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thi case as an ordinary lawyer. I come here nb ait a great man and I am proud, to da it. L.come here as an Englishman and as one whose instincts are in favor of fair play. I embrace the
opportunity of raising my voice and protesting agninst the system of
ae persecution, My words Ma do outside t.is Court, outside Ehis province, and the world shall see that Mr. Mercier was not undefended by his English fellow countrymen.
. “Gentlemen of the jury, he has occupied.a high position in this country. The political events of the day have taken him from it, ja now he asks you for an act of simple justice and for that no
to a Canadian jury will ever be made in vain. have no mandate to ask for any sympathy or favor, The
character of the man and the pround position he Kitherto gi su would restrain me from so doing, He rose like the bright or day, and for a time illuminated the political horizon of this country, then he set behind the dark clouds of calumuy and slan:ler, and they seek to-day through the pure stream of justice to render im ble those se and to Lun him forever in oblivion and
You, gentlemen of the Jury, I trust, will prove his ark of safety, an& that justica will be administered by you to-day in your verdict which san only be one of acquittal. '
MF X. Lemieux prend alors la parole k MESSIEURS LES JURÉS,
Je viens e» ‘zvnier lieu prendre MP Dr la défense de l’hon. M. Mercier. Ë e suis en droit d'attendre de vote part pp: À ce, car pen 1t que mon distingué client se repose tranquille ve la convicti : de son innocence et surtout dans l'assurance bien. fondée que son h. mneur ne peut souffrir d'atteinte entre vos mains, je me sens embarrassé et presque troublé. Je comprends maintenant ue j'ai trop présumé de mes forces en acceptant , tache de défenre cet homme, cet ancien chef de parti politique, qui à confié son
sort à deuze hommes qui peuvent avoir été ses amis, mais qui peuba aussi avoir été ses adversaires politiques,
resta messieurs, d'entrer de suite en matière, eh vous a d’un souvenir qui m'est tout personnel. C'était à la fin ver le j ee fixé par le magistrat Chauveau, pour décider
ee de qu me parut” a De ee
ani venait np au né vivifiant du. printemps np
force et de italité. Je m’approchai, et je reconnus que ce À age vf était l'ancien Premier-ministre de la Province Française du Canada. * Il était abattu. ÆEn m'apercevant il me dit avec un souriré emyrreint de tristesse: “Je suis bien fatigué, je n'ai pu domnir de la nuit. Dites-moi done comment les choses vont se passer aujourd’hui?” Je Ini répondis : “ Ne craignez rien ; espérez, tout ira bien, tout finira bien.” Je voulais lui inspirer une confiance que je n'avais À pas. Car ce jour-là, le magistrat Chauveau le condamna à compa- - Ï raître devant cette Cour, pour rpondre à l'accusation de conspira- u tion. Mais aujourd’hui, l'âme pleine d'assurance, je puis lui répéter : “Tout ira bien, tout finira bien,” parce qu’enfin le jour est arrivé où nous pouvons demander justice devant douze hommes consciencieux, k devant un jury qui, seal, dans une cause comme celle-ci, nous offre ; de véritable; gages d'indépendance et d’impartialité. |
Messieurs, vous avez assisté à un grand proc*s, qui. a créé dans le pays une forte commotion, Cette excitation s’est peut-être, au cours des débats, communiquée à ceux qui y ont pris part, : Nous qui occupons les bancs de la défense, nous avons cru quelques fois être les victimes d’injustires. Mais la passion n’a pas pl:ve dans nos ! esprits ! Et je suis autorisé, par mes deux collègues, à dire que nous , i nous associons de tont cœur au malheur qui vient de frapper l’un des présidents de ce tri unai dans la personne d’un de ses enfants. |
L’honorable M. Mercier et M. Pavaud sont accusés de conspiration criminelle, c’est-à-dire de s'être a:,7iés pour obtenir franculeusement, par des moyens faux et de faux prétextes, de Sa Majesté la - Reïne Victoria. la somme de $60.000. La Couronne, indécise sur la
qe sature de l'offense, a mis un second chef dans l'acte d'accusation, par nè .… Jequel il est dit que les défendeurs ont de plus conspiré pour obtenir. par des moyens illégaux, de la Caisse d'Economie Notre-Dame de
Québec, ia même somme de $60,000.
Rappelons les faits de cette cause et les circonstances qui s’y rattachent. Ecartons de ce débat toute exagération, c’est la plus grande garantie d'obtenir et votre confiance et votre attention. e 4 Quelles sont donc les circonstances dans lesquelles le contrat Lan- Le glais a été signé? Quelles sont les circonstances qui l’ont précédé,
accompagné et suivi ? us L’honorable M. Mercier a été le Premier-ministre de la Province de Québec depuis 1887 jusqu’à 1891. Vous savez tous comme moi que durant son admiuistration, il a eu le courage d'aborder un grande nombre de questions publiques d'une haute importance. En 1890, les Chambres ayant été dissoutes, son gouvernement fut soutenu par une majorité de près de trente voix. résultat était une rati tion de sa conduite publique et administrative passée, Or, l’un des projets qui avaient été étudiés, était celui de l’approvisionnement de - la papeterie pour tous les bureaux publics sous le contrôle dû Gou vernement, par un seul et même pourvoyeur. Les discussions qui - avaient eu lieu,-les renseignements qui avaient été pris ntraient.