FRERE
rière moi, lorsque je descendais la rue Metcalfe, Les deux frères Buckley étaient immédiatement en avant de moi. MM.
McGee et MacFarlane ont pris le trottoir
ui longe le restaurant dit ‘ The Queen. ”
. MacFarlans a quitté M. McGee au côté nord de la rue Sparks. Je suis entré dans la rue Metcalfe en prenant le mème trottoir que MM. McGee et MacFarlane. J'ai perdu de vue les frères Buckley et Bryce au coin des rues Queen et Metcalfe. M.
McGee avait une canne. J'étais rendu à ma maison de pension lorsque j'ai entendu le coup de feu. Il faisait clair de lune et je voyais à une grande distance devant moi. Je n'ai aperçu personne dans la direction que M. McGee a prise. J’ai entendu le coup de feu sept ou huit minutes après avoir quitté la Chambre des Communes.
WiLLiaM TRorTER, (âgé de 12 à 13 ans,) est assermeonté.
Son Honneur le juge Richards lui demande s’il connait la valeur d’un serment.
Malgré sa réponse affirmative, Son Honneur lui donne quelques explications, après quoi, interrogé par M. J. O’Reilly, l’enfant répond :
Je suis le fils de Madame Trotter. M.
McGee pensionnait chez nous. J'étais em-
loyé, à cette époque, comme page à la Pie des Communes. J'ai quitté les bâtisses du parlement 5 minutes après l’ajournement de la chambre. J'étais avec M. W. Ross, un des employés du bureau de M. W.B. Lindsay, et avec J. Connell et J.
Kennedy, tous deux pages. Je suis sorti par la porte de l’ouest et je me suis rendu à la maison en suivant le côté gauche de la rue O'Connor. Au moment où je passais devant la bâtisse du département des Travaux Publics, j'ai entendu un coup de feu.
J'ai cra que quelqu'un s’amusait à tirer sur les corbeaux. J'ai descendu seul la rue O'Connor : Kennedy et Connell demeuraient dans la rue Wellington. En arrivant dans la rue Sparks, je vis quelque chose de noir à notre porte; j'ai cru que c'était un chien de Terreneuve. L'objet noir ne se trouvait pas à plus d’un pied de ia porte. J’aperçus une iumière dans le passage ; la porte était fermée. Je me rendis au bureau du Times qui se trouve du côté de la rue opposé à notre maison. Sans être certain de ce qu’il y avait à notre porte, je dis aux employés du Times qu'il y avait un homme couché sur le trottoir vis-à-vis notre maison. Le Dr. Robitaille et les
PRÉ RE SRE
autres pensionnaires étaient à la porte.
J'aperçus alors M. McGee et je le reconnus.
Il était éiendu la face contre le trottoir et semblait mort. Je ne sais pas qui a relevé le cadavre.
Interrogé par M. H. Cameron :--Je n'ai aucune idee du temps qu'il faut pour 8e rendre du département des Travaux Publics au coin de la rue Sparks. Je n'ai pas vu autre chose que l’objet noir à la porte de notre maison. Je ne rencontrai ersonne en quittant Kennedy et Connell.
orsque j'ai entendu le coup de feu, je ne pouvais pas voir dans la rue O'Connor. En
ren
cevoir des personnes qui se dirigeaient vers l'hôtel Russell, mais je ne pouvais distinguer les couleurs de leurs coiffures du coin des rues Sparks et O'Connor. Je ne savais pas que c'était M. McGce qui était étendu sur le trottoir.
Mary ANN TROTTER, étant assermentée et interrogée par M. J. O’Reilly, dit :—
Je réside dans la rue Sparks où je tiens une maison de pension et un saloon, duns le bloc appartenant à M. G. E. Desbarats,
Enrevenant des rues Sparks et O’Connor, il y a trois entrées pour pénétrer dans ma maison. M.McGee avait l'habitude d'entrer par la porte qui avoisine celle de la bar ou saloon. Il n’y avait pas tout à fait un mois que M. McGee pen-
siné. [l partit pour la Chambre des Communes entre 7 et 8 heures du soir, emportant avec lui quelques papiers; il était en bonne santé. J'avais plusieurs autres pensionnaires, outre M. McGee. Ce soir-là, je suis restée dans la salle à manger jusqu’à l’ajournement de la Chambre.
Je ne saurais dire lequel des pensionnaires est rentré le premier ; je sais que le Dr.
Robitaille était dans sa chambre. J'ai entendu des pas précipités vis-à-vis la fenêtre de la salle à manger. C'était peut-être le pas de mon fils. Le bruit que j'ai entendu à la porte n’était pas fort ; c’était une espèce de frottement. J'ouvris la porte de la salle à manger pour me rendre dans le passage. Alors le bruit dont je viens de parler cesse ; j'entrouvris la porte du passage pour faire entrer mon fils, mais personne ne se présenta. J’écoutai un instant et tout-à-coup une sorte d’éclair m'éblouit, puis je sentis une odeur de poudre. Je crus que c'était un ‘“pétard ”” avec lequel les enfants s'amusent. Je rentrai dans la salle à manger et, peu de temps après, je
cd rap * entrant dans la rue Sparks, j'ai cru aper-
sionnait avec moi lorsqu'il a été assas- :
rétournai à la porte du passage pour voir si mon fils arrivait, et j'aperçus un homme étendu sur le trottoir. Je montai avertir le Dr. Robitaille et quelques autres des pensionnaires ; ils descendirent et nous pûmes tous apercevoir, À la porte, M. MeGee mort et baigné dans son sang.
Je connais le prisonnier, Je l'ai vu, ayec Bryce, quelques jours avant lo meurtre. Ils prirent chacun un verre de vin et s’en allérent., Deux ou trois jours want le meurtre, Whelan revint seul ; il entra par le passage qui avoisine ia salle à mangor. Pouviis la porte de la salle à manger pour voir qui était là et j'aperçus le prisonnier.
11 me demanda, en premier lieu, un verre de vin; puis une plume et de l'encre qui se trouvaient sur la table de la salle à manger ; je lui refusai la plume et l'encre ; il me demanda un crayon ; je lui refusai également. Il prit un autre verre de vin et partit; il était onze heures du soir.
Interrogé par M.H. Cameron :—Lorsque Bryce et Whelan vinrent chez moi, Whelan était sobre.—-La première fois que j'ai ouvert la porte, le soir du meurtre, je n'ai rien entendu. La porte du passage a un verrou qui ne peut être ouvert avec un.passe-partout (latch-key). Je ne saurais dire si le verrou était mis.—Après le coup de feu, je n'ai entendu ni pas, ni cris. La première fois, je n'avais pas ouvert la porte suffisamment pour voir dans la rue.
Interrogée de nouveau par M.J. O’Reilly : —Lorsque je suis allée à la porte du passage, l’autre porte de la maison et celle de la buvette (bar,) étaient fermées.
Ici, M. Geo. H. Perry, A. P. fait voir, sur un plan, que les détails topographiques donnés par le témoin sont exacts.
Michael MAcARTHY, étant assermenté, et interrogé par M. J. O’Reilly, répond :— Je fais le service de messager-en-chef, dans la salle des séances de la Chambre des Communes, et j'étais de service le 6 avril dernier. Après l’ajournement de la chambre je sortis par ia porte ouest et me rendis à la rue Wellington que je su: ,is jusqu’à l’Eglise écossaise, Je demeure dans la rue Sparks, porte voisine de M.Skead. Je n'ai entendu aucun bruit ni vu ou rencontré personne en me rendant chez moi.
* Le Dr. McGrzrivray, étant assermenté, et interrogé par M. j. O’Reilly, répond :— Le avril, entre 3 et 4 heures du matin,
1et 8 minutes.
je fus appelé chez Mme Trotter où je me rendis en toute hâte. Je trouvai M. McGee couché obliquement sur le trottoir. Je remarquai une longue et M trace de sang qui partait des marches de la porte et suivait le trottoir, en descendant. Le corps était encore chaud et le sang paraissait tout frais, mais la vie était éteinte, L'examen du corps a été fait par le coronaire, J'ai trouvé, à deux pouces du bord de la porte, une balle qui y avait pénétré obliquement.
Un passe-partout était à moitié entré dans la serrure. Sur le seuil de la porte, J'ai ‘amassé un cigarre et une dent. J'ai fait l’autopsie, assisté du Dr. Wolf.
Le Dr, VAN CoRTLAND, coronaire, dit : je suis coronaire de la cité, et chirurgien de profession. Dans la matinée du 7 avril dernier, je fus appelé pour faire nne enquête sur le corps de M. McGee. Je constatai une blessure faite par une arme à feu, la mort avait été instantanée. Le Dr, Mc- Gillivray me remit la balle que j'ai moimême remise à l'agent de police secrète, O’Neill.
M. MACFARLANE, M. P. étant assermenté et interrogé var M. J. O’Reilly, répond :—
Je connaissais M. McGee; il représentait Montréal Ouest, à la Chambre des Communes, à
Le 6 avril au soir, il fit un discours au suje, da la mission du Dr. Tupper.
Il commenca à parler entre onze heures et minuit, et parla pendant deux heures.
La chambre s’ajourna environ à 2 heures e quittai le parlement avec M. McGee. MM. Cartier et Galt sortirent par le passago est et nous par le passage ouest, nous sortimes par la port principale. M. McGee me donnait e bras et nous descendimes la rue Metcalfe.
Je quittai M. McGee au coin des rues Sparks et Metcalfe. Au moment où je passais près de la banque d’Cntario, j'ai vu Buckley traverser la rue. MM. Cartier et Galt se trouvaient alors au coin opposé.
Après avoir quitté M. MeGee, j'ai aperçu Buckley oui lui parlait au coin du magasin des MM. Hunton..
A l'entrée du pont des Sapeurs j'ai vu M.
J. N. Lapum, M. P., mais je n’ai vu aucune autre personne. C’est seuisment le lendemain, à huit heures moins un quart, que jai vu son cadavre. En sortant de la chambre des communes je n'ai remarqué personne que des messagers.
Je n’ai vu personne se dirigeant à l’est
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ou à l’ouest, nj en sortant du parlement, ni dans la rue Metcalfe.
Avant de sortir des bâtisses du parlement, Sir John A. McDonald me proposa de descendre à la buvette, où nous primes
Ensuits, celui qui avait tiré, s’en retourna par le même chemin ; il y u deux poteaux sur le côté de la rue; en dévirant, il s’est frappé sur l’un de ces poteaux et jo l'ai entendu crier : ‘“ Jesus ! ” Il est ensuite
un cigarre ; mais cela ne dura pas plus de |remonté sur Le trottoir et il est entré par
trois minutes.
Le Dr, MoGiLrivray, examiné de nouveau, dit :
une barrière. J'étais près d’une maison de brique qui se trouve au bout de la clôture.
La maison de brique est plus près du Pont
Je crois que M. MeGee a été tué d’un |des Sapeurs que des “ Chaudières, ” C’est
coup de pistolet.
John Rocers, étant assermenté et interrogé par M. J. O’Reilly, répond :
Je suis employé à l'imprimerie du Times.
Je me rappelle très-bien la nuit du 6 au 7 avril. J'ai entendu le coup de: feu et le jeune Trotter vint nous dire qu'il y avait un homme étendudevant ia porte de la # Tcronto House.” Je cascade: traversai la rue et trouvai une foule de monde assemblé près de la maison Trotter et j'aperçus M. McGee mort. On m'envoya chercher le docteur McGillivray que je ramenai 2vec-moi.
J. B. LacRoix, étant assermenté et interrogé par M. J. O’Rciily, répond :—
Je suis d'Ottawa et, au printemps dernier, je demeurais dans la rue des Sœurs Grises. Le 6, j'avais affaire à me rendre sur les ‘ flats. ” Je partis le soir et me mis en route, pour revenir, vers 1h. 30m.
A.M. Je revins par la rue Wellington, et je traversai la première rue après le pont ; puis je m'en allai tout droit chez nous. En arrivant aux bâtisses publiques, j'ai traversé la première rue à droite et je suis arrivé dans une autre rue, où il y a une clôture, pour un bout, du côté gauche ; iln’'ya pas de maisons de ce côté-là, à l'entrée de la rue. Quand je suis arrivé à la clôture, j'ai vu venir de mon côté un homme habillé de noir avee un chapeau de castor sur !a tête. Ils’est rendu jusqu’à la porte qui se trouve vis-à-vis un poteau du télégraphe.
I1 pouvait être à 12 ou 15 verges de moi lorsque je l'ai vu. J’ai vu une autre personne à 7 ou 8 verges de la première et marchant dans la même direction. C'était un homme qui avait un pantalon grisâtre, une veste noire et un habii court. Il suivait la première personne du même côté de la rue. La première personne semblait vouloir ouvrir la porte vis-à-vis le poteau du télégraphe : puis j'ai entendu un coup de pistolet. La première personne avait le
visage tourné vers la porte; l’autre arriva derrière elle, leva le bras, le coup partit ; la première personne tomba sur le trottoir, 1 tête la première vers la porte.
après avoir tiré le coup que le second homme s'est déviré de mon côté, et s’est frappé contre le poteau. J’arrivais près de la maison de brique quand le coupa été fait et que je l'ai vu; je me suis en allé tout droit chez nous ; j'avais peur d'aller regarder l’homme qui était tombé, J'étais dans la porte de la maison de brique lorsque l'homme qui a tiré le coup s’est en allé, et pendani qu’il s'éloignait, j'ai trèsbien pu distingner son visage. Je ne sais pas #il m'a vu, mais je pense que non.
Je l'ai vu plus tard dans l'office de la prison, et alors il avait une culotte blanche, un habit et une veste noirs.
Je le reconnais bien : « C’EST LE PRISON- NIER ! » Je n’ai parlé à personne de ce que
jj'avais vu, parce que je ne savais pas #i
l’homme était mort. Le lendemain, j'ai deménagé pour aller demeurer sur les ‘ flats ” près du petit pont qui traverse le ‘ Crique ” ; puis je suis allé travailler chez M. Harris, près du pont des Chaudières.
Ensuite je suis monte au ‘“ Rapide ”s Chènes ” pour avoir de l'ouvrage et j'y ai travaillé ; mais on est venu m'ôter de là.
C'est un policeman et un monsieur qui sont venus me chercher et m'ont emmené en ville.
Je crois ue c’est devant un magistrat qu'ils m'oi. mené ; puis ils m'ont enfermé à la prison vù je reste depuis. J’ai paru devant un magistrat : la première fois, on m'a arrêté dans mon lit à la maison que j'occupais sur les ‘ flats ?’; Ja seconde fois, c'est-à-dire quatre ou cinq jours après, on m'a arrêté dans le chantier de M. Reddy, au Rapide des Chênes.
Je ne m'attendais pas à recevoir quelque chose ni la première, ni la deuxième fois qu'on m'aarrêté. Je n'avais jamais vu le prisonnier avant le coup. Je lai vu le soir du coup et, plus tard, en prison où je l'ai montré sitôt que je l'ai aperçu. Je ne l’ai pas vu entre ces deux fois-là. J’ai déménagé le lendemain du meurtre.
schérif une couple de fois à la prison. La fois que j'ai reconnu le prisonnier parmi
J'ai vu le.
12 à 15 autres, le schérif était là. Je n'ai eu sucune difficulté à reconnaitre le prisonnivr.
Interrogé par M. H. Cameron.
Ii y avait 8 ou 10 jours que j'étris à Ottawa, avant le soir du meurtre. Je venais de Rigaud. Je demeurais avec mon beuufrère et d’autres étrangers. J'ava's ane chambre pour ma femme et moi. J'étais venu auparavant à Octawa ; je connais la ville depuis 16 ans et j'y vicns chaque année. Le jour du meurtre, je partis seul, dans l'après-midi, pour me rendre sur les “ flats, ’ afin de trouver une maison à louer. Je parlai à plusieurs personnes dans la journée, mais je ne les connais pas, sauf un de mes oncles, et je ne pourr&is jas dire leurs noms. Je partis dans l’aprèsmidi ; je dinai à la maison avant de partir et depuis ce temps-là jasqu’à 1h. 30m. du matin, j'ai cherché une maison et en même temps de l’ouvrage. Je ne me rappelle pas | les noms des personnes auxquelles je me uis adressé pour une maison, mais Je suis a'lé demander de l'ouvrage chez M. Baldwin et chez M. Eddy. Je me rappelle que j'ai
assé devant chez mon oncle à qui j'ai
emandé l'heure. Il m'a dit qu'il était 1h. ou 1h. 30m., À. M.
En arrivant près de la première des bàtisses publiques, j'ai vu des hommes près de cette bâtisse. Mais au coin de la rue où est la maison de brique dont j'ai parlé, je n'ai aperçu personne avant d'arriver à cette maison de brique. J'ai vu le prisonnier à 7 ou 8 verges du coin de la rue. Il avait un casque noir et l'autre homme avait un chapeau noir. Quand j'ai enteadu le coup, je rue suie caché dans la porte de la maison de brique, et j'ai vu ie prisonnier
asser à 14 ou 15 ver.;es. Je n'ai jamais vu
a figure 4e l’homme qui a été tue. Quand je l'ai passé, je n ai pas vu sa figure. Lorsque je me suis caché, j'avais le dos tourné vers la porte de la maison de brique et je rezarduis ds l’autre côté de la rue. J'étais à.10 vu 11 verges des deux hommes lorsque je les ai vus. Ayant de tirer le coup, l'homme a marché bien vite; mais il ne coureit p:8 Après le coup, il s’est déviré de mun côte ot lorsqu'il est remonté sur le trottoir il s'est encore reviré, et il ‘était alors à 9 ou 10 verges de moi. Je n'ai pas eu d'autre occasion de voir sa figure. La barrière par lequelle il s’est sauvé eat du côté opposé où je me trouvais.
J'avais trop peur pour aller. voir l’homme qui à pi € coup. Ilest tombé sur le
côté, vers la porte. Quand sj'ai regardé.
je n’ai pas vu là si la porte s'ouvrait. Je
suis parti pour retourner à la maison et près de ia cathédrale j'ai rencontré un rommé Parent, mais pas de voitures. Je ne connais pas l'hôtel Russell. Quand je suis arrivé chez nous, je n’ai rien dit aux gens de la maison. La prémière fois que
j'ai parlé de l'affaire, à quelqu'un, c’est le
mercredi (8 avril,) que j'en ai parlé à M.
Lapierre.
Je ne me rappelle pas quand j'ai entendu parler de la récompense offerte, mais j'ai entendu dire qu’on en avait offert une. Je ne sais pas si C’est une grosse ou une petits récompense. J’ai parlé de M. MeGee à M.
Lapierre ; mais je ne puis bonnement dire si c'était le mercredi ou le jeudi: je crois que c'était le mercredi. Je ne me + pelle pas que Lapierre rm’ait parlé de la récompense. Il m'a dit que c'était bien de valcur, que le pauvre homme eût été tué. Je lui ai dit que j'avais ea bien peur.
Je re me rappelle pas que Lapierre m'ait dit comment M. McGee était mort. Moi, je lui ai dit que j'avais entendu un coup de pistolet, mais je ne lui ai pas parlé de ce que j'avais vu. J’en ai parlé à un policeman qui s'appelle, je crois, Pinard. Je ne me rappelle pas avoir dit à Lévêque et à Barnabé que j'avais vu tirer ie coup. J'ai dit que je l’avais entendu, mais peut-êt” ben je leur ai dit aussi que je l’avais vu:
je ne me rappelle pas. J'ai dit à Lapierre que j'avais entendu: le coup et que j'avais eu peur. Quant à Pinard, j'ai pu lui dire que j'avais vu tirer le ccup, je ne suis pas sûr. J'ai vu Pinard à le maison où je demeure gur les “flats”’; on n’a pas eu d’autre conversation à ce sujet en s’en allant.
On s’est arrêté près de la place où l’humme aveit été tué. Je ne me rappelle pas quand on m'a emmené en ’:is0n; mais c'était un samedi, et on m’& fait montor dans le ‘ colidor ” en haut. J'ai vu le prisonnier dans ‘ne cellule en haut. Il était en manches de chemises; j'ai bien remarqué cela. On ne m'a pas dit que c’était le prisonnier; il était seui dans sa cellule. Je n'ai jamais dit qne je ne pourrais pas le reconnaïtr”. J'ai dit qa’il m'était difficile de le reconnaître parce quil n'était pas habillé pareil comme le soir du meurtre. Un homme d’un certain âge, peut-êt’ ben M. Pcwell, m'a dit de regarder dar: les cellules ; puis il m'a emmené en dehors et m'a demandé si le prisonnier était là. J'ai dit que c'était difficile de le reconnaître à moitié habillé.
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