LE RAPPEL
Le chroniqueur judiciaire fait Texposé- des motifs du procès; 11 passe en revue les témoins du Cri du Peuple et cite parmi eux:
M. Camille Pelletan qui n'a jamais eu aucun renseignement particulier sur la Cour martiale des Fourneaux.
Un capitaine (Kayl) dans le bataillon des volontaires dont M. Delamârche était commandant, déclare n'avoir jamais eu connaissance de l'accusation dirigée contre son ancien chef.
D'autres témoins déposent de faits se rattachant au^ souvenirs douloureux de la semaine de mai, mais ni les uns ni les autres ne savent Fien de* précis sur la Cour martiale de la rue des Fourneaux et le rôle que M. Delamârche y alirait joué.
Les témoins cités par M. Delamârche et qui sont ou des anciens gardes nationaux ayant servi sous ses ordres ou des anciens fédérés arrêtés après la Commune et conduits à la prévôté de "ia rue des Fourneaux, sont entendus.
Tous, sans exception, sont d'accord pour déclarer que M. Delamârche n'est pas l'homme sanguinaire qui est représenté dans le feuilleton de M. Boulabert; que pendant la semaine sanglante, loin d'avoir été cruel envers les fédérés prisonniers, il en a sauvé plusieurs; qu'enfin il n'a jamais présidé la Cour martiale de la rue des Fourneaux,' attendu que le président de cette Cour martiale était un lieutenant de gendarmerie.