Quœ respondit quod sic, melius quam loquens
3 . La première partie de la réponse de Jeanne est en français dans le texte. La suite est : « Sed ducatis me Aurelianis; ego ostendam vobis signa ad quse ego sum missa».
4. « Et quod traderentur sibi gentes cum tanta quantitate quanta videbatup eisdem, et quod iret Aurelianis ».
quatrièmement, que le duc d*Orléans reviendrait d'Angleterre. Or moi qui parle j'ai vu ces quatre choses s'accomplir.
Nous rapportâmes tout cela au conseil du roi et nous fûmes d'avis que, vu l'extrême nécessité et le péril où était Orléans, le roi pouvait s'aider d'elle et l'envoyer en cette ville.
Au surplus, les autres commissaires et moi nous nous étions enquis de la vie et des mœurs de Jeanne. Nous trouvâmes qu'elle était une bonne chrétienne, vivant catholiquement et jamais oisive. Pour savoir plus au juste quelle était sa vie intime on avait mis près d'elle des femmes qui rapportaient au conseil tous ses faits et gestes.
. Pour moi, je crois que Jeanne a été envoyée par Dieu ; car, quand elle parut, le roi et ses sujets n'avaient plus d'espérance. Tous croyaient qu'il n'y avait qiih se sauver.
Je me rappelle très bien qu'on demanda à Jeanne pourquoi elle portait une bannière. Elle répondit : « Je ne veux pas me servir de mon épée; je ne veux tuer personne K »
Quand elle entendait jurer en vain le nom de Dieu, Jeanne était fort irritée. Ceux qui juraient ainsi lui faisaient horreur. Elle disait à La Hire, qui était coutumier de tels jurements et reniait souvent le nom de
l . « Quae respoudit quod nolebat uti ense suo ; noc volebat quemquam interfic^re* »