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+ + Les naroles de l’ex-Premier-Ministre démontrent que le sujet
w’uns économie de $80,000 pouvaient être faite en donnant à M. pglais le contret qui est la cause de cet injustifiable procès, Je veux, à la lumière de la preuvo, protester de suite contre l’assertion injuste, faite par les substituts du Procureur-Général, lors de l'ouverture de cette cause, que toute cette transaction avait été baclée, pour me servir de l'expression de l’un d'eux, dans l’espace d'une demi-ure, par les Défendeurs, dans le but d'obtenir de l'argent pour leurs fins personnelles.
Personne ne contestera à l’ex-Premier-ministre lés qualités et les aptitudes d’un homme d’affaires remarquable. Aimant le travail, persévérant dans l'étude, il voulait tout. comprendre et se faisait gloire de traiter les sujets politiques avec une connaissance de cause et un sens pratique, qui faisaient l'admiration même de ses adversaires. Etant données son intelligence et son habilité, M Mercier a-t-il délibéré assez longuement sur les conditions de ce contrat pour le bien connaître et sauvegarder l'intérêt publie ?
. Pour répondre à cette question et se rendre compte de la nature vraie de ce contrat, il suflit de se rappeler de quelle manière se faisait l’'approvisionnement ou la distribution de la papeterie, dans tous les bureaux sous le contrôle du Gouvernement, Avant le mois de février, 1891, il y avait, duns chaque département, un eriployé préposé à l'achat de cette papeterie, et ces achats se faisaient au point de vüe du patronage, chez les libraires amis du Gouvernement, aux prix courants du détail.
Je n'ai pas l'intention de jeter du blâme sur la conduite de ces employés, mais la rumeur publique veut que plusieurs d'entre eux aient trouvé leurs profits dans ces achats. Les marchandises achetées étaient souvent de qualité inférieure. Il n'y avait aucun contrôlé sur les dépenses, aucune surveillance sur l'emploi, et il a été incidemment prouvé, dans cette cause, qu'une quantité considérable de ce papier se gaspillait tant ailleurs que dans les bureaux publics. Enfin, pour parler bon français, c'était un gachis général, auquel il fallait apporter un remède, Et cette réforme s’unposait tellement qu’elle fut l’objet d’un débat devant l’Assemblée législative. k
Citons les paroles de l’honorable M. Mercier, telles que rapportées au Æansard de 1887. — L’'honorable M. Mercier, Premier-Ministre : ‘“ M. le Président, la Chambre ne doit pas s'étonner si nous n'avons ‘ pas encore eu le temps d'opérer toutes les *éformes que nous avons ‘ promises et que nous avons l'intention d'exécuter. Ainsi nous “ voudrions simplifier la dépense dès L'épartements en établissant un
dépôt central de papeterie, de même qu’un bureau central de comp- “ tabilité pour tous les Départements, De cette manière l’on pourra .
“ vérifier s’il y a des gaspillages dans la distribution de la papeterie, M ar brad oo need 2 ne ua à