de la maison de Lawler. J'étais sur un échafaud qui se trouvait en environ 40 à 50 pieds de ln porte de la maison, e’e-t-à-dire la largeur de ln rue. J'entendis donner un coup. Je ne puis dire qui poria le coup et quiler:Gut. Immédiatement après, j'entendis des cris: je me tournai et je vis le prisonnier frapper le défunt à la tête. Je ne puis dire qui sépara le prisonnier du déiunt marcher dans la direction de la maison de Mde. Lawlor, se tenant ainsi la tête à deux maine. Le prisonnier le suivit et essaya d'entrer, mais il en fut empêché pur Mde. Luwlor. Après avoir dit quelques mols à Mde. Lawlor, le prisonnier monta dans sa celèche et prit la direction de St. Sauveur, en compagnie d'un autre jeune homme le prisonnier frappant son cheval et criant après lui.
Trançuestionné par M. O’Farrell, le témoin dit qu'il étais occupé à travailler lorsqu'il entendit le
Coup ct le cri dont il venait de parler. D'après le On Ce COUP ne paraissait PAS avoir été porté avec le poing. Lorsqu'il se lourna, le prisonnier frapper lc‘défunt, l’autre Personne dont il avait parlé, était
4 Un-pied de Ja têle du défunt qui se trouvait sur le
Côté gauche.
Honoré Gicnac assermenté dépose, Je suis
iGon et je réside à St. Roci. Le 11 septembre,
je travaillais à une bâtisse en voie de Construetion, en face de la maison de Lawlor, Je me trouvais Sur ua échifaud à une bauieur d'environ 5 pieds 6 j'étais peut-être à 30 pieds plus près de la ville que le dernier témoin, Il Ya Un passive eutre Ja Inaison de Robitaille et de ’âquet, et je me trouvais à cuviron 65 pieds de ce assage de la place où je ('aVaillais, Un de ceux qui travs lait avoc moi, me dit qu’une lutte avait lieu, et en tournant je Vis deux hommes se tenant aux cheveux. Ils se
tenaient Je long du tro‘toir. Je visun autre jeune *
homme qui se frouvait près d'eux frapper le défurt à lu tête avec un Manche de fouet. Le défunt tomba aussitôt. Les 2 homines, le Prisonnier et Celui qui avait donné Je Coup avec le manche du fouet, se mirent à frapper da pied le défaut à a (£te et dans d'autres Parties du corps, Je Lure vil iminédiatement de ess", Ct sütlant À hs de léclafaud je couru: Yers eux. Lorsque j'arrivai rès l’eux, il avait fiñi de fau pper le défur r Mie, Lvéor arriva alors et pris le‘prisonnier pur Le fur Le défunt se leva alors tenant sa 18e & des inuin,
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et se dirigea vers la maison de Lawlor. Le prisonnier le suivit et voulut entrer de force dans !a ameisou mais il fut empêcher par Mde. Lawlor.
J. B. Durresne, assermenté.—Je me rappelle le jour que Pearl perdit la vie, Ce fu: un vendredi, un peu avant midi. Je passais dans Ja rue à ce moment et vis le prisonnier et un autre jeune homme, Ils paraissait attendre quelqu'un. Aussitôt que j’eus passé la maison de Lawlor, j'entendis des cris. De suite, je me retournai ct regardant dans la direction d’où venaient ces cris, j'aperçus, entre des caisses, sur le trottoir, un homme frappant à coups de pieds quelque chose Par terre—je crus que c’éta's un chien Je m’approchai à une distance d'environ 8 pieds et je vis le prisonnier frappant à coups de picds le défunt étendu par terre. Je lui dis: Ne le tuez point! Ne le tuez point!” Mde. Lawler et une autre femme arriva et essaya de l'orter secours au défunt. Celui-ci réussit à se relever et se dirigea vers la maison de Lawlor. Mile. Lawlor le suivit en même temps que le prisonnier. Mde. Lawlor se tenait sous le porche empêchant le prisonnier d'entrer, Quelques temps après elle sortit et dit à son fils d’aller chercher le médecin parce que le défunt se mourrait. Le prisonnier et l’autre jeune homme partirent ensuite enserr ble en calèche aussi vite que le cheval pouvait aller. Lorsque je les rencoatrai d’übord ; je n’aperçus uucun cheval avec eux. Lorsque je vis le prisonnier
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frapper le défunt, l'autre jeune homme se tena'erit à côté avec un fouet à la main,
Josepx Marcorrz, de la police,-assermenté.*# Je demeure dans la rue Ste. Ours et ce fut là que j'arrêtai le prisonnier à la barre. L'arrestation fut faite environ virgt ou vingt-cinq minutes après le crime commis. Je le trouva dans une petite ruclle en arrière de la maison Lawlor; je-vis le défunt chez Mde. Lawlor. Ce fut après avoir été battu.
A près quelques autres questions sans importance posées rar l'avocat de la Couronne et celui du prisonnier, le témoin se retira de la boîte.
La Cour s’ajou:ne.
Manrni, 9 février 1864.
Son Honneur prend le fauteuil à 10 heures A. M. Le procès de Johu Mechan, pour meurtre est repris,
Jonx CLean, de la paroisse de Ste. Catherine de Fossembault, fermier, est assermenté.—Je me rappelle le jour que Pearl a perdu la vie. Ce fut le 11 septembre dernier. Je connais le prisonnier à la barre depuis environ six ans. Le matin du 11, entre ‘10 et 11 heures, je vis le prisonnier. Il se trouvait alors dans le chemin, à une petite distance de la maison Lawlor. 1 me salua, quand je le passei, el me fit signe d’aller à Jui. Je le fis, etil me demanda'#il:y avait ici ce jour-là beiucoup de gens de, Campagne ? Je: répondis qu'il y en avait peu, et que fe défunt, Patrick Pearl, et mx, nons