‹ Procès de réhabilitation de Jeanne d'ArcChapitre 45 sur 171 · Quia 8UÎ parentes non erant multum divitee · texte numérisé non relu

Quia 8UÎ parentes non erant multum divitee

2. « Opéra mulierum fiiciebat , nendo et . cœtera omnia faciendo. »

troduction de la messe, dimanche appelé dans le pays dimanche des Fontaines, les jeunes filles et les jeunes gens de Domremy vont sous cet arbre. Ils y vont aussi d'autres fois, le printemps et Tété, les jours de fête. On y danse ; on y fait souvent un repas ; et, au retour, on vient en gambadant et chantant à la fontaine-aux-Gro- * seilliers. Là, on boit de Teau de la fontaine, et tout autour on cueille des fleurs en s'amusant. Jeannette allait quelquefois à Tarbre des Dames avec les autres jeunes filles, aux jours susdits. Mais jamais je n'ai ouï dire quelle fût allée seule, soit à Farbre, soit à la fontaine, qui est plus près du village que l'arbre*, ni qu'elle y fût allée pour toute autre cause que pour se promener et jouer, comme les autres jeunes filles.

Il y eut une époque où Jeannette alla à Neufchâteau à cause des hommes d'armes. Mais elle fut toujours en compagnie de son père et de sa mère. Ceux-ci restèrent quatre jours à Neufchâteau, puis revinrent au village de Domremy. Ce que je vous dis, je le sais, car je fus avec les autres à Neufchâteau et j'y vis Jeannette avec ses parents.

Plus tard, quand Jeannette partit de la maison de son père, elle alla deux ou trois fois à Vaucouleurs parler au bailli^. J'ai ouï dire que monseigneur Charles, alors duc de Lorraine, voulut la voir et lui donna un cheval noir.

Page 1