X. — LES RÉSERVES DES HÉRITIERS DE CAUCHON
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Arriva le 20 décembre, dernier délai accordé aux défaillants.
Seul le procureur de la famille de Cauchon parut.
Par Torgane de ce fondé de pouvoirs, qui était maître Jean de Gonnys, chanoine de Rouen, les héritiers de Févêque de Beauvais firent les déclarations suivantes :
« Moi, Jacques de Rivel, maître es arts, fils aîné de Jean de Rivel et de Guillemette sa femme, héritier de feu Pierre Cauchon de bonne mémoire, évêque de Lisieux et auparavant évêque de Beauvais, ainsi que mes frères, sœurs et autres parents, nous ne voulons pas soutenir la validité d'un procès qui ne nous concerne en rien, d'autant plus que, quand il a eu lieu, ou nous étions tout petits enfants, ou nous n'étions pas encore nés *.
» Nous avons entendu dire que Jeanne la Pucelle, malgré sa vie chrétienne, pure et sans tache, avait été victime de la haine des Anglais qui ne lui pardonnaient pas de leur avoir causé en guerre de grands dommages et d'avoir bien servi le roi de France. C'est donc peut-être à eux que revient la responsabilité d'un