TT
M, Sandford Fleming au gouvernement australien. OrrAwA, CANADA, 26 septembre 1857,
MonsteuR,—J'ai l'honneur de m'adresser à vous au sujet du télégraphe en projet, destiné à relier les colonies australiennes à l’Angleterre par la voie da Canada.
Permettez-moi d'abord de vous rélérer à la correspondance suivante que j'ai eu le devoir de vous transmettre avant de quitter Londres en juin dernier,
1. Lettre du 16 mai 1887 adressée à Sir Heury Holland, secrétaire d'Etat pour les colonies, par les délégués à la conférence coloniale, au nom de leurs gouvernements respectife, demandant que le gouvernement de Sa Majesté fasse faire sans retard une exploration, afin de lever tous doutes sur la possibilité d'établir un cêble-télégraphe à travers l’océau Pacifique entre le Canada et les colonies australiennes
2. Lettre du 16 mai 1887, à M. Baillio-Hamilton, secrétaire de la conférence, sur le même sujet,
3. Lettre du 3 juin 1887, du Bureau des colonies, concernant la correspondance avec l’Amirauté sur le même sujet,
4, Lottre du 23 mai 1887, du Bureau des colonies à l’amirauté,
5. Lettre du 28 mai 1887, de l’Amirauté au Bureau des colonies, énonçant que les lords commissaires ne sont pas disposés à faire faire une exploration spéciale.
6. Lettre du 8 juin 1887, au Bureau des colonies, de moi-même, soumettant les raisons pour lesquelles la demande des délégués devrait être reconsidérée.
Ces communications sont subséquentes à la discussion qui a eu lieu à la conférence coloniale, et le procès-verbal des délibérations de la conférence fait voir qu’au cours de la discussion, des officiers du gouvernement et de la compagnie de l’Eastorn Telegraph ont donné des témoignages tendant à faire surgir des Coutes sur la possibilité d'établir un câble-télégraphe à travers le Pacifique.
En conséquence de ces doutes, les délégués ont jugé opportun qu’une exploration convenable fût faite le plus tôt possible, Avec cet objet en vue, ils se sont adressés au gouvernement de Sa Majosté, mais les lords commissaires de l’Amirauté, par l'autorité desquels on espérait voir se faire l'exploration, ont donné une réponse insatisfaisante. La correspondance m’ayant été transmise, je me hasardai à soumettre les raisons qui devaient faire examiner derechef la demande des délégués, mais je n'ai pas appris jusqu'ici qu'on soit arrivé à une nouvelle décision,
Je prends la liberté d'appeler l'attention de votre gouvernement sur le mémorandum ci-joint. Je puis dire que si d’un côté des doutes ont été élovés sur la possibilité d’immerger un câble électrique à travers le Pacifique, d’un autre côté des renseignements importants ont été obtenus pendant et depuis la conférence, Ce mémorandum a été préparé à la lumière de ces renseignements,
Supposant que l’exploration constate qu’il n'existe point d'obstacles insurmontables à la pose du câble, ce mémorandum fait voir que le Canada et l'Australie
pourraient être, dans un avenir prochain, télégraphiquement reliés, à des conditions
justes et équitables pour tous les intéressés et au grand avantage des colonies australiennes, du Canada et de la mère-patrie.
D’après ma manière de voir, il devient de plus en plus urgent de faire une exploration, el je me suis occupé de rechercher comment elle pourrait être accomplie, si les lords commissaires de l’Amirauté ne pouvaient trouver le mayen de la faire exécuter,
J’ai constaté que si les gouvernements des colonies australiennes et de la Nouvelle-Zélande veulent y coopérer, on peut faire faire une bonne exploration sans ditfculté et sans retard, à des frais relativement minimes pour chaque colonie,
Le gouvernement du Canada a un vapeur convenable pour ce service, ei a aussi à son emploi des hommes de science et des officiers de la marine royale, compétents sous tous les rapports pour une telle exploration. J'ai donc pris sur moi de demander si le gouvernement canadien voudrait fournir le navire et les officiers dans le cas où les gouvernements australiens se chargeraient de frais du charbon, des victuailles et de l'équipage.
Mon objet, en m’adressant à vous, est de vous prier do soumottre cetto proposition à votre gouvernement, Je suis autorisé À dire qu'elle a été discutée au Conseil privé du Canada et favorablement accuoillie,
L'officier naval qui a été consulté est d'opinion que les travaux de sondage peuvent être complétés d'une manière satisfaisante dans douze mois, et il calcule qu'avec le navire et le personnel fournis par la Canada, une contribution collective de £6,000 des colonies australiennes et de la Nouvelle-Zélande serait suffisante,
Jo n’hésite pas à exprimer la conviction que si votre gouvernement et les gouvernements des autres colonies assurent leur coopération à ce projet, sans perte de temps, la possibilité de relier télégraphiquement l'Australie et le Canada sera décidéo avec certitude avant ia fin de l’année prochaine, et les données fournies par l’exploration faciliteront peut-être grandement l'exécution du projet de câble, J'ai l'honneur d'ajouter que j'ai adressé une communication semblable, accompagnée du mémorandum ci-joint, aux gouvernements des autres colonies, ù
J'ai, etc., SANDFORD FLEMING.
OTTAWA, 26 scptembre 1887.
M£moranDpum relatif aa câble-télégraphe projeté pour relier l’[nde et l'Australie avec l'Angleterre par le Canada.
A la conférence récemment convoquée par le gouvernement de Sa Majesté pour délibérer sur des matières d'intérêt commun à toutes les parties de l’Empire, l'attention a été appelée sur la question de mettre en relation l'Australie et l’Asie avec l'Angleterre par une route postale et télégraphique passant parle Canada. Cette question est venue en discussion à plusieurs reprises, et tous les membres de la conférence ont été frappé: de la grande portée des résultats qu'aurait la nouvelle ligne de communication pour l'Angleterre, pour les colonies australiennes, l'Inde, le Canada et tout l'Empire extérieur de la Grande-Bretagne,
Le dernier jour de la conférence, les résolutions suivantes ont été consignées au procès-verbal,
1. Que la création récente d'un chemin de fer et d’une ligne télégraphique reliant "Atlantique au Pacifique à travers le Canada, donne ouverture à une nouvelle voie alternative de communication impériale sur les hautes mers et par les possessions britanniques, qui promet d’être d’une grande utilité aux différents points de vue naval, militaire, commercial et politique.
2. Que la relation du Canada avec l’Australio au moyen d’un télégraphe sousmarin direct à travers le Pacifique est un projet de haute importance pour l’Empire, et tout doute sur la possibilité de ce projet devrait être levé sans retard par une exploration hydrographique attentive et complète.
La Conférence s’est exprimée unanimement par ces résolutions en dépit de coux qui, agissant au nom de la compagnie de l’Eastern Extension Telegraph, s'étaient efforcés de persuader les délégués qu'il était inutile et impraticable de prétendre établir des relations télégraphiques directes entre l'Australie et le Canada
Les lignes de la compagnie de l’rastern Extension Telegraph s'étendent de l'Inde à la Chine vers l’est, et à l'Australie vers le sud ; elles forment la seule communication télégraphique entre les solonies australiennes et l’Europe.
La compagnie exerce depuis des années le monopole du trafic télégraphique ; elle est naturellement soucieuse de l’aevnir et ses représentants ont tout fait pour répandre des idées adverses au projet de la nouvelle ligne. M. John Pender, président de la compagnie, a assisté plusieurs fois aux séances de la Conférence ; il a eu la liberté d'y adresser la parole et de distribuvr des documents aux délégués et il a employé de toute manière son influence à co: battre le projet dans l'intérêt de la compagnie qu’il représente,
lar no tio pa
es câl pr
proposi- | Conseil
sondage | calcule sollective te, ; les gouperte de a décidéo r l’explol'honneur némoran-