‹ Proces Provencher-BoisclairChapitre 17 sur 21 · KÉ-EXAMINÉ · texte numérisé non relu

KÉ-EXAMINÉ

J’ai conché là avar t-liier, et ma tante m’a dit qne son mari et son grand garpon étaient à Montréal,

Jean Levasseur— déjà assermenté.

Après l’Enquête, je me suis rendu à St.-Zépliirin. le 4 Janvier, et j’ai dit au prisonnier : Si vous connaissez Quelque chose dans cette affaire là, ou si vous êtes coupable, je tous conseille de vous sauver, et je lui ai offert $30.00 que j’avais sur moi, lui disant -que je lui en donnerais davantage s’il en avait besoin. Je lui ai même conseillé de se sauver, dans le cas où il ne serait pas coupable, parceque pa faisait du dommage à ses entants. C’était vers cinq heures de l’après-midi, et je lui ai dit de venir chez nous dans la nuit du 6. Il a refusé ma proposition.

—Pas de traiisquestions.

Hilaire Provencher— Scieur de Philadelphie, ^Etat de Yermont,— 22 ans.

Je suis le hls du prisonnier. Je connais le Dr. Philippe Giroux des Trois-Eivières qui a été entendu comme témoin de la part de la Couronne. Je suis ailé là avec mon père Alexandre. Le Docteur m’a dit qu’il reconnaîtrait le prisonnier, par ce qu’il avait nue moustache et de la barbe, et qu’il était picotté. Dans le mois de Décembre, j’étais encore aux Etats-Unis, j’m écrit à mou père en Dè- .eembre. J’ai retrouvé la lettre à Ste.-Moiiique, dans un tiroir de commode où étaient les lettres de mon père.

Cette lettre est produite. Il reconnaît les timbres, ,qni sont comme suit :

lo a PlainEISLD, Déc. 10 Yt., Mu côté de l’adresse qui est ainsi :

“ M. Modeste Provenciier, Ecr.,

St.-Zéphirin de Courval, C.-E.,

“ District of Three Eivers, B. -Canada.

PROCES

2® Sur le côté opposé : “ Stànstead De. vJ

1866 L. C.’’ “LaBaie, De. 13, 6 C. E.’^ “St Zé-

“ PHTRiN 14 Dec, 66. L. C. ” La lettre elle-même est ainsi coiipiie :

“ Chef. Pèfe

“ Nous avons repu votre lettre qui nous a fait “ beaucoup de plaisir d’apprendre de vos nouvelles et un même temps qui nous a bien chagriner ‘‘ d’apprendre la mort de notre belle mère. Mais “ comme vous me dite Dieu la voulu et il faut se • soumettre à sa ste. volonté, et pour moi cette “ anné je ne ferez pas chantier je vas travailler au mois et mou frère aussi et si vous pouviez monter ‘‘ avec vôtie jumen et une autre pareil on pourêt les vendre un bon prix le printant prochain et si vous voulez les faire travailler vous le pourrez si “ vous, vouiez et commô vous qui savez la médésine “ au renard, je vous prit d’apporter de la poison car elle est un peu dilficile à avoir par ici et je “ vous assure qu’m peut gagner beaucoup de cette “ manière la parceque il y a‘ bien des renards par ici rien de plus pour présent que des respect a “ tous nos parents et amis. On est et sera pour la vie votre tendre fils

“ H. Pkovenchsf.

C’est ipa lettre que j’ai écrilc à mou père, à PlainreM dans les iitats-Urus, le ou vers le 9 Décembre 186o. J’ai retroin-e cette lettre et j’eii ai pris possessi n, il y a une q uinzaiîie de iours. Depuis ce temps la,, je J ai gardée en ma possession O est apres avoir vu mon père que je l’ai re-

PEOYENCHEH-BOISCLâlE.

trouvée. Il m’avait parlé des lettres qu’il avait repues de moi. Dans le cours de l’automne dernier, je lui ai souvent écrit pour le faire venir aux Etats- Unis, nous retrouver.

Nous étions entrés mon frère et moi chez le Dr. Griroux, pour avoir une médecine pour le mal d’yeux de mon frère Alexandre. Il nous a demandé d’où nous venions. Nous avons dit : de Ste. Monique. Il nous a demandé si nous connaissions un nommé Provencher. Sur notre réponse affirmative, il nous a demandé quelle était sa réputation à Ste.-Monique. Nous lui avons dit que nous le connaissions pour un parfait honnête homme.

Pourtant, l’animal va être pendu comroe un chien ; moi seul je vais le faire pendre, parcequ’il a acheté ici huit grains de poison; et il a donné la description de sa figure, comme je viens de le dire.

Tuansquestionné par M. Armstrong.

Mon frère Alexandre deinpure à Ste.-Monique. L’avocat Boudreaii des Trdfs-Eivières, nous avait écrit qu’il avait des moyens pour sauver la vie de notre père ; et nous sommes ailés à Trois-Kivières le 17 Mars, un Dimanche.

N ous avons demandé à un individu s’il ne connaissait pas un médecin ? Il nous a indiqué le Dr. Griroux. Il a dit que mon père serait pendu conime un chien parceque lui prouverait que c’était lui qui lui avait vendu du poison. Il a dit que le prisonnier avait une grande monstache et une grande barbe, en faisant (le Dr. G-iroux) un geste pour marquer une longue barbe tombaiit sur le menton .

Je n’avais pas vu le prisonnier depuis le mois de Janvier 1866 quand je l’ai vu après son ari e.station. Quand je l’ai vu alors, il avait la barbe comme aujourd’hui.

J’ai envoyé trois ou quatre lettres au prisonnier depuis la St.-Michel dernière au 10 Décembre. C’est

PEOCES

moi-mêm3 qui écrivais mes lettres. J’adressais mes

Jettres à St.-Zéphirin à peu près toutes comme celle qui est produite.

J’ai appris ce que je sais en fait de lecture et d’écriture, à Ste.-Monique, à une petite école. J’ai été environ 6 à 7 ans à l’école. J’ai écrit cette lettre sur le papier immédiatement. Je jure que la lettre a été écrite et envoyée le 9 Décembre à sa date.

J’ai lu un ou deux témoignages, celui de Madame ijajojet et celui d’un médecin. Nos avocats m’ont dit qu’on ne devait pas lire les témoignages. Je nai pas lu le témoignage dm Dr. G-iroux.

PAU LA COUR

Il y a au bojs à 3 ou 4 milles de l’endroit où je demeure, à 9 milles de Montpellier. Il y a des renards, et mon bourgeois en a pris lui-même. Il me disait^ que c’étmt avec du poison. Il ne m’a pas dit où il prenait son poison. Je n’ai pas cher- ■ clié à avoir du poison, parce queje ii’ôtais pas connu.

Alexandre Frovencher --Cultivateur de Ste.- Monique— 27 ims, — fiD du prisonnier.

Le 28 et le 29 Décembre j’ai vu le prisonnier. Il me portait pas ae moostache. Je ne lui en a ai jamais tu. Je Signe mon nom, mais je ne sais pas lire 1 écriture manuscrite.

^ Après son arrestaiion, il m’a été livré à St.-Zéphirin une boîte quoii m’a dit contenir des etfets appai tenant à mou père et queje n’ai regardée qu’après être rendu chez nous. J’ai une commode chez moi avec des iaoirs.^ Je ne puis dire si les papiers de mon père ont été mis dans quelques uns de ces -tiroirs.

Le 29, mon père avait un capot rougeâtre quand ' ^ Le 29 il n’est pas retourné

a bt.-Zéphirin. Je suis maiié ; ma femme est vivante. Je ne puis dire quelle était cette boîte, ni ce que l’on en , a fait.

PEOYENCHEE-BÜISCLAIE.

Teansquestionnê par M. Armstrong.

Quand mon père allait à Trois-Eivières, il pas- •sait ordinaiiemenc à Ste.-Monique.

La Défense clôt son enquête.

CONTRE-PEEÜYE DE LA COUEONNE.

Thomas N. HART—déjà entendu.

Dans le mois de Septembre dernier, le prisonnier est venu chez nous avec une barbe au-dessus de la lèvre paraissant être vieille d’environ 3 semaines ; il avait une impériale et un peu plus de favoris qu’il n’en a là. J’ai dit que le prisonnier voulait se donner le luxe d’une moustache. Les joues -étaient rasées. Sa moustache était plus courte que ses favoris.

Je suis maître de poste de St.-Zéphiriii. C’est moi qui délivre les lettres, avec un jeune homme

qui est mon commis

J’ai connaissance que ^ avant la mort de sa femme. C’était peut-être l^rès.

Transqijestionné par m. Armstrong.

Je ne lui ai plus remarqué de moustache après. Je n’en ai pas remarqué dans le mois de Décembre. C’était dans le voisinage de la mort de sa femme.

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