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huit ans, et, fait prisonDier à la bataille de Verneuil en 1424, il resta captif, pendant cinq ans, dans cette même forteresse du Crotoy où Jeanne devait être captive.
\ Rendu à la liberté en 1429, il vit Jeanne; il Tadmira; il Taima, à la manière dont un brave guerrier aime un glorieux frère d'armes. Il avait vingt-trois ans. Jeanne en avait dixsept. La jeune paysanne répondit par des sympathies fraternelles aux sympathies fraternelles du gentilhomme. Il y avait même je ne sais quoi de maternel dans sa sollicitude pour Jean d'Alençon. Elle avait dit à sa jeune femme, la fille du duc d'Orléans, prisonnier des Anglais : « Je prends votre mari sous ma garde. Je vous » le rendrai sain et sauf. »
On sait comment elle le sauva de la mort.
Ce fut presque un malheur. Le duc Jean d'Alençon aurait dû mourir jeune; car la fin de sa vie ne fut pas digne du commencement.
A la suite d'une correspondance clandestine avec les Anglais, il encourut une condamnation à mort, que Charles VII commua en prison perpétuelle. Gracié par Louis XI à son avènement, il fut une seconde fois condamné à mort, gracié,