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chiffros de M, Fleming (je les prends tels qu'il les a donnés, n'ayant pas eu, cela va sans dire, l’occasion de lex vérifier), il paraît que l’entreprise d'un câble à travers le Pacifique serait non seulement très importante pour l'Australie (ce que nons reconnaissOns tous), mais encore comparativement facile; en effet, si, commo M, Fleming le donne à entendre, la subvention payée actuellement par les colonies australiennes devait prendre fin par le nouvel arrangement, ces colonies auraient alors l'avantage du nouveau c&hle et profiteraiont de tout arrangement à intorvenir avec la compagnie de l'Eastern-Extension, sans avoir à piyer un denier do plus, ou, duns tous les Cas, en no payant guère plus qu'aujourd'hui. Jo n'’entends pas discuter la projot sous le rapport financier, mais jo penso que los chiffres de M Fioming font voir que ce projet n'est pas uno affaire en l'air, quelque chose qu'on ne pourrait mener à fin sans d'énormes dépenses, mais que c'est au contraire une affaire pratique, dent il faut s'occuper sans retard inutile,
Les colonies australiennes versent uno contribation colloctive da £49,000 à la compagrio do l’Eastorn-Extension ; M. Fleming montre par ses ch'f'o1 que rcus n'aurions guère plus à fournir par son projet, Jo recommande aux délégués de l'A 48tralie, et particulièrement à ceux de ma province, de s’occuner activement :de co'tto question À lour retour, et do soumettre les chiffres do M. Fioming, apiès les avoir vérifié:, à l'opinion publique et à l'approbation des législatures,
Nous devons nous entendre sur un ou denx points. D'abord, il ne faut pas compter un seul instant que les colonies consentent à subventionner un nouveau câble par la route du Pacifique, surtout après les chiffres que nous a donnés M. Fleming. Ge serait folie pour les colonies de verser chacune, pendant vingt-cinq ans, sa purt proportionneile de subvention quand en acquérant la propriété de toutes les lignes à l'est et à l'onest, elles n'auraient probablement pas à débourser plus que ce qu'eiles paient aujourd’hui à l’Eastern-Extension Kile ne voudraient rien payer du tout à la ligne du Pacifique, ou ne consentirait à lui allouer qu'une très faible sommoe en comparaison de la subvention annuelle de £100,000, à courir pendant un torme de vingt-cinq ans, que demande cetto compagnie. Il ÿ a sans doute bion des difficulté: à surmonter ; la principale est peu'-être la mise en murche de l’entreprise, mais tout cela peut encore 80 régler assez aisément, en tant que question d’affaires,
Ii s’agit d’une œuvre t1è+ importante, devenue nécessaire ; plus on y réfléchit, plus on on est imprersionné. Comme M, Fleming l’a démontré, elle aurait de grandes conséquences matérielles, muis elle s'inspire aussi d’un sentiment, Le Canada est situé, pour ainsi dire, sur le bord du cercle, que forme le domaine britannique; il deviendrait par là comme le Head Centre ; (Ecoutez! Ecoutez!) j'emploie l'expression en bonne part ! Je me prononce fortement en faveur de la proposition que le gouvernement se charge d'entreprendre et d'exploiter lui-même le câble du Pacifique. (Ecoutezl Ecout:z!).
Le PrésibenT.—Nous ne sommes pas en état de discuter les chiffres, J'ai reçu une lettre du M. Ponder au sujet de la compagnie de l’Eastern-Extension ; cette lettre sera imprimée et distribuée.
Sir Wizziam FizuerBerr. L'importance de la question s'impose à nos réflections. Quand on se rappelle quo le Canada a 600 milles de littoral sur le Pacifigne et que la proposition en discussion tend, en quelque sorte, À compléter la grande œuvre nationale accomplie par le Canada, on comprend toute l'importance du enjet qui nous cecupe. Je m'associe entièrement à la proposition présentée par #ir Alexander Campbell. J'espère, et, d'après ce que je puis comprendre da sentiment de la Conférence, je crois que nous sommes tous d'accord sur cette proposition, et que nous y donnons un assentiment unanime,
Sir SamUEL GRiFriin, J'ajouterai un mot à ce qui vient d’être dit, si je puis le faire. J’admets que le projet pré-enté par sir Alexander Campbell et M. Fleming cest probabloment praticable et qu'il est de la plus haute importance ; mais Ia première chose essentielle est de conn:Ître comment re comporte le fond de l'océan et comment on pourrait y déposer un câble; c’est ce qui devra engager bientôt notre attention, J'espère que des mesures vont être pri-es, et que les délégnés vont représenter au gouvernement de Sa Majesté l'importance d’avoir uno exploration du Pacitique, soit
ae mu
avisé
qu'il l'entrepronne seul, soit qu'il nous aide à l'exécuter. Tant que nous ne saurons pas jusqu’à quel point la pose du câble est possible, il est oiseux de rechercher À quelles conditions on l'entreprendrait,
Sir PATRiOK JENNINGs. Je crois que nous pouvons en toute sûreté adhérer aux propositions abstraites contenues dans ces résolutions ; elles méritent notre adhésion, car si nous avons à cœur l'unité de l'empire, rien n'est plus propre À nous unir que la mise en contact direct du grand Dominion canadien avec l'Australie, et j'espère que no relations ne so borneront pas À des communications télégraphiques, mais comprendront aussi un service postal, avant lougtemps. Quant à l'expression de notre adhésion, nous devons lu limiter, je crois, aux deux idées énoncées dans les résolutions at no pas entrer dans les détuils, Jo répèto avec sir Samuel Griflith que le plus tôt nous aurons uns exploration, le mieux co sera,
Ii y a là, sur un long parcours, des fonds do mur inexplorés on dont on ne connaît quo très pou de chose; tant que nous n’aurcns pas de relevés hydrographiques, le projet ne pourra ôtro présenté aux colonies australasiennes, comme l’a dit M. Service, La praticabilité du projet une fois démontrée, notre devoir sera de nous concerter pour en assurer l'exécution d’une manière ou d'une autre, par tous les moyens possibles.
Le Pr£sipruT. Jo ferai consigner au procè:-varbal la mention que les délégués ont donné leur assentiment unanime aux propositions de sir Alexander Campbeli, (Ecoutez! écontez 1).
M. RogiNson. Seront-elles suivies de quelque autre résolution ?
Sir ALEXANDER CAMPBELT. J'espère qu'elles scront suivies d'action,
M. Romivson. J'avais espéré voir sir Alexander Campbell présenter une motion d’une portée un peu plus étendue, qui eût embrassé un sujet mis de l'avant à une séance précédente, Les représentants de l'Afrique méridionale auraient bien aimé que la conférence eût adopté une proposition générale exprimant que le gouvernement de Sa Majesté devrait, si cela peut so faire, instituer uno enquête sur la possibilité de placer l’ensemble du système télégraphiquo de l'empire colonial sous le contrôle direct des gouvernements impérial ut coloniaux.
Le projet intéresse plus particulièrement le Canada et l'Australie, ot nous serions trôs aises, nous qui sommos d: !’Afrique méridionale, que le Canada et l'Australie fussent rattachés l'un à l’autre, mais il faut aussi franchir d’autres mers que l’Atlantique septentrional et l'océan Indien, afin d'embrassor l'empire dans un cercle télégraphique. Je ne sais si l’on pourrait faire suivre la résolution de sir Aloxander Campbell par une expression d'opinion d'une portée un peu plus largo eur la question générale. Je crois que les membres de cette conférence n'ont pas regardé comme une utopie, ainsi qu’on paraît l'avoir fait en certains quartiers, l'idée d'un système télégraphique impérial ; ils me paraissent désirer que le gouvernement de Sa Majesté prenne des mesures pour s’assuror de la praticabilité du projet.
Sir ÂALEXANDER CAMPBELL. C'est la première chose à faire; nous pourrions après celu avancer d'un autre pas, mais il faut se hâter lentement,
M. RoBtwson. C'est cela. .
Le PrÉsibenT. Vos observations vont être imprimées et distribuées ; cela remplira peut-être votre objet,
Les dé'égués ne s’engageront pas, jo pense, et je no puis certainement pas m'enrager an nom du gouvernemont impérial, à soutenir un vaste projet comme colui que vous indiquez.
M. IuBiNSON, Jo me contente de demander une onquêe.
Le PRÉSIDENT. Je soumottrai à la conférence toute proposition que vous voudrez pré-onter; mais vous vous contenturez peut-être d'avoir exprimé ves vues, qui sont ausei celles de M Hofmeycr:
M. RomiNson. Cela mo suffit,
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PIÈCES DEPOSÉES DEVANT LA CONFÉRENCE COLONTALE, 1887.