DÉPOSITION DE L'AVOCAT AIGNAN VIOLE
Dans tous ses faits et gestes Jeanne se comportait le plus honnêtement du monde. En tout, hors le fait de la guerre, elle était si simple que c-était merveille. Aussi, attendu ses actes et leurs suites, je crois qu'elle était conduite par Tesprit de Dieu et qu'en elle il y avait non une vertu humaine, mais une vertu divine.
Je ne sais rien autre.
plus compétents, du duc d^Alençon (pages 183, e^ 184), du comte de Duuois (p. 199), du sire de Gaucourt {fin de la déposition de Pierre Milet, p. 274), du chevalier Thibault d'Armagnac (p. 283 et 284). Sur ce point, les chroniqueurs confirment les dépositions des témoins. Walter Bower, dans sa chronique, qualifiait Jeaune de capitainesse, « capitanea ».
Aussi fine que vaillante, Jeanne s'entendait aux ruses de guerre. De son propre aveu, il lui arrivait de mettre une croix dans ses lettres pour marquer aux siens qu'il ne fallait pas faire ce qu'elle leur écrivait de faire, et pour engager ainsi sur une fausse piste les ennemis qui seraient mis au courant de ses communications. « Respondit quod... aliquando ponehat » crucem in signum quod ille de parte sua cui scribebat non » faceret illud quod eidem scribebat. >» (Voir Procès de condamnation, p. 96.)
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