‹ Procès de réhabilitation de Jeanne d'ArcChapitre 146 sur 171 · Habuerunt voluntatem eam requirendi carnaliter · texte numérisé non relu

Habuerunt voluntatem eam requirendi carnaliter

3. « Quod se maie regebat, et quod nunquam sanaretur nisi se emendaret. »

4. C'était la dévote Marguerite de Bavière, qui s'était séparée de son mari à cause de sa mauvaise vie.

5. C'est-à-dire selon moi. Le latin porte : « videre loqueniis, » J'ai voulu rendre videre.

J'ai souvenance que maintes femmes venaient à mon logis quand Jeanne y demeurait. Elles, lui apportaient des patenôtres^ et autres objets de piété pour les lui faire toucher. Jeanne en riait et disait : « Touchez-les vous-mêmes. Ils seront tout aussi bons par votre toucher que par le mien ■.

Jeanne était très large en aumônes, et bien volontiers elle subvenait aux pauvres et aux indigents : « J*ai été envoyée, disait-elle, pour la consolation des pauvres et indigents *. »

Plusieurs fois, j'ai vu Jeanne au bain ou à Fétuve. Autant que j'ai pu en juger, je ne doute pas qu'elle ne fût vierge. D'après ce que je sais d'elle, tout était innocence dans son fait, hormis le fait des armes. Elle montait à cheval et maniait la lance comme l'eût fait le meilleur chevalier. L'armée en était dans l'admiration*.

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