‹ Procès de réhabilitation de Jeanne d'ArcChapitre 160 sur 171 · Secrétaire du roi d'Angleterre · texte numérisé non relu

Secrétaire du roi d'Angleterre

4. « Solum erat quœstio quod dicebatur eam habuissc voces et quod asserebat eas esse a Deo ».

qui furent lues en ma présence ; mais, je vous le dis, je n*ai pas souvenir d*en avoir jamais entendu faire la lecture.

Ce que je reconnais, c'est qu'en ce temps-là, martre Jean Lohier étant venu à Rouen, ordre fut donné de le mettre au courant de la procédure. Or, quand il eut vu les pièces du procès, il me dit qu'à son avis on ne devait pas procéder contre Jeanne en matière de foi sans information préalable sur les présomptions de culpabilité*, et qu'une telle information était de droit.

Pour ce qui est de l'opinion émise par moi, je me

rappelle fort bien que, dans la première délibération, je n'ai jamais été d'avis que Jeanne fût hérétique, sinon conditionnellement, étant donné le cas où elle soutiendrait obstinément qu'elle ne dût pas se soumettre à l'Église. Dans la dernière délibération, autant que peut me l'attester ma conscience, devant Dieu, il me semble que mes paroles furent : « Jeanne est maintenant ce qu'elle était avant. Si elle était hérétique, elle l'est. » Quant à avoir dit positivement qu'elle fût hérétique, jamais je ne l'ai dit*. J'affirme en outre que jo n'ai jamais délibéré au sujet d'une peine à infliger à Jeanne^. J'ajouterai que, dans la première délibération.

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