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garder un secret. Mais il fal'ait quelqu'un pour l’accompagner. M. Vincelette jeta les veux sur J. A Langlais Je veillai avec Riel dans le bureau de M. Vincelette, la veille dn jour fixé pour le départ. Si je -ne rappelle bien, M. Tardivel était avec nous.
M. anglais partit pour son périlleux voyage. Riel, quoi qu'un peu rétabli, n'avait pas encore l'usage complet de sa raison -— comme on va le voir. M. Langlais se rendait à New
Port par le chemin de fer du Grand Trone. A Arthabaska,
une qüinsaine de jeunes gens qui venaient de distribuer des bibles dans les campagnes, montèrent dans le convoi. Riel prétendit les avoir vus à l'asil, assura À M. Langlais qu'ils le cherchaient pour le tuer et, en moins de temps qu'il en faut pour le dire, le voilà debout sur son banc, Le malheurenx voulait faire un discours! M. Langlais le saisit et l’écrasa eur son siège. Le reste du voyage se ft sans accident. Riel s'en alla à Kisville, chez M. le curé Barnabé.
M. Langlais est (out nerf et tout courage, Nombre d’entrepreneurs ét autres qui avaient dos promesses de payer semblables aux siennes, en ont recu le prix. M. Langiais à refusé de se prêter à aucun compromis eb il à été jeté sur le pavé. A einquanté ans, il recommence la vie. T1 vient le former une société avee l’un de ses fils pour continuer son cormuerce de librairie, Avis à ceux qui auront des affaires et des commandes à lui confier.
La roue politique ne tourne pas toujours du même bord !
Le gouvernement de Boucherville est sorti meurt et déeousidéré du procès Mercier. I n'eût jamais dû l'intenter. En le faisant, il a violé toutes les tcaditions et prouvé qu'il
était guidé par le haine—qui est mauvaise conseillère, en poli-
tique comme ailleurs,