PTIT II LLEULLLLELEELELE ELLE ELLE LEE LS
Ici Son Honneur le juge Richards arrête le prisonnier dont le langage dévergondé aurait encore pu se continuer longtemps.
Puis la sentence est rendue dans les termes suivants :
« Vous avez été trouvé coupable, après un procès minutieux ; tant que vous n'avez pas été convaincu, vous étiez considéré comme non coupable, mais le
ury qui vous a déclaré coupable, en s'appuyant sur % témoignages, est votre juge, et je dois vous con-
sidérer comme coupable. J’ai résidé en ce pays pendant longtemps, et j'ai plus d'expérience que vous sur l'administration de la justice, et je sais mieux de quelle manière elle est appliquée.
« Ici chaque individu, quelle que soit sa nationalité, quelle que soit la religion qu'il professe, est égal devant la loi. Ici, vos co-religionnaires jouissent de tous les avantages, et de l’autre côté de la rivière, ils sont non-seulement égaux aux autres mais la loi leur donne, actuellement une préférence sur les autres sectes.
«J'ai entendu tuutes vos paroles violentes e! je comprends la terrible position où vous vous trouvez ; il ya certains faits qui n’ont pas été du tout contredits ; vous devez avoir commis le crime, et la. loi dit que vous l'avez commis, et je dois vous considérer comme coupable. $
«Je me bornerai à vous faire comprendre la position terrible dans laquelle vous vousêtes placé par votre caractère violent et votre impétuosité qui vous ont porté à ravir la vie d’un homme dont vous faites aujourd’hui l'éloge.
«Je vous supplie maintenant de faire votre paix avec Dieu. Cette sentence de la cour doit passer ! sous les yeux de ceux qui doivent la ratifier, s’ils croient le verdict du jury fondé.
«La sentence de cette Cour, c’est que vous, Patrick James Whelan, trouvé coupable du meurtre de Thomas d’Arcy McGee, soyez transporté au lieu d'où vous venez, et que jeudi, le 10e jour de décembre prochain, entre neuf heures du matin et
quatre heures de l'après-midi, vous soyez conduit © .
au lieu de l’éxécution, et que là, vous soyez pendu par le cou jusqu’à ce que mort s’en suive, et que Dieu vous fasse miséricorde. »