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Procès Mercier [microforme]

et obtint la dissolution du parlement, M. Sicotte fut “invité ” par M. Sanfield Macdonald à se retirer de l'administration, et il retourna à la chambre comme l’un des membres de l’opposition, en compagnie de M. Cartier, etc.

M. Mercier se, rangea avec eux contre le ewbinet, dont le chef cunadien-français était M. Dorioh. :)

C'est à cette date qu'il eut dans le Courrier de St-Hyacinthe, avec les jeunes libéraux de l’er:xdroit, des nolémiques dont ses adversaires font encore quelques fois usage.

Jusqu'en 1866, il resta partisan de M. Cartier, tout en faisant ses réserves eb en ne Cachant pas ses répngnances au sujet du projet de la Confédération. Lorsqu'en 1866, l'arbitrage impérial fut accepté, il se retira finalement de la'rédaction du Courrier de St-Hyacinthe, avee M. Paul* De CPzes, aujourd'hui secrétaire du Conseil de l'Instruction Publique. Ils donnèrent, dans un article revêtu de leur signature, les rai ons de leur détermination. La “ passion française ” en est la note doncinante, comme vn peut le voir par l'extrait que voici :

“ Le gouvernement n'a pas été attaqué par nous, quoiqu'il le fût par des écrivains consciencieux et guidés d'ordinaire pur une haute intelligence et un patriotisme sincère. Prenant la position pe pots paraissait la plus rationnelle, nous n'aVOnS PAS | cru voir des complices dans nos ministres, et nous nous sommes : contentés de les mettre sur leurs gardes, en disant que le pays devait repousser l'arbitrage impérial, sous quelque forme ou prétexte qu’il fût présenté. ”

“ Il paraît que cette déclaration franche et honnête et parfaitement justifiable pourtant, a effrayé quelques-uns des atrons de cette feuille, mieux renseignés ‘que nous sur les intentions dé nos ministres, car on a eu la bonhomie de nous dire naïvement, que nos paroles pouvuient compromettre la

grande cause. ”

“ Comme nous ne reconnaissons en politique de plus grande cause que la cause du pays, et de cause plus sainte que la cause. nationale, et qu'aueune influence ne saurait être assez forte pour nous faire consentir à sacrifier les intérêts de nos compa

triotes, Vavenir de la race Canadienne-française, à Geux des se

chefs que rien nenous oblige à sroire impeccables nousn'hésitons 1 rédaction: d | # ill ; e 6 “3 Ra

inents sacrés, nous ne saurions trouver la liberté entière 2 Dot bCicies à do dos Civil ” ME PER AE CT

M. Marcier est resté convaineu que les Canadiens-français n’eussent pas dû accepter le pacte fédéral, et il ne se gène guère de dire que des changements importants se préparent dans notre existence volicique.

De 1866 à 1871, il se livra à la pratique de sa profession et se créa rapidement une forte clientèle. Il acquit en même temps ‘une influence considérable dans le district de St-Hyacinthe, où il était mêlé, À cause de sa vigueur et de son éloquence, à tous : les procès qui avaient une teinte politique.

. M. hinisies et la dvection des écoles du Nouveau- “à Brunswick

0. M. Mercier reparut sur la scène en 1871, lors de la formation ; du parti national, Il fut élu député de Rouville au Parlement du Canada, aux élections générales dé 1872. La question des écoles du Nouveau-Bruswick passionnait alors à un haut Last JE les esprits. ÉENS Jusqu'à l'entrée du Nouveau-Brunswick dars ” Confédéra tion, les catholiques de cette province avaient joui d'un système d'écoles séparées et reçu du trésor des subventions -roportions

nelles à leur nombre. En 1871, la ur leur enleva je privilége. ; si La session de 1873 trouva M. Mercier prêt à la lr æe sur ce: terrain. Son discours du 13 mai est l’un des plus couplets qui | ‘ aient été prononcés dans le debat sur la motion Costigan, deman- … dant le désaveu des lois provinciales de 1871. Bien que jeune

os il pp une Le ne aux a qui

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— 6: en :!

à était Aion, w. Mercier Poe k: Montréal, hé mis en. . rapport avee Mgr Bourget—qui avait pris une attitude très ; énergique sur la question et pur son entremise Mgr __… : fut de nouvean remis er Jigne d’ection.

de trente voix.

Sir John, qui fut rarement à hont de ressources dans sa he

Evêqués y compris consentirent ”, voir la question référée eu. se Angleterre, aux officiers én loi de la Couronne. % En ain, M. Mercier et d’autres voulurent-ils voursuivre oi avantages obtenus, exiger le désaven, ou renverser le cabinet.

M. Masson, qui avait agi de concert avec l'opposition, exhiba des dévêches et des lettres de plusi:urs des Evêques que

demandaient de ne pos aller plus loin.

En présence de ce dont nous sommes aujourd'hui témoins, a faut bien reconnaître «v’au point de vue des intérêts eatholi-

-ques, cette concession fut une faute énorme. Les autorités hnpériales décidérent que les priviéges des catholiques avant la Confédération n'étaient définis par aucune loi, et qu'en conééquence l’Acte fédéral ne pouvait les protéger.

La auestion des éentes du Manitobn n’est pour ainsi dire qu'une seconde édition de l’histuire des écoles du Nouveau-

. Brunswick, et corame elle est à cette heure pieine d'actualité,

# il ne sera pas sans intérêt de lire les citations que fit alors M.

= Marsier des paroles de sir George Cartier, à 7 février 1866, au cours à ‘une discussion parlementair- :

vent cn minorité ; dans le Bas-Canads, ?2s protestants sont en mi:.vrité, pendent que les Provinces Maritimes sont divi

Le cabinet Macdonald-Cartier se trouva “ minorité de lus a

; résolu toutefois de ne pas se démettre, et grand nombre de coux qui avaient appuyé lu “iotion de M. Costigan, les

“ie Le diiqnlié de tros done: la matilce de veoiee: Re À aux minorités, Daus le Haut-Canada, les catholiques se tron-

Sous de tellés cireomanees, quelqu'un pourra-t-il : Fe «le Crea ets où les D ages locaux,

ie que l'on cherche j jamais à priver la mincrité de ces Puis, sl cuit ls dsatious de air Narides Den ia ni 14 février de la même année, en réponse aux craintes dc mées par M. Letellier :

“ S' avait voulu Arr un Ma nr il aurait appris que le sort des minorités sera loi, que leur religion est garantie par les traités la qu d'il seront protégées par la surveillance du gouvernement fédéral, qui ne permettre jamais que la minorité d’une partie de la Confédération soit * F AIRE par la majorité.”

Puis encore les éngagerhents formels du Premier-ministre de l’époque, Sir Etienne Pasral Taché :

“ Les minorités sont à l'heure qu'il est en possession de cer-. tains droits qui, suivant mon interprétation du projet actuel, resteraient les imênres et seraient respectés sons les gouvernements locaux, quand même nuus he passerions pas de loi à cet effet ; mais il a été résolu qu'en as de nécessité on leur lon-

“1 nerais plus de proiection. Et alors, j'affirme sans hésiter ce : ce qui sera fait pour une partie du pays, sera également pour les autres parties, et que ia justice sera égale,”

Le lecteur ne men voudra pas, jen suis sûr, si j'emprunte de plus au discours de M. Mercier les paroles suivantes prononcées

par lord Carnarvon, le 17 février 1567, à la Chambre des

Lords, en expliquant le projet de la Confédération :

“ En dernier lieu, danse la 95e clause a üi contient ies dispo-

sitions particulières auxquelles j'ai déjà référé, vos Honneurs ne EE les arrangements quelque peu compliqués à l'égard de l'éducation. Je n'ai guère besoin de dire que cette Hart question à donné toi à presque autunt de passions et: divisions d'opinion de ce côté-là quo de ce côté-ei de l'Aclantique. Cette clause à été rédigée après une discussion longue et anxieuse, dans laquelle toutes les parties furent. RL boire et toutes, ont donné leur assentinent aux condi-. ue cette clause contient. C'est une entente que ce Pere ne Lm ÿ né doit pas changer, vê qu'elle ns regarde gne les inté. +4 qui sont en jeu, même si dans l'opinion de er aire a clause était ne d rire Je dois

EN

Æauitabies que judicieux. En effex, l’objet de cette clause est d'assurer à la minorité religieuse d’une province les mêmes. droits et priviléges, et la même protection dont jouit la mi-o- . rité d'une autre prrvince. La minorité catholique romaine du Haut-Canada, la minorité protestante du Bas-Canadn et la minorité catholique des Prov'ces Maritimes seront ainsi pla- <ées sur un pied de complète égalité, Mais dans le cas de quelque injustice commise par la majorité d’une législature locale,

la minorité aura un droit d'appel au Canoe, rain en conseil, et pourra réclamer du gouvernement certral l'application des lois correctives qui pourraient être nécessaires.”

Et M. Mercier ajoutait : |

‘ Voilà, M. ‘’Orateur, le sens large et libéral que Lord Car- LUE narvon donnait en 1867 à cette clause 93 ; et, en parlant ainsi, SE je: il devait être l'interprète fidèle, non seulement de sa pensée et Mn Je ses sentiments, mais même, mais surtout de ceux des déié- ALIAS és des diverses provinées qui l’entouraient. Cette ananimité de vres sur cette question, chez nos hommes d'Etat canadiens dans le Parlement colonial, et chez les hommes d'Etat anglais «ans le Parlement impéria!, évait-elle le résultat d'une convie-. tion honnèûte et sincère, où celui d’une entente faite et calculée ‘uns le but de tromper les minorités et de leur tendre un

HS TR pige ?” AUS Les injustices commises à l'égard de nos coréligionnaires du Nouvear. Brunswick oùt laissé dans l'esprit de l'ancien Premierwi nunistre une ve impression, je pourrais dire de l'ixritation, Il fo semble être resté depuis conveineü que la majorité anglaise du “ Canada: ao tient compte des droits dr la minorité catholique : que quand elle ne peut faire autrement, Beaucoup d'actes de sa vie politique et de ses œiscours ont dû prendre naissan2e «ans eutte conviction.

M. Mercier ne fat pas candidat aux élections de 1874.

Dans l’ur. de ses discours en parlement, il avait parlé librement de l'indépendince du Canada, M. McKenzie l'envoya un jour mander à sa chambre, et Lui fit des représentations assez vives-dans lesquelles concourut M. Dorion. Le jeune député de

feur svis eb résolu à porsister dans son sentiment. . 1] résulta de cette entrevue un peu de froideur entre les deux ministres et M. Mercier, et eette circon.tance contribua probablement à

.Rouville leur déclara net qu'il était désolé de «être pas de

tisaps du gouvernement de M. — et a ste. :

He son bureau d'avocat. | re ea

La crise Leteltier

Te renvoi d' oce du bu à Rdv le 2 mars 1878, re

|erén dans la Province l’une des agitations les plus. violentes à travers lesquelles elle a passé.

Puuvre Province ! On la dit destinée à dépenser son éner- sé

gie dans des convulsions politiques. ne

a À Joly fat appelé à former Tadnisaietion dns agde d> M. Bachand, député dé St-Hyacinthe, eut le portefeuille des

finances. Sa frèle charpente, minée déjà par la maladie, ne

put résister aux secousses d’une situation pleine d’énervements

et d'émotions. 11 mourut en 1879, et le Preier-ministre, qui sentait le besoin de fortifier son gouvernement sang cesse | assailli et battu en brèche par une opnosition formidable en nombre et en talent, pria M. Mercier or le pa de ‘ solliciteur-général. | … Ironie des choses ! ne En entrant dans le cabinet de M. ie M. Morier. prenait ms L.. responsabilité de la conduite de Letellier, ét les anis de M. Angers ont aujourd'hui jusqu'à un certain point raison de ti dire : “Vous avez soutenu vous-même qu'un Lieutenant-Gouverneur à le droit de démettre ses conseillers responsables à la : législature.” Il est vrai qu'en 1891 il y avait chose jugée — … jugée à lx demanrle de M. Angers, qui ft l’une des âmes diriaotes du AE Ton ee aboutit à la destitation de M + Le-

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tien de M. Joly au de la .. était réglée d'une. manière définitive.

M. Angers et tout le parti rer snélesilaians, au contraire, que le Lieutenant-Gouverneur est un officier fédéral, que son devoir est de suivre l'avis de sés ministres tant qu’ils possèdent la confinnce de la législature, que l'approbation du os corps électoral ne prouvait ba, que M. Letellier avait eu rois “7 son, etc. de.

I} n'y a aucun doute que M. Mercie: émit alors des théories absolument entachées d’hérésie au point de vue constitutionnel. La violence de la passion politique est telle dans cette Proviuce, que trop souvent l’on en d'a les questions les plus gra-

.… ves selon les besoins et les fins du moment.

M. Angers, ministre démis par M. Letellier, parvient À obtenir sa destitution sur le principe qu’en renvoyant d'office ses aviseurs en possession de la confiance de la législature, il avait. manqué à son devoir. Il démet à son tour ses conseiilers, commandant à une majorité absolue des deux chambres.

M. Mercier déploya beaucoup d'énergie à défendre le gouvernement dont il était lun des membres. Mais le jour où la destitution de M. Letellier fut signée, le cabinet Joly reçut un coup fatal. M. Robitaille fut nommé lieutenant-gouverneur, et tout en agissant d’une manière apparemment constitutionnelle, il suscita à M. Joly et à ses collègues des embarras qui désespérèrent le premier-ministro — à ce point qu'il chargen en plusieurs cisconstances M. Mercier de le remplacer, pour les affaires de cabinet, auprès de M. Robituille.

Le Conseil législatif refusa les suboides, le Lieuténant-Gouverneur exigea que M. Joly rétablit l'harmonie entre les deux Fe branches de la Législature, messieurs Flynn, Chauveau, Pâquet,

1 Fortin et Racicot passèrent à AS et M. draps 10nts au POUVOIr.

M. Mercier ne donna pas durant cotés œise e la mesuro : de sa nn

arrivé dans " cabinet, us né. Jui appartenait sans doute pas À

1 rience parlementaire, n'ayant siégé qu'une session dans la Chambre des Communes. Le discours le plus éloquent qu'il prononça fut celui en réponse à la motion de ‘non-confianee de messieurs Lynch ét Flynn. le 29 octobre 1879. Je me souviens comme d'hier du silence solennel et impressionnant qui se fit quand, se tournant vers les députés ministériels qui allaient, voter avec l'opposition, il s'écria : :

“ Le député de Broome (M. Lynch) veut mettre fin à nos divisions en soutenant une coalition. C'est un beau sentiment, mais j'avoue qu'une coa tion est Ne À FRA car il nous faudrait sacrifier un principe, il faudrait préalablement vider le différend survenu entre l’Assemblée et le Conseil léaislatif, Toute ccaïition opérée avant le règlement de ce différend serait le sacrifice d’un principe, et cet acte ne serait pas patriotique, Le conflit actuel ressemble à celui de 1821 pour l'obtention du, gouvernement responsable, Si Gans ce temps-là, nous 1 'eussions pas eu de traîtres, comme nous en avons aujourd'hui, nous n'aurions jamais eu l’anion du Haut et du Bas-Cannda. Les traîtres d'aujourd'hui nous conduisent à l'union législative. Le principe en jeu en 1821 était le même que celui qui est en cause en ce moment. À cette époque cependant on ne demandait pas nne coalition : on changent la constitution. Aujourd'hui on veut noyer la volonté popu’aire, ev un appelle cela une coalition,

Dans ce temps-là on n'appelait pas cela Ce l'union, mais de la trahison. ”

M. Chauveau, que M. Mercier traitait avec tant de rigueur en 1879, et. que la presse libérale n’a pas cessé depuis d'attaquer 7 | Chaque fois que l'occasion s'en est présenté, a été choisi par le “HAL gouvernement de Boucherville pour instruire les aceusations. portées pur le procureur-général contre l'ancien Premierministre,

Et'il n'a pas songé à se réeuser ‘

De 1879 à 1883. RS du.

ki Cabinet Chapleau:se sonstitua en assez peu de idnne. à DHEA

n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage de raconter les cir- Fi

constances qui précédèrent la formation de ce gouvernement. ï J'essaierai ps rs crois. qu'il n'est. pi hors

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