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logions chez Lawlor. 11 me dit, si je voyais Pearl, ce l'informer qu’il désirait le voir pour une commission qu'il avait à lui donner pour la campagne. %lne dit point lequel des Pearl ; le rère ou le fils... di étnie dans une calèche, à ce moment, I] y avait avec lui un jeune homme que je connaissais pue, Le prisonnier pouvait se trouver à 8 où 10 verges ei deça du magasin de Pâquet lorsque je l’'apereus. Je retournai ensuite chez Lawler où je pensionnais avec les Pearl durant mon séjour en cette ville, Je m'informai si Pearl y était enfin de Jui donner une commission de la part du prisonnier. On me dit qu’il n°y était pas et Jà dessus je fus à la porte et criai au prisonnier : “1]] D'yest pas” Envirou une heure et demie après, je vis Pearlchez Lawlor. et je lui dis que j'avais vu le prisonnier et qu'il n'avait donné un message porr lui, Je revis “ensuite le défunt ure heure evviron après. D était Stendu sur le plancher, dans la maison de. Law ler, ct se mourai*.
Joskpx Béoarp, jnr., assermenté dit :—Je suis scieurs et je demeure sur la rue Richardsen, St. Roch, Je me rappelle le jour où le défunt Pearl perdit la vie, C'était un vendredi—mais je re Saurais dire dans quel mois. Je m'en allais alors diner. Je me dirigeais vers la rue St, Vallier en Passant par la rue de Hôpital où St. Ours, entre 1l}et midi. Arrivé au coin de Chatigny, je vis deux homines dans la rue St. Vallier à environ 29 00 25 pieds de moi. ‘Fous deux parei suient se
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diriger vers la ville. Ils étaient arrivés en face de la maison de Robitaille, lorsqu'ils revinrent en se dirigeant du côté dla maison de Lawlor. Arrivés entre la maison de Päquet et celle de Robitaille, ils commencèrent à se pousser l’un et Pautre. Un de ces hommes était le prisonnier et l’autre le défunt.
+ C'était la première fois que je voyais le prisonnier.
J’entendis quelqu'un dire 1 y a une lutte.” Un cerlain nombre de personnes se rassemblèrent. Je laissai tombai un morceau de s/ab de pin que j'avais à la main, La lutte ne dura pas plus d’une minute. Pendant qu’elle avait lieu et que les hommes étaient aux prises, je vis un homme descendre d’une calèche chez Md:. Lawlo:. Il avait quelque chose à la main. Je ne sais pas ce que c'était. Cette personne trappa le grand je ine homme avec ce qu'elle avait à la main, Ce grand jeune homine était alors aux prises avec l’autre, II fu: frappé à la porte, Le grand jeune homme fit alors saisi par les cheveux Pr un petit homme à cheveux rouges. Par le grand jeune homme je veux dire le défunt, L'homme qui descend't de la calèche était un beau jeune homme. Par l’homme à cheveux rouges qui prit le défunt par la chevelure, je veux parler de la personne à la barre, John Meehan. . Je ne le connaissais pas alors. Le prisonnier leva ensuite Ja main; je ne puis dire s’il frappa le défunt ou non, Le prisonnier recula et santa, Je ne puis dire s’il Saut sur le défint où sur la terre à côté de lui. L'autre jeune Lomme qui était descendu de là
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culèche quelgne chose à lu main se teauit alors à la droite du prisonnier. Mde, Lawlor arriva et poussa le prisonnier en disant : ‘ Ne le tuez point.” Le défunt se dirigea vers lu maison de Lawler € « chancelant, Mde. Law'o: le suivit et le défunt entra dans la maison, Le prisonnier essaya d'y entrer de foice. Je remarquai que le prisonnier portait des guétres à semelles doubles.
Micuez LawLor ré-examiné par M. O'Farrell :
—Je n'ai pas é:6 chez le prisonnier pour Parrèter et le livrer à la police. Il n'y avait a'ors aucun homme de police dans les environs, Après qu'il se fut levé je lui de descendre avec moi afin que je pusse lui montrer ce qu’il avait fait. Le prisonnier descendit avec moi et nous rencontiâmes la police ; je dis aussitôt à Ja police : ‘ Voici le garçon q''e vous cherchiez.” Jlse tenait à côté de moi. Lu police l'emmeua. Je ne perdis pas de vue John Meehan du moment qu'il laissa la maison avec moi jusqu’à la rencontre de la police. Je n'ai eu aucune conversation avec mon épouse, auparavant, sur l'opportunité de faire arrêter Mcehan. Je venais seulement pour lui demaruder pourquoi il avait bat n lé garçon.
Parricx PEARE, le père du défunt. —Je suis un cnlivateur, et je réside à Fte. Catherine de Fossambault, Je viis en ville le 11 septembre deruier, en compagnu: de mon fils, pour vendre d:s prod sits du marché. -Nous arrivämes chez Luwlor Vers Ü heures du natin., Je revis monfi's pour la
dernière fois vivant une heure et demie oprès, Ctuit en parfaite santé, Son âge était entre 16 ct 17 uns, + Ré-examiré par M. O’Farrell.—1] ; à deux ans, mon fils eut un rhum necompagné de toux, mais il était pus assez grave pour l'empêcher de vaquer à ses occupations, Je pense que cette indispostion ne le troubla qu'une semaine. Depuis lors sa santé ‘ êt6 généralement bonne. Je ne me rappelle pas il rachat ou non lursqu’il avait la toux, C'était un jeune bomme de grande taille pour son âge. Je pense qu'il avait environ 6 pieds de hauteur.
Le conseil de Ja couronne déclara close la déposition des témoins de la poursuite,
M. O'Fürrell réclama le droit d'examiner divers témoins dont les noms puraissa'ent sur le dus de l'indictement.
L'an d'eux, James Holden, fut ensuite apaclé, ut comme il turluit de comparaître, M, O'Farrell dt qu'il espérait que la cour ajournerait jusqu'au jeur soivant afin qu'il jt examiner ce témoin avce les autres, avant de faire son adresse au jury en faveur du prisonnier,
M. Stuart insista pour que le procès continuât, puis consentit finalement sur l'observation du juge à l’ajournement.
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Mercrenr, 10 févr.er 1864.
M. OFarrell (l'avocat da prisonnier) commen à son adresse au jury en faveur de son client. Il conjura les jurés le songer à la terrible responsabilité qu’ils assumaient et la situation cffrayante dars laquelle se trouvait le prisonnier, subissant un procès qui allait décidir de sa vie. C’est pourquoi il espérait qu’ils prendraient ces faits en considération, ayant soin de se dépouiiler d'impressions préconçues ct de ne se guider que sur les témoignages donnés devant la cour. Les témoignages de la couronne étaient plus remarquables par leur nombre que par leur impo.tance, attendu qu’ils comportaient une masse de contradiction. En admettant même que ces témoignages ne cuntinssent que la vérité toute entière, en dépit. des contraidictions grossières qui existaient entre les dépositions individuelles des témoins d: la couronne, il n’y avait rien, pas même le plus léger fondement sur lequel on pût Laser un arrêt de culpabilité. Il n’y avait aucane preuve de malice ou de la préméditation, Le défunt et le prisonnier étaient parents. ....sese.sssessessee sondes soso, La Cour devait le dire, comme il le faisait actuellement, que s’il avait des doutes raisonnables sur la culpabilité da prisonnier, il devait en donuer le bénéfice à ce dernier. Etil soutint que les doutes soulevés par les témoisnages étaient graves ; c’est pourquoi ii demandait l'acquittement de son client.