M. J. A. LANGLAIS
J'ai cru que les lecteurs de cette brochure aimeraient faire <onnaissance avec M. J. A. Langlais, le libraire désormais cétèbre qui avait fait avec le gouvernement lé coutrat de la papeterie, éause du procès Mercier.
Sa conduite dans toute cette affaire démontre qu'il y à une grande somme d'énergie dans cet homme, qui n'avait qu’à trchir pour garder son contrat, pour être riche, et qui a préféré la
ruine et la banqueroute,
M. Langlais vint à Québec à l’âge de 14 ans avec quatre piastres daus son gousset, ot un petit porte-manteau en toile, en guise de garde-robe.
Ne pouvant trouver de situation, il s'acheta un panier et des marchandises pour ses quatre piastres, et se fit colporteur dans les campagnes. À force d'économie ei de travail, il amassa ane somme de $1,009. En 1860, il se fixa définitivement à Québec et s'en”agea comme commis. Puis il fit le trafic de denrées agricoles, bois, etc. C’est en :865 qu'il entra dans le commerce de librairie. Homme d'initiative et d'action, il ne tarda pas à faire des affaires considérables.
M. Langlais a été conservateur jusqu'à l'affaire Riel, et a pris souvent part aux luttes politiques. Il fut pendant quelques années l’un des organisateurs sur lesquels je comptais le plus
in 1878, Riel était à l'asile de Beauport. Un jour vint où il fallut l'expédier aux Etats-Unis. Nous fimes une souscription parmi quelques députés et autres, jugés assez solides pour