‹ Procès en diffamation: M. Delamarche contre le "Cri du peuple"Chapitre 31 sur 57 · LE SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE SIÈCLE

Le procès intenté par M. Delamarche, receveur d'octroi, au Cri du Peuple^ et dont nous avons parlé le mois dernier, est revenu hier devant la Cour d'assises de la Seine. On se rappelle qu'un vice de forme a entraîné la nullité de la première assignation.

M. le docteur Guébhard, assigné comme propriétaire, fait défaut.

M. Delamarche, le plaignant, est assisté de >P Ledru et de M^ Thiriaux, avoué.

Ce dernier conclut à ce qu'il soit donné défaut contre M. Guébhard, qui a pris dans l'affaire Ballerich la qualité de bailleur de fonds du Cri du Peuple et qui a répondu à l'assignation de M. Delamarche en notifiant les témoins.

Le journal résume brièvement l'assignation lancée par M. Delamarche.

Considérant les dépositions des témoins,' il s'exprime ainsi :

Citons les principales et disons de suite que presque toutes n'ont trait qu'aux événements de 1871, envisagés

dans leur aspect général, et non aux faits particuliers relevés par M. Delamarche et faisant seuls l'objet du procès.

M. Kayl, architecte, n'a jamais su que M. Delàmarche était allé boulevard des Fourneaux et ne sait rien de l'existence. de la Cour martiale.

M® Ledru. — Le témoin n*a-t-il pas reproché à M. Delamarche de ne Tavoir pas fait décorer?

R. — Non, je lui ai reproché d'avoir fait décorer un ronseiller municipal qui n'avait rien fait.

M. Camélinat, député, déclare ne rien savoir des aits reprochés à M. Delamarche par le CrrJu Peuple. ^e témoin s'étend longuement sur les événements de

M. Camille Pelletan, député, déclare ' également l'avoir rien à dire de particulier en ce qui concerne vl. Delamarche.

Puis, passant brusquement à la plaidoirie de M* Laguerre, il constate que celui-ci défend ivec énergie la cause de la Commune et celle le ses clients.

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