‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 10 sur 65 · ILI · texte numérisé non relu

ILI

VENDREDI, 6 mai 1887. Présents ;

Le très honorable sir Henry Thurston Holland, baronnet, G.C.M. G., secré taire d'Etat pour les colonies, président, Le uès honorable comte d'Onslo”w, sous-secrétaire d'Etat our les colonies. Le très honorable lord George Hamilton, premier lord de l’amirauté, L'smiral sir Arthur W. A. Hood, C.C.B., ie de pan Le vice-amiral sir Antbony H, Hoskins, C.C.B,, } DEN AS LAQIrAU TS, L'hon, R. H. Meade, CB, s étain UE :

M, John Bramston, C.B, ous-secrétaires tat pour les colonies. Le capitaine G. S. Clarke, LR, secrétaire du comité de défense coloniale, Représentants :

Terreneuve :— Sir Ambrose Shea, C.C.M.G., Canada : —

Sir Alexander Campbell, C.C.M.G., lieutenant-gouverneur d'Ontario.

M. Sandford Fleming, C.M.,G.

Nouvelle-Galles du Sud :— Sir Patrick Jennings, C.C.M.G., ci-devant premier ministre, M. Robert Wisdom, C C.M.G., procureur général, Sir Saul Samuel, C.C.M.G., C.B., agent géréral, Tasmanie :— M. John Stockell Dodds, ci-devant procureur géréral, M. Adye Douglas, agent général, Cap de Bonne-Espérance : — M. J.Herdrick Hofmeyer.

Australie Méridionalo :— Sir J, W. Downer, C.OM G., C.R,, premier ministre. Sir Arthur Blyth, C.C.M.G. C.B,, agent général, Nouvelle Zélande : — | Sir F. Dillon Bell, C.C.M.G., CB,, agent général. Sir William Fitzherbert, C.Q,M.C., président du Conseil législatif.

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Victoria : — M. Alfred Deakin, principal secrétaire.

Sir James Lorimer, C.C.M G., ministre de la défense. Sir Graham Berry, C.C M.G , agent général, M. James Service, cidevant premier ministre, Queensland : — Sir Samuel Griffith, C.C.M,G., C.R., premier ministre, Sir James Garrick, C C.M.G., C.R., agent général. Australie Occidentale :-- M. John Forrest, C.M.G., commissaire des terres de la Oouronne. M. Septimus Burt.

Natal :— M. John Robinson,

Le PRÉ“IDENT. Je crois que Sir Alexander Campbell désire continuer la disoussion eur le sujet du câble sous-marin entre le Canada et l'Australie,

Sir ALEXANDER CAMPBELL, La'cireulaire adresséo par M. Stanhopo aux gouvernements des différentes colonies pour convoquer cette conférence, dit que l’un des sujots importants à considérer est celui des communications postales ei télégraphiques comme moyen de resserrer entre elles les parties constituantes de l'Empire ; je crois, M. le Président, que vous avez aussi indiqué co sujet dns votre discours d'ouverture. On peut penser qu'il a été suffisamment discuté; toutefois M. Raïkes a exprimé le désir, quand il a adressé la parole, et vous avez vous-même exprimé le même désir, M. le Président, que les vues de la contérence fussent consignées au procès verbal, afin que le gouvernement puisse connaître le sentiment des représentants des colonies sur une question de si grande importance.

J'ai attendu, avant de reprendre la discussion, que nous eussions l'avantage de recevoir la rép°nse que M. Pender nous a promise au mémoire de M. Fleming ; cette réponse no nou. est pas encore parvenue.

Lo PRÉésiDENT. J'ai iei l'écrit de M. Pender sur l'Eastern-Extension. Voulezvous en avoir lecture ?

Sir ALEXANDER CAMPBELL, Pas À présent,

J'ai attendu ce papier pour adresser la parole à la conférence ; il ne nous est pas parvenu ; comme les séances tirent à leur fin, j'ai cru à propos de revonir eur le sujet aujourd'hui, afin que l'opinion de la conférence soit consignée aux délibérations,

Rien ne peut être plus important pour l'Empire, cela est admis, qu'une ligne télégraphique intercoloniale À travers los possessions de Sa Majesté; cette ligne n’allant guère en dehors des possession de Sa Majosté, ne serait nullement exposée, excepté peut être sur un point, à ce que prétend M. Pender; elle passerait au sein des vastes océans qui sont particulièrement sous là sauvegarde de Sa L'aijesté, qui l'ont toujours été d’après l’histoire et qui le seront vraisemblablement toujours; au sortir des mers, elle passerait encore par les possessions de Sa Majesté, c’est-à dire, par le Canada,

En utilisant la ligne de télégraphe que nous, Canadiens, avons construite depuis l'océan Atlantique, à Halifax, jusqu’à l'océan Pacifique à Vuncouver, sans aucuno aide du gouvernement de Sa Maj:sté, les gouvernements des différentes colonies de l'Empire favoriseront très puissamment ce que nous avons tous en vue, co que les membres du gouvernement de Sa Majesté ont maintes fois exprimé le désir de voir so réaliser —désir également partagé par les sujts de Sa Maj-sté habitant la (rande- Bretagne et par ceux répandus dans lo monde entier—ie veux dire des relations plus étroites entre les parties constituantes de l'Empire, Nous avons déjà un té'égraphe de chemin de fer traversant le continent américain pour servir à opérer co rappro chement, Nous avons mis le gouvernement de Sa Majesté en pouvoir de raffermir l'Empire par les liens les plus puissants, ceux des communications rapides et de l’intérêt, ceux qui 8e formeront par la facilité de correspondre d’une extrémité à l'autre des possessions de Sa Majosté au moyen de lignes télégraphiques sous le contrôle presque exclusif de sujets de Sa Majesté,

Bien que nous ne puissions peut-être rien fairo à présent, il importe beaucoup, en vue de l'établissement de ces lignes de communication dans l'avenir, que la conférence exprime sa maniôre de voir sur ce sujet,

Jo po veux pas être long. Je tions pour admis quo chacun roconnsft l'importance de cetto ligne de communication dans l'inté: êt de l’Empire. (Ecoutez, écoutez), Il s’agit de faire profiter l'empire de ce qui a été accompli par le Cunada. Tout lo monde admettra, je pense, que nous avons fait notre part, et plus que notro part; que nous avons rendu le projet possible ot qu'il pourra s’accomplir si nous voulons tous qu'il «'accompli-se.

J'ai 1édigé un mémorandnm qui me semble exprimor les vues de la conférence. Jo serais fâché do commettre la conférence en quoi q''e ce soit, ou d'énoncer quelque idée que vous n’accepteriez qu'avec hésitation ; mais je penso que vous approuverez volontiers le mémorandum que jo vais vous lire.

Première résolution : —

1. ‘ Que la création récente d'un chemin de fer et d’une lirno ‘élégraphique reliant l'Atlantique au Pacifique à travers lo Canada, donne ouverture à une nouvelle voie tIternative de communication imjériale sur les hautes mers et par possessions britanniques, qui promet d'être d'une grande utilité aux différents points de vue navai, militaire, commercial et politique —”’ (Ecoutez ! Ecoutez !)

Jo crois que c'est Ià une proposition évidents que nous pouvons tons afirmer, et qu'il sera utile plus tard d'avoir l'expression de notre aftirmation. C:ux qui s'intéressent à la ligno existante, la ligne de M. Pender, remarqueront que j'appelle la nouvelle ligne une “ ligno alternative.” Nous n'avons aucune intention do rien faire contre la ligne de M. Pender ni d'y sub:tituor la nouvello ligne, mais nous croyons que celle-ci doit être adoptée pour la sécurité do l’Empire et pour l’avantago de nos cospjets,

Douxiôme résolution : —

2, “Que la liaison du Canada à l’Australasio au moyen d’un télégraphe sousmarin direct à travers lo Pacifique est un projet de haute importanco pour l'Empire, et quo tout doute sur la possibilité de ce projet devrait être levé sans retard pur une exploration hydrographique attentive et complèto.—"”

Ceci vise la dificulié qui a été soulevée quant à la possibilité d'établir une ligne de communication à travers le Pacifique, Nous avons pu, comme l'a dit M Fieming, consulter les relevés opérés par les officiers du Challenger et par coux da Tuscarora; malgré ce que ponso M. Fleming (qui est d'une grande compét:nco en ces matières) son opinion sur la profondeur de l'océan a bosoiri d'être conufirméo par de soigneux sondages.

Le Canada a offert, il y a deux ou trois ans, do prendre part à une exploration, L'amirauté a répondu qu'elle n'avait pas de vaisseaux disponibles et qu'oile ne pousait #gir, Lo Canada possède plusieurs navires, dont l'un, l'Alert convenait très bien pour une exploration de ce genre, ayant été employé pendant deux années à dos voyages d’obsoivatious entrepris pour constater l'époque à laquelle la baie d'Hudson s'ouvre à la navigat on. Nous avons offort l'Alert pour l'exploration du Pacifique, pensant obvier ainsi à la difficulté soulevée par l’amirauté; nous avons écrit à l'amirauté que nous avions un navire convenable; elle n’a voulu rien faire ; alors nous avous offert (quand je dis nous js veux dire M. Fleming ot un de ses amis) de payer la moitié des frais; l’Amirauté a encore rolusé ; l'affaire est restéo là,

Mais puisqu'il y a des doutes sur la profondeur do l'océan, cette question doit . tre d’abord résolue. Je pense que la contérence peut exprimer sans hé-iter, dans les termes que j; propose, ou sous toute autre forme qu'elle piélèrerait, son opinion sur la valour d’une ligne de communication toile quo la ligne proposée du Pacifique et sur la nécessité de constater s'il existe des difficultés à créor cette ligne,

Telles sont les vues dont j'ai voulu vous faire part en revenunt sur ce sujot. M. Flemiog qui est t1è3 versé duns cotie matière, vous présentera aussi quelques observations, Li consentira à les abréger, j'en suis cortain, si la conférence est de cet avis; tout ce que nous désirons obtenir de la conférence, c'est uno expression d'opinion, à

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- laquelle nous attachons uno hauto valeur ot que nous croyons devoir être plus tard très utile. (Evoutez, Ecoutez.)

M FLeviva Je m'a-socie volontiers à tout ca qu'a si bien dit Sir Alexandre Campbell, Je regrette de prendre encore un peu do votre temps à la valle de la clôture, mais vous mo pardonnerez, j'espère, si js me hasarde à ajouter quelques mots sur la question générale: celle de rapprocher télégraphiquement les parties de l'Empire éloignées les unes des autres,

L'importance do cette question paraît être généralement reconnue,

1. Elle est, avec quelques autres sujots, spécialement mentionnée dans la cirenlaire de M, “tanhops du 25 novembre dernier, qui invite les gouvernements coloniaux à prendro part à la conférence en y envoyant des représentants.

2. Elle eat l'une de celles quo le président dans son discours d'ouverture a parti culièrement signalées.

3. Quand ells est venuo on discussion pour la première fois le 21 da mois dernier, le muît © général des postos a exprimé des vues larges, ot sympathiques et a suggéré À la conférence de no pas clore ses délibérations sans se prononcor formellement en faveur du principe de l'établissement de communications télévraphiques avec les colonies du Pacifique dotées da gouvernement responsable; il a dit aussi que de telles communications auruient probablement pour résultat toute une révolution dans les relations des colonies australasiennes avec la mère patrio

4. Les membres de la conférence qui représentent l'Australie méridionale, le Queonsland, le Cap de Bonne-Eaipérance, Victoria, la Nouvelle-Galles du Sud et la Nouvelle-Zélande, ont exprimé toute leur sympathie À cette nccasion et ont reconnu que l’objet praporé mérite toute attention dans l'intérêt de l'Empire,

On a toutefois soulevé certaines objections que je vais examiner,

Des doutes ont été exprimés sur la praticabilité d'unir le Canada À l'Australie par un câble direct, Jo ne parlerai pas de ce que M Patey a avancé sur la profondeur do l’océin; il m’a avoué qn'il s'était trompé. J'ai prié le capitaine Ilill, qui a assisté à l’une de ros séances il y a quelques jours, de vouloir bien nous commaniquer tous les renseignements en la possession de l'amirauté sur ce sujet. Jo ne doute point que le capitaine Hall no confirme mes assertions, car les officiers de l’amirauté pe pouvent aller à d’autres sources que celles que j'ui moi-même consul'écs, savoir, les sondages du Tuscarora et du (’hallenger. 11 faut admettre cependant que nous n'avons sur lo Pacifique que des connaissances restreintes, et il est extrêmement important de dissipor les doutes en faisant une exploration nautique le plus tôt possible.

Sir John Downer ous a représenté que la colonie de l'Australie méridionale, avec un esprit d'entreprise qni l’honore, a jeté sur le continent, du sud au nord, un fil télégraphique ; que cette ligne profite à toutes les colonies au-tralasiennes, mais qu’elle a été établie aux frais de l'Australie méridionale seule, et que son entretien entr: Îne une perte poar cette colonie; que lo nouveau télégrapho du Pacifique aurait

our résultat inévitable d’aggraver cette perto, et que par con-équent là nouvelle igne, avantageuse pour les autres colonies, causerait pécuniairement un dommage à l'Australie méridionale.

On a au:si représenté que la compagnic privéede l'Eastern Extension Telegraph,

a droit a beaucoup do considération pour avoir créé le système de câbles qui ost. aujourd’hui à l'usage des colonies de l’Australasie,

Pour ma part, jo reconnais pleinomont la valeur de cos deux réclamations, mais en mêmo temps l'intérêt supérieur de l’Empire et des côlonies me fait regarder l'anion télé:raphique du Canada et de l’Australasio comme une nécessité absolue,

Le prob'ème qui se présente à nous est celui de concilier tous les intérêts, autant qu’il est possible de lo faire; la solution, À mon sens, on a été indiqnée dans la disoussion quo nou: avons one le 27 du mois dernier, ot les vuos alors énoncé», c>mme j'en jige par ce qu'ont dit depnis plusieurs mombres do la conférene, méritent la sérieuse attention de tous les intéresré4,

La proposition consi-to À mettre éventuellement sous le contrôle du gouverne-

mont toutes les fignes télégraphiques, construites ou À construire, à l'est et au sud de l'Inde, et à l'ouest et au sud du Canada,

Cela paraît être l’idée du maî‘re général des postes de la Nouvelle Zélande, dans ls son mémorandum, et j: crois que le tomps est arrivé de considérer cette question, non et au point de vue commercial simplement, mais au point de vue de son importance 4 impériale sous les rapports naval, militaire et politique. 4

La loñguour des lignes de télégraphe dans les différentes colonios, d'après M. , Charles Todd, qui a 6:6 longtemps occupé de télégraphie en Australasio, était de <omme suit en 1884:

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Nouvelle-Galles du Sade ssssss sosssvu ss ssossosoossoescsse 9,756 Li

Australle méridianalessssssssesssesreses vases asveserecnsosnress 0,202 Si QUeODA AN, sssssscssnsosresvénseesnnnnnninisense socttesveneeesesesse - 0,779 Nouvelle-Zélande; sisi secs rococsssceseecess cite …. 4,254 FABDIANTM EN se desc sedarar cad Tor ie manne Giietséeste DIT Australie occidentale... ..ssssssssssrsonsesereseseseonsoscosocs 1,905 TOR ssevnsnte a terdiiasisés soversosrss 39,940

Le rovenu total cette année-là a été de £527,734, D'après la mème avtorité, le coût moyen par mille est de £108 ; le coût total des

33,349 milles peut donc êtro estimé à £3 600,000,

La Compagnie do l’Eastern Extension a en tout 12,035 milles nautiques de câble; men M. Pender a dit ici que le coût en est de £184 par mille, ce qui ferait pour les 12,036 som milles une somme de £2,214,440 ; mais si c’est Jà le prix de revient, la valeur actuelle chif est beaucoup moindre, à cause de la dépréciation des câbles ; car je constate quo sur FAT plus de la moitié de leur longueur, sur onviron 6,600 milles, ces câbles oxistent depuis les g ongs à dix-sept ane, Le tableau suivant fait voir en quelles années a eu lieu l'immersion des câbles : mais Milles ôn pe Immergé en 1869; maintonant immergé depuis 18 ans... , 1#0 qu'il do 1470 ; do do 17 do... 2,409 plirai do 1871; da do 16 do . 2,724 £59,2 do 187;; do do 11 do... 1,283 | do 1877 ; do do 10 do... 864 | l'East do 1879 ; do do 8 do... 2,444 D que do 18k0 ; do do 7 d0:... 029 détéri do 1883 ; do do 4 do... 920 vraie do 1844 ; do do D: 005 502 A3 pc do 1885 ; do do 2 do... 180 E ilne) Longueur totale... 12,035 | actue Pour relier lo Canada au système télégraphique actuel de l'Australasie il faudrait de la an développement de 7.600 milles dont le coût, au prix de £IS4 par mille (prix de B Strec revient des câbles de l'Eastern Extension, tel quo donné par M, Pender), s'élèverait [ &ouve à £1,398,400, [ du Ca CL D'après ces donnéo:, nous pouvons estimer le prix de revient de tous les câbles et . merid lignes terrestres entre Vancouver et l'Inde, comme suit : C Nouveau câble du Panique... soso se so00 oovonso vos ee £1,400,000 . payées Lignes torrestres australasiennen..sssssss cesse. 3,600,000 | Mose Hustotn Datenloli session its isa àésdose 2,220,000 ventio RME bution | * | Pol oran au ces £7,2:0,000 .U | | | Ë tratior Les lignes terrestres auatralarienres donnent un gros revenu ; on peut présumor 3 les go | que, dans l’ensemble, elles paient leurs frais d'exploitation et d'entretion. Il n'est F consid( | donc pas récesraire de faire entrer ces lignes duns lo ca'eul du nouveau capital à î L Ea n'en tenant pas compte, il reste £4,520 000 comme coût collectif du Æ aveo l'

former.

souveau câble du Pacifique et de l'Eastern Extension ; il faut ajouter à cette somme l'Aust

tal des

câble;

12,035 ictuelle quo sur depuis

câbles :

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câbles et

réaumor . Jin'est capital à lectif du te sommê

la valeur des navires du sorvice de réparation, des stations et autres dépenses moindres, ot il faut en retranchor un tant pour cent qui représente la détérioration des câbles actuels, Sur ces deux points, les opinions peuvent différer, mais il n’y a pas de doute que la somme ronde de £4,000,000 suffirait amplement pour couvrir tous les frais d'établissement de la ligne du Pacifique, et pour acquérir la propriété de la compagais de l'Eastern Extension à des conditions jastes et raisonnables,

L'intérét de £4,000,000 à 3 pour 100 est de £120,000 par annéo; mais l'acquisition du système de l’Eastern-Extension apporterait avoc elle do grosses subventions qui réduiraient considérablement la charge de l'intérêt, Ces subventions sont comme auit : —

Tasmanie ss corses voooonoosvonoononoserons socone secs sos vs 4,200

Malacca.......…. SSosen sas dosage néon does ronosssussnsncsessise + LU UD Australie (second «ble... sososssserssrcenocn soso sovencsss 32,400 MAD HIDi ses anansicdhenasancer Giants en nie souesen senc &,000 TONI sisnrarersdats imminente en ons .. 10,600

MACRO: nes nosne nas coensn see noise cum sise ces de ie deesé 500

Subvention totale... ss 256,700

La législature hawaïoenno a offert 820,000 par année pour encourager l’établissement d’une communication télégraphique avec l'Amérique ; on peut compter que cette somme sorait donnée en subvention pour le câble du Pacifique, co qui porterait le chiffre de la subvention totale à Æ£60,700. C:tte dernière som:inv déduito de celle de £120,000, il ne reste qu’une balance de £39,300 par année à payer conjointement par les gouvernements.

A l'expiration du terme des subventions, l'intérêt annuel sera encore de £120,000, mais comme la plus grande partie de ces subventions courent jusqu'à la fin du siècle, On peut raisonnablement s'attendre que le trafic aura alors pris de telles proportions qu'il pourra couvrir l'intérêt on grande pürtie sinon on entier, D'ici là on accomet tout ce qui est désirable moyennant la somme rolativement peu élevéo de

J'ai estimé le coût du nouveau câble du Pacifique et la valeur des câbles de l'Eastern Extension à £4 000,000 on tout; mais des hommes d'expérience sont d'avis que cette estimation est trop élevés; que si l’on fait la déduction vouluo pour la détérioration des câbles existants, la sommede £3,000,000 8e rapprocherait ussez de la vraie valeur des deux lignes. S'il suffit d'un capital de £3,000,000 à toutes fins, l'intérêt à 3 pour 100 sera de £90,000 ; en déduisant de cette somme les subventions de £60,700, il ne restera À payer qu’une balance de £29,400.

Aiusi une somme annuelle variant de £29,300 à £59,300, outre les subventions actuelles, fournirait le moyen d'établir la câble du Pacifique et d'acquérir les câbles de la compagnie de l'Eastern-Extension, Le maximum même de l’annuité ne peut ôtre considéré comme onéreux, dovant être divisé par parts équitables entre les dix gouvernements intéressés, savoir : les gouvernements de la Grande-Bretagne,de l'Inde, du Canada, du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud, de Victoria, de l'Australie méridionale, de l'Australie occidentale, de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélando,

Comme les subventions coloniales actuelles, s'é'evant en tout à £26,600, sont

payées par cinq seulement des dix gouvernements intéressés dans le nouveau projet, il.

me semble désirable d'en venir à un arrangement par lequel on mette fin à ces sübventions ; on formerait le nouveau capital en répartissant équitablemont les contributions des gouvernements intérorrés,

Un projet de ce genre visant à réunir tous les télégraphes sous une seule administration gouvernementale, no peut évidemmunt s'établir que par lu cooj ération de tous les gouvernements intéressés; je prends la liberté de dire qie ce sujet mérite une considération trè: attentive.

Le plan esquiseé, si on le mène à fin, mettra le Canada en contact télégraphique aveo l'Australie et la Nouvelle-Z$lande ; il fournira une ligne alternative entre l'Inde, l’Australasie ot l'Angleterre, ligno aussi éloignée que possible da théâtre des complis

LE QC

cations qui peuvent se produire en Europe; il réduira grandement lo prix des dépèches et donnera un pui-sant essor à l’intercourse et au commerce entre l'Australie, le Canada et la mère-patrie ; il répondra aux désirs de l'Australie méridionale en faisant participer cette colonie aux avantages de ses colonies--œurs; il écartera toute objaction raisonnable de la part de la compagnie de l'Eastern-Extension. Si cette compa-

nie ne voulait pas réduire son tarif ni entrer en concurrence avec la nouvelle one. elle serait libre do transférer sa propriété on en recevant la pleine et entière valenr,

Dans le cas où la compagnie de l'Eastorn Extonsion ropousserait cos proprsitions raisonpubles, ls montant du capital à former «crait d'antant moindre, at il serait facile aux gouvernements intére-sés de mener à terme l'œ1ivre essontiolloment importante de l'union télégraphique du Canada et de l’Australasie,

Lo PrÉ<10ENT. Les délégué:, après avoir entendu sir Alexander Campbell et M. Sant ford Fieming, adoptent-ils les propositions suivantes soumises par sir Alexauder Campbell :

1. Que la création récerto d’un chemin do fer ot d’une ligne té'égraphique reliant l'Atlantique au Pacifique à travers le Canada, donne ouverture à une nouvelle voie alternative do communication impérials sur les hautes mars et par pos-ossions britanniques, qui promet d'être d’une grande utilité aux différents points do vue naval, militaire, commercial et politique,

2. Que la lisi-on du Canada à l’Australasie au moyen d’un té'érraphe #rousmarin direct à travers le Pacifique est un projot de hante importance pour l'Empire, et que tout doute sur la po sibilité de ce projet devrait être levé sans retard par une explora'ion bydrograph que attertive et complète,

Sir ARTHUR BLyru. Je regrette que le premier ministre de l’Australio méridionalo ne soit pas ici; la cause de son absence est assez connue; il est allé conduire à Tilbury sa fomme et sa nièce qui s’embarquent anjurd’hui.

Je puis dire que l'Australie méridionale n’est opposée à aucun câble. Ello objecte seulement à co qu’une subvention impériale soit accorcée à nn nouveau câhle, quand ceux qui existent déjà n’en ont pas reçu. Je n'ai pas besoin de montrer les conséquences d’une politique contraire, Si le gouvernement impérial promettait des subventions, vous verriez de nouvelles compagties se former tous les jours. Nous ne sommes pas contre la concurrence ; nous voulons seulement que ceux qui l’entreprendront soient laissés, comme nous l’avons été nous-mêmes, À leurs projires resources.

L'Australie est tiès redevable aux délégués canadiens, et je leur exprime mes remerciements, au nom de l'Australie méridionale, de ce qu'ils ont soulevé cette

question, La compagnie de l’Eastern-Exten+ion a été amenée par là à faire des

offres, qui deviendront peut-être encore plus libérales, et qui tendent à promouvoir l'intérêt général de l'Australie. Je répè'e que nous ne sommes nullement opposés à l'établissement de nouveaux câbles ; rcus ohjectons seulement à ce qu'ils soient subventionnés,.

Le Pr£:1peNT En tant que le gouvernement impérial y est concerné, js dois dire que ces réxoluions ne touchent aucunement à la question de subvention; elles constatent seulement l'importance des communications entre l'Australie et Vancouver (Ecoutez écoutez).

Sir SAMUEL GRIFFITH. Et de l’exploration.

Le Puk-1penr, De l'exploration; on laisse encore ici heureussoment dans l'ombre la question de savoir aux frais de qui se fera cette exploration, Los ré:olutions sont coiçues dans un sens tiè3 général; autrement, je ne pourrais les proposer à la conférence,

M. Service, Nous savons que l'Angleterre a des navires, qu'elle a des marins, et qu'elle a de l'argent aussi, Noux pensons que vous nous aiderez pour cette exploration, qui pourrait 80 faire probablement pour une modique dépense extra; toutefois, cette question reste ouverte.

Quant aux observations de M. Fleming, on ne povrrait rien y ajouter; la question a fait le sujet do ses études et il l'a traités avec clarté. IL a présenté son projet sous uxo forme qui le fait entrer daus la sphère des choses réalisables, D'après les

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