LE XIX» SIÈCLE
Nous avons vu défiler à la barre des témoins, M. Camélinat, . le nouveau député de la Seine,
M. Camille Pelle tan, M. Alphonse Humbert, "ancien membre de la Commune, mais de leurs dépositions ni de celles des autres téjnoins il n*est résulté une preuve de la présence de M. Delamarche à la Cour martiale du boulevard de"s Fourneaux, aujourd'hui boulevard de Vaugirard.
Naturellement, les déposants ont tous tendance à raconter des faits étrangers à la cause, n'ayant rien de précis à dire sur le point qui touche aux débats.
Les témoins cités par le plaignant sont venus successivement affirmer que M. Delamarche n'avait pu faire partie de la Cour martiale du boulevard desTourneaux, qu'il n'y avait pas été v^u; qu'au contraire, loin de mériter les reproches, sa conduite "avait été des plus dignes, des plus humaines. On a rappelé que. c'était après le combat de Buzenval que M. Delamarche avait été mis à l'ordre du jour de l'armée et avait reçu le ruban de la Légion d'honneur.
Des détails précis sur les faits et gestes de M. Delamarche les 22 et 23 mai 1871 sont, apportés par un ancien adjoint au maire du XIV*' arrondissement.
La parole passe à M. l'avocat général qui démontre l'existence de la diffamation, au sens légal du mot, dans le$ deux articles du Cri du Peuple^ et l'impuissance de l'auteur de. ces articles à faire la preuve de ses imputations.