NA LE
C'était après l'avoir vu dans sa cellule que | ralentimes le pas, afin de ne pas être en-
j'ai dit ça.
tendus, parce que j'avais quelque chose de
Je l'ai revu vers midi: il était alors | particulier à dire à M. Galt. Je m'arrêtai,
habillé comme le soir du meurtre, et je l’ai reconnu par son marcher et son a
arence. J'ai dit que c'était difficile de e reconnaitre quand il était à moitié habillé, parce que j'avais peur de dire que c'était lui. Je connais Cosgrove, de Buckingham, et Patrick Kan: et Richard Kane, de Grenville ; je connais peut-êt’ ben Henri Daoust et Olivier Latour, de Hull.
Je n’ai jamais parlé à un nommé Brown, dans la prison ; je ne le connais pas. Je n’ai jaxaais dit à personne que je comptais sur une :’écompense.
Examin. de nouveau par M.J. O’Reil-
ly :— Je n'ai pas été informer aucun magistrat, de moi-même. Je ne me suis pas donné de trouole par rapport à la récompense. C’est Pinard qui m’a emmené devant le magistrat.
Avant de voir le prisonnier, je me rappeiais bien l'habillement qu'il portait Le soir du meurtre. Quand on m'a emmené à-la prison, j'ai bien reconnu le prisonnier. Les personnes qui m'ont emmené ne m'ont pas dit pourquoi c'était. Quand j'ai demandé qu'on fit habiller le prisonnier comme il était le soir du meurtre, c'était pour ma vropre satisfaction et afin de pouvoir parler en conscience. On m'a fait voir le prisonnier deux fois, et la troisième fois on m'a enfermé dans la prison. Le lundi, j'ai vu l’homme de qui j'ai eu une maison sur les ‘ flats.”” Il se nemme Lafeur. Il m'a dit que je pourrais avoir la maison ce jour-, et le même jour j'ai traversé à Hull. Les hommes commencent à travailler dans les moulins à minuit. Je n'ai pas dit à Lapierre tout ce que j'avais vu. Quand Pinard est venu me chercher, je lui ai montré comment l’homme était tombé.
Sir Geo. E. CARTIER, bart., étant assermenté, dit :—
Je me rappelle que le 7 avril, la Chambre s'est ajournée entre une heure et deux heures du matin. Je vis M. McGee dans la garde-robe. Il me demanda si j'allais à la maison. Je lui dis que j'attendais M.
Galt qui était en bas. En quittant les L. tisses, j'ai perdu M. McGee de vue. Nous
-marchions vite, M. Galt et moi, nous diri-
eant par le côté droit de la rue Metcalfe.
1 y avait quelques personnes en avant de
nous, Elles marchaient lentement et nous
avec M. Galt, deux ou trois minutes, au coin des rues Sparks et Metcalfe ; puis je le quittai et me rendis, en marchant vite, à ma résidence rue Maria. En descendant la rue Metcalfe, j'ai passé devant les écuries de Buckley. Les perscnnes que nous avions rencontrées m'ont semblé, presque toutes descendre la rue Metcaife, 4 côté droit.
Le témoin Starr est alors appelé, mais n’est pas examiné. La cour s’ajourne à 6 heures 15 minutes jusqu'à demain 9 heures. Le jury est enfermé.
Dans la soirée, la déposition de Lacroix donne lieu à beaucoup de commentaires.
Cetta déposition a été faite en français et traduite verbalement, à mesure, par M. G.
|. Macaulay. Je vous l’envoie aussi com- | plète que possible. On a beaucoup remarqué la précision avec laquelle le témoin a
äécrit la manière dont M. McGee était
tombé : il a tout indiqué très-fidèlement par des gestes.
On dit que la défense espère prouver ds bien vilaines choses sur les antécédents de Lacroix, et atfaiblir, par là, son témoignage. Encore une rumeur dont il fautse défier.
Dans l'après-midi, Sir sohn A. Mac- Donald et l’hon. Wm. McDougall étaient à la cour.
DEUXIÈZE Jour.
Ottawa, le 8 septembre 1868,
8 h. du soir.
Comme tout le monde le prévoyait, la séance d'aujourd'hui a été excessivement occupée. Je commence par donner place, —sous toutes réserves, —à deux rumeurs qui m'out été répétées par plus de vingt personnes C'ans le cours de la journée. La
remière de ces rnmeurs dit que P. Buck-
LS et Doyle seront mis en acvusation demain pour conspiration en vue du meurtre, (Indicted for conspiracy to murder).
La seconde rumeur sat que le témoignage de madame d’un examen spécial de la poursuite.
rotter sera l’objet:
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-Que vos lecteurs aient bien soin de prendre ces deux rumeurs pour ce qu’elles valent à Ottawa. Elles sont répétées par tout le monde ici. Ce qu’elles valent, je n'en sais rien et n’en veux rien savoir qu'avec le temps et la preuve.
Et, sur ce, je commence à vous donner un rapport complet des témoignages rendus depuis ce matin, à 9 h.
John JoRDAN, agent de police, assermenté, dit :—
J’appartiens à ‘a police de la cité. .J’étais de service durant la nuit du 6 au 7 avril dernier, à l'Hôtel-de-Ville. C'était un lundi.
L’Hôtel-de-Ville est situé en arrière de l'hôtel Russell. A 2 h. 10 m., :e passai “près de l’hôtel Russell et traversai le Pont
es Sapeurs pour me rendre à la rue Sussex, où j'épiais quelques personnes. Je ne rencontrai personne, sauf quelqu'un au coin de 1 hôtel Russell.
Je connais la taverne de Michael Stars ; olle se trouve dans la rue Clarence, laquelle est parallèle à la rue Rideau et à angle droit avec la rue Sussex. Après avoir passé le marché, je me äirigeai vers 12, basse-ville. En sortant de la rue Sussex, Lie ne rencontrai personne jusqu'au moment
où je me dirigeai vers la fontaine {pump) qui se trouve dans la rue St. Georges, et là je rencontrai le corstable Pinard. J'ai vuun homme qui traversait le pont en courant. Il avait un long surtout noir.
Par ce chemin, l’on peut se rendre chez Michael Stars. Je descendis alors la re Sussex en me dirigeant vers la taverne de
hommes qui descendaient la rne Sparks me dirent que M. McGee venait d’ètre assassiné, (shot.) Je me rendis au vloc de M.
G. E. Desbarats et j'aperçus M. McGee étendu mort sur le trottoir. J’ai remarqué le sang sur le trottoir. Le Dr. McGillivray était présent. J'ai vu une balle entre les mains du Dr. MecGillivray. Je ne saurais dire s’il y avait une clef dans la porte. J'ai aperçu une marque sur la porte Cu côté gauche de la serrure, (latch-key-hole.) J’ai vu du sang sur le bas du la porte. J’ai vu Lacroix depuis. J'étais présent lorsqu’il a donné une description de la scène du meurtre. Je suis allé le chercher sur
& Lebreton’s flats ” et il m'a montré le:
même soir, la place cù:a eu lieu le meurtre.
C’est alors que je renvoyai le charretier que j'avais engagé pour aller chercher Lacroix. La maison de brique où Mme Mc- Kenna tient hôtel est située du côté nord de la rue Sparks, du côté opposé au bloc de M. G. E. Desbarats. Il n’y a pas de maison au coin des rues Sparks et O’Connor, avani la maison de Mme MrKenna. Dans la maison de brique, Mme McKenna a ur voisin qui, je crois, est M. Offorc, cordornier. Entre la boutique d'Offord et la rue O’Conror, il n’y a pas de maison. Ilya& une imprimerie dans le même bloc ; je ne sais pas si c’est l'imprimerie du Times.
Lorsque je me rendis chez Lacroix, je le trouvai au lit. Je lui demandai de me dire ce qu'il avait vu. Cinq ou six jours après,
je revis Lacroix à la Cour de Police. Il
était habillé de la même manière que la première fois. Il était appelé pour rendre
Lapierre, qui se trouve entre les rues Cla-|témoignage dans la même affaire de
ronce et Murray. A cet endroit, j'aperçus un homme qui courait. Puis je me rendis jusqu’à la porte de Lapierre et je n'ai ren-
meurtre. ; Interrogé par M. H. Cameron :—Je suis certain de l'identité de Lacroix. Je l'ai
contré personue avant d'arriver dans la reconnu à s« mise pauvre et à son ha-
rue St. Georges.
bit de couleur sombre. Lorsque je quittai
. Cet homme descendait la rue Sussex ex|l'Hôtel-de-Ville, cette nuit-là, il était 2 e pus le voir en m'’arrêtant vis-à-vis chez | heures et 10 minutes. Je marchais un bon
apierre. Il portait des seaux. En arrière de cet homme, j'en ai vu un autre qui marchait plus vite. À ce moment, j'entrai dans la taverne. Le second homme se trouvait à 70 ou 80 pieds de là. Son nom est Lacroix. Il est témoin dans cette cause.
Pinard était dans la taverne et Labelle vint nous rejoindre.
On me dit, dans la taverne, que quelqu'un avait été blessé à la haute-ville. On
mentionna même le nom de M. MeGee. Je
parlai à quelqu'un près de l’Hôtel-de-Ville. Deux
me rendis à la haute-ville et je
pas. Je vis Lacroix environ 8 minutes plus tard. Je m'arrêtai environ 5 minutes au coin de l'hôtel Russell. Je me rendis chez Lapierre, en vue de faire une arrestation. Lorsque je suis allé sur les € flats, » Pinard est venu avec moi et le charretier.
Il était 10 heures A. M. Lapierre me parla de Lacroix cinq ou six jours plustard. C’est alors que je à ai surpris dans son lit. Je lui demandai tout d'abord de me dire ce qu’il savait du meurtre, Je crois que je commençai par lui demander s’il avait vu quelqu'ur. tirer sur M. McGee. Il me répondit
rretier er Lane Mc- » nord bloc de maison , avani ans la à A ur cordor- ; la rue
I ye
; je ne:
Times.
, je le ne dire ; après, pra Il que la rendre ire de
Je suis Je l'ai on haquittai était 2 un bon ninutes ninutes rendis arrestaflats, »
rretier.
Le parla |. C’est . Je lui e qu'il je comvu quelépondit
feu et qu’il montrerait où cela avait eu lieu. Pinard lui parla dans sa chambre à coucher et lui dit de se lever parce que le magistrat de police.le demandait. Lacroix dit qu’il y irait le lendemain. Il demanda ce qu'on lui voulait. .Pinard lui demanda s’il avait vu. tirer sur un homme, et il répondit : oui. Pinard lui parlait en anglais. C’est une femme qui me fit entrer dans la maison. Je lui parlai en anglais et elle me répondit dans la rnême langue.
Je lui demandai à quelle heure son mari était rentré ce soir-là. Elle me répondit qu'elle ne savait pas. Alors nous montâmes en voiture et nous nous fimes conduire jusqu’à environ 100 verges du bureau de l’imprimerie de la Reine. Je renvoyai le charretieren le payant. Nous marchâämes du côté de l'hôtel Victoria, pour nous faire indiquer la route par laquelle l’homme assassiné était venu. Le témoin nous l’indiqua et nous découvrit la manière dont l'homme avait été assassiné. Il nous dit qu'un autre homme le suivait rapidement, Lui-même, le témoin, se tenait dans une porte. Je ne me rappelle pas ce que nous avons dit dans la voiture.
Je me rappelle avoir demandé au témoin où il était le soir du meurtre. Il me dit qu'il était allé chez son oncle, et à plusieurs autres endroits. Il nous mena dans la rue Sparks. Nous ne parlâmes pas de M. McGee dans la voiture afin de n'être pas entendus du charretier.: Nous le conduisimes, le lendemain, par la rue Sparks en nous faisant indiquer par où il était venu et ce qu'il avait vu. Je suis souvent allé chez Lapierre prendre un verre de bière : quelquefois jy entrais en hiv.r simplement pour me réchauffer et, d’autres fois, j'y allais pour affaire. Je n'ai jamais parlé de Lacroix à Lapierre. C’est Lapierre qui m'en parlait. Pinard m'en a aussi parlé, et j'ai communiqué nos conversations au magistrat de police. Je n'étais pas de service sur la rue ie jour du meurtre. Cinq ou six jours plus tard, j'allai chez Lapierre. Je m'y rendis entr’autres avec Pinard et Little pour demander à Lapierre le nom de l’homme qui nous avait parlé de Lacroix. Pinard et Little entrèrent ; moi, je restai en dehors. Pirard me dit que c'était Labelle qui avait parlé de Lacroix. Labelle lui-même m'a
rlé du meurtre de M. McGee, Lorsque J'ai été examiné devant le Coroner, j'ai répété ce que j'avais entendu chez La-
qu'il avait vu tuer un homme d’un coup de
pierre. Je n'ai pas eu de difficulté à comprendre les explications de Lacroix.
Pendant que Lacroix s’habillait, lorsque je suis allé le chercher, il m'a dit qu'il y avait eu un homme de tué. Je l’ai vu s’habiller. Il m'a mené à l'endroit d’où il l'avait vu. Lorsque nous fûmes arrivés au lot vacant, au coin de la rue Sparks, il m'indiqua où il avait vu un homme descendre la rue, le soir du meurtre. Il m'a expliqué comment il avait vu un autre homimne s’avencer $crs le premier et, arrivé au milieu du trottoir, tirer sur le premier, puis q e l’homme qui avait tiré se rendit vers une barrière, heurta un poteau de télégraphe et s’écria ; ‘“ Jesus / ” J'ai vu le poteau et la barrière ; Lacroix me les a montrés. Il m'a montré la porte où lui-même s'était caché. Je ne sais pas si cette porte était ouverte ou fermée. Il me dit que l’homme qui avait tiré tenait quelque chose à la main. Il m'a donné une description .de l’homme qui avait tiré; il m'a dit que ses pantalons et son habit étaient de couleur claire et qu’il avait un gilet noir.
Nous avons eu beaucoup de difficulté à faire parler Lacroix.
J'ai vu le poteau et Lacroix m'a montré
la bauteur à laquell: l’homme s'était:
heurté, environ 3 pieds et demi. Je n'ai
as remarqué si les cheveux du défunt étaient brûlés, mais j'ai vu des traces de poudre sur le collet de son habit.
Patrick BuckLey, assermenté et interrogé, dit :
Je suis employé à la Chambre des Communes comme gardien de la porte du vestibule principal.
Il y a deux entrées à la galerie des dames ; l’une à gauche, l’autre à droite. Je connais le prisonnier depuis la dernière fète de Saint-Patrice. Je lui ai demandé quelle part il prenait à la fète du jour. Il me répondit qu'il était marshall ; j'étais grand-marshall moi-x3ême pour la journée.
J'étais présent à l'assemblée qui précéda la fête de Saint-Patrice, assemblée à laquelle il fut élu marshall. Le lundi de la semaine suivante, il me demanda de lui louer un cheval. Le jour de la Saint-Patrice, il vint chercher le cheval. Le vendredi qui précéda le jour de la Saint-Patrice, je le rencontrui dans larue, Ilcausa avec moi et m'emprunta quelque chose.
Je ne l'ai pas revu ce jour-là, après la
rocession. Îl laissa chez moi une housse ke cheval, (saddle-cloth,) une paire de ro
settes et uns selle. Une semaine après la.
St. Patrice, je le vis à la Chambre des Communes et il me parla à la porte. Je n'ai jamais été intime avec lui; nous n’avons jamais pris un coup ensemble.
Je l’ai vu ensuite dans les passages de la chambre avec un messager du nom de Bryce.
lus tard, je le vis encore avec Bryce, à la chambre, et il me demanda un billet pôur entrer dans les galeries.
Je lui en donnai trois ou quatre. La dernière fois qu’il m'a demandé un billet, c'était le jeudi ou le vendredi ,avant la mort de M. McGee. Je lui en donnai alors deux ou trois. Le lundi, je ne lui ai pas donné de billets. Je ne l'ai pas vu durant la journée du lundi. Je l'ai vu sortir de la galerie le mardi, à 2 heures du matin, au moment où la chambre s’ajournait. Il sortit par la grande porte. J’attendais Sir John À McDouald près de la porte dont j'étais le gardien. Une de-mes voitures attendait Sir John.
J'ai vu, ce soir-là, Whelan entrer et sortir plusieurs fois.
Au moment où je conduisais Sir John à la voiture, j'ai vu Wheian sortir. Lorsque j'étais encore à la porte que je gardais, j'ai cru entendre la voix de M. McGee vis-à-vis le bureau de poste de la chambre. Whelan, adossé dans la porte principale, me regardait. Whelan est scrti avant moi; c'est la dernière fois que je l’ai vu.
Le jour de la Saint-Patrice, je pris un verre avec Whelan. J’ignorais son nom lorsque je lui ai loué un cheval et lorsque je lui ai donné des cartes pour lu galerie.
Je ne l'ai pas vu après la procession, lorsqu'il rapporta la housse. Je ne suis pas allé au chemin de fer. Je n'ai fait part à personne de soupçons au sujet de Whelan.
Interrogé par M. Cameron : —Le public est admis dans les galeries durant les séances de la chambre. Je ne connaissais pas Whelan lorsque je lui ai donné des cartes.
J'étais toujours à mon poste jusqu’à la dernière heure,et j'ai souvent vu les gens sortir. Le lundi soir, je r’ai point parlé à Whelan et je ne lui ai point donné de cartes, Jusqu'à cette époque, je ne le connaissais que de vue. J'étais présent à l'assemblée de la Société Saint-Patrice, lorsque Whelan fut nommé marshall.
Je ne l'ai jamais rencontré que dans la rue ; nous avons pris quelques verres on- “#mble et je lui ai donné des cartes, Je savais qu'il était tailleur et voilà tout. Ja me suis rendu dans la chambre des messagers où j'ai mis mon pardessus, Je suis
Sa pour chez moi en compagnie de M.
réchette, de M. Bryce et de mon frère, John Buckley ; ils étaiert tous dans la chambre des messagers, prêts à partir. J'ai vu Sir Geo. E. Cartier et M. Galt dans la rue. J'ai traversé la chambre des messagers et je ne suis pe retourné à mon poste, à l'entrée du vestibule. Je suis resté à peuprès quinze ou vingt minutes à m’habiller dans la chambre des messagers. Je crois que le chef des messagers m'a demandé quelle heure il était. J'e crois lui avoir répondu qu’il était 2h. J'ai vu des personnes traverser le carré des bâtisses publiques, à droite et à gauche.
MM. McGee et MacFarane étaient en avantet nous les avons rejoints à mi-chemin, je crois. J’ai vu MM. Cartier et Galt traverser la rue Wellington près le restaurant dit The Queen. J'ai pris le côté ouest de la rue Metcalfe et eux le côté est. Ils se sont arrêtés au coin et ont parlé durant quelques minutes. Lorsque nous fûmes au coin de la rue Sparks, M. McGee a traversé la rue#parks du Nord au Sud et M. MacFarlane s’est dirigé du côté de l'hôtel Russell. Mon frère John dit à M.
McGee : good night, et M. McGee répondit.: ‘good morning. À ce moment MM. Cartier et Galt s'étaient séparés; M.
Galt se rendit à l'hôtel Russell et M. Cartier descendit la rue Metcalfe. M. Kréchette, Bryce, mon frère et moi-même nous descendimes la rue Metcalfe toujours du même côté et M. Fréchette tourna à droite au coin de la rue. Queen. Dans tout le trajet, je n’ai point entendu de coup de feu. Lorsque mon frère a dit bonsoir à M. Mc- {ree, j'ai regardé dans la rue Sparks ; il faisait très-clair et je n'ai vu personne.
Louis Roy dit DEsJARDINS, assermenté, dit :—
Je demeure à Kamouraska. J'étais rendu à Ottawa le dernier jour de mars en qualité de témoin dans la contestation d’élection du comté de Kamouraska. Le 1er avril au soir, j'étais duns la galcrie de la Chambre des Communes, assis près du prisonnier. Je ne connaissais pas M. McGee.
Lorsque le prisonnier est entré, il avait l'air très-exalté. J'ai aperçu un pistolet dans la poche de côté de son habit, à droite. Il est sorti pendant trois ou quatre minutes, puis il est revenu et s’est placé debout à côté de moi. J'ai encore remarqué le pistolet dans sa poche. Je ne puis pas me tromper sur l'identité da prisonnier,
Interrogé par M. K. McKonzie :—-
Re Re RE A
SC DS 00 0e
nd eo
en
de M.
frère, ns la r, J'ai ns la essaposte, À peuhbiller b crois mandé avoir Q per- S pu-
int en i-chet Galt restaube côté le côté ; parlé
nous MeGoo u Sud
ôté de it à M.
tee ré- \vment és; M.
[. Car- [, Kré- 16 nous urs du | droite tout le de feu.
M. Mec- : il fai-
menté,
ais renars er ion d’é- Le ler .de la du pri- McGree.
] avait pistolet \ droite.
tre miacé demarqué uis pas anier.
Le prisonnier portait une blouse ouverte dont la poche était en dehors. Je n'avais jamais vu le prisonnier avant ce soir-là. Je ai vu quelques jours es à la cour de police. C’est M. O’Reilly qui m'a fait venir pour voir si je reconnaîtrais le prisonnier. Le lendemain ou le surlendem£in, j'ai dit à M. Gaudet, M. P., que j'avais vu le pistolet dans la poche du prisonnier.
Il y avait un mouchoir pardessus le pistolet, et je n’ai pu voir la grosseur du canon. J'ai bien vu quatre à cinq pouces du canon, mais je n'ai pu compter le nombre de coups à cause du mouchoir qui me cachait le pistolet. Je n'ai pas parié au prisonnier. Je n'avais pas de compagnon dans la galerie. Je ne me rappelle pas la couleur de l'habillement que portait le prisonnier. Ilavait peut-être deux habits, je ne saurais dire. C'était le ler avril, un mercredi.
Edward Srorr, assermenté, dit :—
Je demeure dans la rue Maria. Au mois d'avril dernier, j'étais, et je suis encore messager à la Chambre des Communes, Je connaissais M. McGee. Je l'ai vu le 6 avril. ‘Le soir de ce jour, la Chambre se rassembla entre 7 et 8 heures. J'ai vu M.
McGee se rendre à ia Chambre et prendre son siége vers la même heure. Son siége se trouvait à droite de l’Orateur. Je connais le prisonnier. Je l'ai vu, pour la première fois, entre 9 et 10 h. M, à la Chambre des Communes, dans la galerie est.
J'étais de garde à la porte sud-ouest.
Ce soir-là, M. McGee a fait un discours au sujet de la mission du Dr. Tupper. Le prisonnier était penché sur la rampe de la galerie. J'ai remarqué que sa figure avait un air menaçant. J'ai vu un homme blond à côté de lui. J'ai vu aussi le prisonnier mettre sa main droite dans la poche gauche (de côté) de son habit et la main
auche dans la poche droite, puis branler a tête. Ace moment, je fus appelé en dehors.
Entre onze heures et minuit, j'ai vu le prisonnier dans le vestibule qui fait face au bureau de poste. Il se tenait près de la porte est et regardait du côte de la bibliothèque. Je n'ai rien dit du tout à personne. Buckley n'était pas à son poste. En descendant à la chambre des messagers, je dis au prisonnier qu’il ne devait pas se tenir là, et il alla s'asseoir à l'entrée du corridor où aboutit l'escalier de la galerie. J'ai passé près de lui en
oo oo
descendant à la chambre des messagers, Quinze ou vingt minutes plus. tard, je l'ai encore vu assis près de l’entrée de la galerie. Vers une heure du matin, je l'ai revu dans la galerie nord qui se trouve à la gauche de l'orateur.
Il était avec un homme que j'avais déjà vu uvec lui, et ils parlaient tous les deux à voix basse. À ce momert, je le perdis de vue, J'ai ensuite revu le prisonnier à la porte où aurait dû être Bnckley qui ne se
trouvait pas à son poste, il était alors une
heure et 30 minutes Le prisonnier ne parlait à personne. Il était à quatre ou cinq pieds de la chaise où Buckiey avait habitude dese tenir ; il resta là 4 ou 5 minutes, Quand je revins, je vis Buckley, mais le prisonnier était parti. Je le vis dans la galerie où il ne resta que quelques minutes, puis je le perdis de vue, À deux heures, j'allai mettre un journal à la poste. Je vis le prisonnier debout près de la chaise de Buckley et appuyé contre le pilier de la porte est. Le prisonnier parlait à Bucxley. Graham gardait l'entrée de la porte principale. J'ai revu le prisonnier lorsque je suis allé dans la galerie des rapporteurs, et quand j'en suis revenu. il était encore là. Il était alors environ 2 heures 10 minutes. Le prisonnier avait le dos appuyé contre le mur, près du passage de la galerie du Sénat,
Je descendis pour me préparer à partir.
Je n’ai pas revu le prisonnier ensuite. La première fois que je l'ai vu, il conversait avec trois jeunes gens dont deux bruns et un blond. Dans ce groupe, mon attention fut particulièrement attirée sur Whelan que je remarquai faisant des indications avec son doigt. Je signalai ce groupe à J, Brown, P. Buckley et Robert Neil, et leur demandai s'ils connaissaient ces quatre jeunes gens dans la galerie.
Interrogé par M. H. Cameron :—
Ce soir-là, il y avait beaucoup de monde dans les galeries de la Chambre. J'ai remarqué M. O’Gara et plusieurs autres personnes. Il est contre la règle de laisser des personnes se tenir dans le passage à moins qu’elles n’attendent des membres, Je suis sûr, d’après mon journal, que M.
McGee commença à parler entre 9h. et 10h., et s'assit vers 11h. (Cette assertion contraire à la déposition d'autres témoins ‘i prétendent que c'est à 11h. que M.
cGee commença à parler, est le sujet de quelques remarques, mais Storr la maintient.) J'ai vu le prisonnier désignant M.
McGee du doigt. Lorsque la Chambre siége . !
# % È Fi LA
bien tard, il ne reste pas beaucoup de monde dans les galeries. Il n’y avait pas
lus de 30 personnes dans les galeries vers a fin de cette séance. Je he connaissais pas le prisonnier, je ne me rappelle même pas l'avoir vu auparavant, mais je me souviens très-bien de lui.
Il avait un pardessus qui lui descendait jusqu'aux genoux. A ce pardessus, il y avait une poche de côté. Je tiens généralement un journal (diary). Je me rappelle avoir marqué, selon mon habitude, ce qui arriva ce soir-là ; je fis cela avant de me coucher. Il y a environ sept ans que j'ai l'habitude de tenir ce journal. Je n'enten-
.dis pas parler du meurtre de M. McGee durant la nuit ; je ne ’appris qu'à 7h. du matin.
Geo. R. GREGG, assermenté, dit :
Je suis rapporteur du Leader. J'étais dans la galerie le 6 avril dernier. Autant que je m'en souviens, M. McGee, que je connaissais bien, commença à parler vers 9h. 40m. et termina vers 11h. (Ceci s’accorde avec la déposition de Storr.)
Transquestionné par M. J. H. Cameron :
Je ne saurais dire si M. McGee a parlé deux fois ce soir-là.
(Cette différence entre l'heure indiquée par MM. Gregg et Storr et celle qu'ont mentionnée les autres témoins psurra être vérifiée en consultant le rapport de la séance dans les journaux.)
Adolphe PinaRD, assermenté, dit, : — J'’appartiens à la police de cette ville. Je me souviens que le 6 avril, au soir, A de service avec Jordan. Je quittai la station de police à 2h. 10m. Je me rendis au coin de l’hôtel Russell où je restai quelques minutes. Il faisait un beau clair de lune.
J'ai vu de loin des personnes qui venaient de la Chambre des Communes. Je me rendis au coin des rues Rideau et Sussex; puis j'allai jusqu’à la taverne de Lapierre. Je ne rencontrai personne dans la rue. J’entrai dans la taverne où je cherchais quelqu'un, et Jordan resta à la porte. Jordan entra ensuite avec un nommé Labelle et mo dit que M. McGee avait reçu un coup.
Lapierre me dit : ‘“ Vous entendez, Pinard ?” Labelle dit qu'on avait battu et renversé M. MeGee à la haute-ville. Ensuite, nous remontâmes la rue Sussex et nous rencontrâmes un homme auquel Jordan demanda s’il avait entendu dire que M. McGee avait été assailli; l’homme répondit affirmativement, 1l ajouta qu'on avait tiré sur M.
MecGee auprès de l'hôte: Trotter, J'ai vu
McVitty et d’autres. J’allai voir M. McGee gi était étendu mort sur le trottoir. Mc-
itty était là avec d’autres persrnnes.
Quelques jours plus tard, j'ai eu d’autres renseignements de Lapierre, à l’époque où je recherchais Labelle. Je cherchai Labelle mardi ou mercredi. Lapierre me dit qu'un nommé Lacroix avait vu tirer le coup. Je me mis en cherche de Lacroix que je trouvai sur ‘Lebreton’s flats.” Je le trouvai au lit; il était environ 11 h. du soir. Je n'ai trouvé Lacroix que deux jours après qu'on m'avait donné les renseigneraents.
Autant que je m'en souviens, c'était le mercredi soir. J'avais vu M. McGee mort le mardi matin. Je partis le même jour (mercredi) pour Prescott, en cherche de quelques personnes. Whelan fut arrêté ce jour-là. C'est la femme de Lacroix qui m'ouvrit la porte lorsque j'allai à la maison. Je demandai à Lacroix de venir me montrer où l’homme avait été tué. La femme de Lacroix commença à pleurer.
Je lui dis de ne pas avoir peur et qu’on ne ferait pas de mai à son mari. Je partis alors avec Lacroix, le constable Jordan et le charretier qui m'avait amené. Nous montâmes la rue Wellington et au coin de la rue Bank, je fis tourner la voiture pour
rendre la rue Sparks. Nous descendimes LS voiture au coin de la rue O'Connor, près de la taverne de Clarke, et je dis à Lacroix de me montrer où l’homme avait été tué.
Il semblait avoir peur, et je l’observai de crainte qu'il ne cherchât à fuir. Il me mena le long du lot vacant, vis-à-vis l’établissement Desbarats, puis il prit le côté est de la rue, me montra par où le meurtrier était venu et l’endroït où le premier homme, suivant son expression, avait été assassiné. Il me dit que ce premier homme marchait en tenant à la main quelque chose qu'il faisait balancer. Il m'a montré la route que les deux hommes avaient suivie et comment l'assassin avait fait.
(Ici M. M. C. Cameron soulève une objection contre ce témoignage, mais l'objection est écartée, et le témoin cont'nue.)
Examiné par M. M. C. Cameron :—
Je me rappelle très-bien tout ce que j'ai vu et entendu, bien que je n’en aie pas pris de note écrite. Il était 2 h. 10 m. lorsque jai quitté la station de police, le 6 avril au soir. J'ai une bonne montre. Du coin de l'hôtel Russell, j'ai vu plusieurs personnes qui sortaient du parlement.
(Ici le témoin répète ce qu'il a déjà dit
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au sujet de ses allées et verres dans la rue | c’est à M. O’Reilly seul que j'ai répété ce
Sussex, puis il continue :)
que Lacroix n’a dit. Un jour ou deux
* Chez Lapierre, j'ai pris un verre d’eau | après être allé chercher Lacroix, je dis en
et j'ai vu, dans la bar-room, Edmond Germain et Patrick Ecckles, qui jouaient aux cartes, Je fis quelques questions au sujet de la personne que je cherchais ; Lapierre
‘savait que je cherchais quelqu'un.
(Ici le ‘témoin répète exactement ce FL a dit au sujet de sa conversation avec
abelle, de sa présence. (du témoin) à la haute-ville et de son voyage à Prescott.)
Il continue :— La proclamation a été émise quelques jours après le soir où j'étais chez Lapierre. C’est Lapierre qui m'a donné le nom de Labelle.
Cette fois-là, les constables Jordan et Lyttle m'attendaient à la porte. Le magistrat de police m’envoya, le lendemain du meurtre, à la recherche de Lacroix. Jo me rendis chez un nommé Parent dans la rue de l’église. Parent et un autre homme que j'interrogeai me dirent que Lacroix ne demeurait pas dans cette rue. Dans la rue Bolton, je m'adressai à un nommé Borr qui me dis que, près de l’usine à gaz, £ pourrais avoir des renseignements sur
acroix. Là je parlai à une vieille femme, dont j'ignore le nom, et qui me dit que Lacroix demeurait à la Chaudière. A la station des voitures je pris le cab du nommé Melntyre, mais ce n’était pas Mclntyre
qui conduisait; c’était un autre homme
que je ne connais pas.
(Ici le témoin raconte sa visite chez Lacroix ; il répète aussi tout ca qu'il a dit de son trajet, en voiture, depuis la Chaudièrs jusqu'au théâtre du crime.)
Il continue :.
Je connais Edmond Germain; je n'ai pas eu de conversation avec lui au sujet de M. McGee. Je ne lui ai jamais dit que sl m'aidait à trouver de bons témoins, il
aurait une part de la récompense. Je n'ai
jamais dit pareille chose à personne. Après que Lacroix m’eût montré l’endroit où le meurtre avait eu lieu, je le menai chez M.
O’Gara, magistrat de police, où il fut examiné. Il était un peu plus de minuit. M.
O’'Gara m'attendait à la station; c'était avant l'arrestation de Whelan. Je ne me rappelle pas que Lacroix ait été appelé lors de l'enquête. : On le laissa aller après l'avoir examiné. Quinze jours plus tard,
je fus envoyé de nouveau en - cherche de
sacroix, À cette époque, le prisonnier à la barre était arrêté. C'est M. O’Reilly qui m'envoya en cherche de Lacroix, et
badinant au chef de pclice, que Lacroix m'avait tout dit par rapport au meurtre.
Le sergent Davis était avec moi lorsque Lacroix fut amené la première fois devant M. O'Gara. Ni Jordan ni moi nous n’avions de photographies (de M. McGce et de Whelan) et nous n'en avons point montré à Lacroix.
Examiné de nouveau par M. J. O'Reilly :
Je ne savais pas ce que disait la proclamation ; je ne sais pas lire. Je sais encore bien moins si la proclamation était signée par l’hon. J, H. Cameron. (Rires et applaudixsements.) La seconde fois que je fus envoyé en cherche de Lacroix, il était à 8 ou 10 milles de la ville. J’eus de la peine à le trouver. Je lui demandai pourquoi il n'avait pas déclaré à quelqu'un tout ce qu'il savait au sujet du meurtre de M.
McGee. Il me ditqu'il craignait d’en »arler parce qu’on pourrait l’accuser du :uervtire,
Jon J. McGEz, assermenté, dit :
Je suis le demi-frère de feu T. D. McG...
Je demeurais avec lui dans 14 rue Ste.
Catherine, à Montréal. Mon frère était chez
lui le soir du jour de l’an de cette année. .
Entre 1h. et 2h. du matin, on sonna ; j'allai ouvrir et je vis le prisonnier qui me dit qu'il voulait voir M. AeGiee pour affaire pressante. Je lui dis qu'il était bien tard, mais que pourtant j'allais avertir mon frère qui me dit de faire monter le prisonnier dons la bibliothèque.
J1 s’assit et dit à mon frère qu’on voulait brûler sx maison à 4 h. ce matin-là. Le prisonnier était accompagné d’un homme que nous voulûmes faire entrer mais qui refusa et s’en alla. Alors mon frère écrivit une lettre au chef de police; (la lettre est produite et identifiée ; }—cette lettre était conçue en ces termes :
‘“ Je suis averti qu’on veut mettre le feu à ma maison, ce matin à 4 h. Il est 2 h.
30 m. Je ne puis pas voir le magistrat, ns je réclame deux hommes de garde ou
us.”
La lettre était adressée au surintendant de la police. Le prisonnier nous avait dit précédemment qu’il s'appelait Smith et était employé au Grand-Tronc. Mon frère lui remit la lettre.
Quand j'ai revu le prisonnier, dans sa cellule, il m'a reconnu et m'a dit m'avoir vu chez mon frère au jour de l'an, Je l’ai très-bien reconnu moi aussi.
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Transquestionné par l’hon. J, H. Cameron :
Je suis sûr que c’est le prisonnier qui s’est donné le nom de ‘“ Smith dn Grand- Tronc” chez mon frère. Je n'ai pas entendu dans quels termes il a annoncé à mon frère la nouvelle qu’on voulait brûler sa maison. Je n'étais pas dans la bibliothèque à ce moment. Mais je sais qu'il a donné tout de suite son nom, sans difficulté, (Smith),
Examiné de nouveau par M. J, O’Reilly :
Le prisonnier dit que son ami et lui revenaient d’un bal où son ami avait entendu pe du projet de brûler ia maison de M.
«Gee.
L'heure de la malle me force à remettre à demain l'analyse des témoignages de Hunter, Holbrook, Choquette et McLaughlin, appartenant tous trois à la police riveraine de Montréal ; ces témoignages et celui de Labelle sont très-courts et d’une importance secondaire ; mais comme je tiens à vous donner un historique complet de toute l'affaire, je les analyserai dans ma lettre demain.
Hier et ce matin, malgré le mauvais temps, l’affluence était énorme à la cour.
Ottawa, le 9 septembre 1868, . 6 heures P. M.
Voici l'analyse complète des témoignages
ui ont été entendus à la fin de la séance ‘hier :
George Hunter, étant assermenté, dit :—
J'appartiens à la police riveraine de Montréal. M. McLaughlin est premier constable, La lettre de M. McGee a été donnée à M. McLaughlin par ’intermédiaire du constable Holbrook, à qui le prisonnier l'avait remise. Il était alors 4 heures 45 minutes du matin, le 2 janvier, Je montai au second étage de la station de police prexdre deux revolvers.
Le prisonnier ne m’attendit pas et je me rendis avec deux hommes à la maison de M. McGee, où je ne trouvai personne.
Transquestionné par l’hon. J. H. Cameron :—
La station de police voisine et celle où se tient le chef de police se trouvent à environ un quart de mille de celle où j'étais moi-même,
À M. O’Reilly:— De la station où
LA
J'étais, il faut passer par celle dont je viens
de parler pour se rendre à la maïson de M, Meteo,
Le constable HoLBRooK, interrogé, dit :
J'appartiens à la police riveraine de Montreal. Le 2 janvier, à 4 heures 45 mi:
nutes du matin, au coin de la rue des Sœurs Grises et de “Common Street,’ la
risonnier m'a remis une lettre de M,
cGee destinée au surintendant de la police. Ilm’a dit quil n'avait pu trouver le surintendant, qu'il était allé au carré Chaboillez, puis à la station centrale,et que c'est cela qui l'avait retardé, IL me dit aussi qu'il n'y avait point de réponse à la lettre, Je le quittai à la station, à un demi mille de la station centrale, Je n’avais jamais vu le prisonnier auparavant, Quand le prisonnier m'a remis la lettre, j'étais en compagnie du constable Choquette.
Le constable CHOQUETTE, assermenté,fait sa déposition dans le même sens que les ueux témoins qui l’ont précédé, bien que la Cour dise que son témoignage n'est pas nécessaire, Il ajoute seulement, en réponse à M. M. C. Cameron, qu'il n'avait
point entendu dire qu’il y eut une conspi- ‘
ration contre M. McGee,
Le coustable McLAuGxHLIN, assermenté, répète les mêmes assertions que les témoins précédents et identifie la lettre qu'on lui montre.
Pierre LABELLE, étant assermenté, dit :
Au mois d'avril dernier, j'étais à Ottawa, employé comme messager à la Chambre desCommunes. Je me rappelle la nuit où M. McGee fut tué. Je restai à la Chambre jusqu’à l’ajournement, Je partis pour la rue Bolton, basse-ville, où je demeure,'vers 2 heures 30 minutes du matin.
Je passai devant l'hôtel Russell où je vis une foule qui se dirigeait vers le bas de la rue Sparks. Un homme me dépassa en me disant : ‘Savez-vous la nouvelle? M.
McGee vient d'être assassiné.” Cet homme était John Buckleÿ,que je connaissais bien.
Je voulus l'arrêter pour lui parler, mais il traversa le pont en courant et je le perdis de vue. Dans la rue Sussex, je rencontrai Pinard et je lui dis, en français, que M.
McGee avait été tiré.” John Buckley courait, comme je l’ai dit, maïs pas très-vite.
Transquestionné par l'hon. J. H. CAME-.