‹ Procès verbal de la conférence coloniale [microforme]Chapitre 7 sur 65 · RANDOLPH C. WANT · texte numérisé non relu

RANDOLPH C. WANT

M. Horweye.— La conférence doit regarder cette question non pas tant au point de vue commercial qu’au point de vue de la défense; eile doit embrasser un champ lus vaste que ne l’a fait sir Samuel Griffith, Je crois que le projet de M. Sandford leming mérite toute notre considération. Les communications télégraphiques serviront, dans une certaine mesure, À la sûreté de l’Empire, en temps de guerre ; ne nous bornous pas à la question de savoir si elles seraient profitables commercialement. Nous devons viser à avoir non seulement le câble projeté du Pacifique pour communiquer avec l’Auatralie, mais encore un double système de communicat ons sous-marines. Jo m'intéresse particulièrement ici à ma région, l'Afrique méridionale, Voyons dans quelle situation elle se trouve, Il est à peu près universellement admis que si la guerre éclatait, le canal de Suez serait bloqué. Au banquet donné à la conférence par la Ligue de la Fédération, lord Charles Beresford a dit qu’à l'avenir le rt le plus important pour l’Empire ne serait vlus Constantinople mais Table Bay. ersonne, je crois, ne contestera cette assertion,et si elle n’est pas contestée,il importe de voir quelles sont les communications de Table Bay avec le reste du monde. Tuble Bay dépend pour ses communications RPRTADOIGES de la compagnie de l’Eastern dont la ligne longe la côte orientale d'Afrique.

etto ligne passe dans des eaux sans Abel et touche sur de nombreux ponts à des territoires étrangers, Si, en temps

e guerre, le canal de Suez était bloqué, il va de soi que les communications par ce câble seraient aussi interceptées,; on pourrait le couper à plusieurs endroits ; l'Angleterre sorait peut-être en hostilités avec l’une des nations européennes dont le territoire est touché par le câble; les communications cesseraient entre l'Angleterre, le port le plus dr en de l’Empire britannique et le reste du monde; ce serait une

ande calamité, Tout le commerce de l’Inde, de la Chine, celui de l'Australie et de ‘lle Mawrice, en grande partie, le commerce, en un mot, de la presque totalité du monde oriental, aurait à prendre la route du Cap. En tamp: de guerre, les navires relächeraient à Table Bay pour avoir des nouvelles d’Euroje; ils se pourraient se procurer de nouvelles au Cap, car le Cap sera inutile comme station de renseignements #ant qu’on aura à compter uniquement sur un câble en eaux maigres,

D’autres petites colonies, comme 1cs îles Ste. Hélène et l’Ascension seraient ansri très importantes comme stations de renseignements, en temps de guerre ; mais elle. n'ont point de communications télégraphiques, non plus que l’lie Maurice ; en sorte

que la rituation est déplorable au point de vue militaire et naval.

Pour y remédier 16 -3

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il faut nécessairement avoir un câble en haute mer ot non pas en ennx maigres comme celui qui longe ln côte occidentale d'Afrique jusqu'à St, Paul de L'ardn, Je suppose que le nouveau câble partirait de Gibraltar, toucherait aussi loin que possible aux colonies britunniques sur la côte occidentale, sans s'arrêter À trop d'endroits pour ne pas tomber on eaux maigres, mais trucherait certainement à l’ Ascension et à Ste Hélène, et re dirigerait de là sur Tab'e Bay. Nous avons ici un télégraphe terrestre qui va à Durban, Le câble pourrait être moné jnsqu'à l'île Maurice et À la côte de l'Australie occidentale pour compléter le cercle, Un empire aussi riche que l'empire britannique, qui peut tunt perdre ou tant gagner par la guerre, ne doit pus, duns une question de ce genre regurder à la dépanre : qu’elle soit de £200,000 ou de £2,000,000), Je crois que pour compléter les moyens de défense de l’Empire, nous devrions avoir un câble traversant l'océan Pacifique. et un autre câble allant par l'Atlantique jusqu'au Cup, qui toucherait à Ste Hélène et à l’Ascension, 8e dirigerait sur Table Bay, puis de Durban sur l'Ile Maurice et sur l'Australie occidentale, Je ne puis dire si cela est ca n’est pas réalisable, mais ce qu'il faudrait c’est une ligne en eaux profondes ; un câble reporant sur les grands fonds, s'il est difficile à réparer, est à pou près hors de l'atteinte d’un croiseur ennemi; il ne peut être coupé que par un croiseur spécialement équippé pour cette besogne, et vous ne manqueriez pas d'être sur la trace du croiseur, si votre département de renseignements était bien organisé.

Au point de vue militaire, la supériorité du câble on eaux profondes sur le câb en eaux maigres n’est pas discutable.

Ces considérations me sont inspirées par le fait qu’on a beaucoup discuté la question au point de vue purement commercial,

Sir Arraur BLyrH, M, Hofmeyer s'attendrait, sans doute, à une très forte coutribution impériale,

Le Prhsipenr., Oui, À une très forte, je le crains.

M. Horseyr. Il #agit d'un projet de défense impériale. Dans le cas même où on ne se rendrait pas À Table Bay, où on s'arrêternit à Ste-Hélène, je crois que la ligne serait encore très importante et qu'on devrait l'avoir avant la prochaine guerre. M, Pender dit qu'il n’y aurait lieu d'établir cette ligne stratégique que dans le cas d’une guerre; mais que s'est-il passé dans la guerre avec les Zoulous, après le désastre d’Isandula ? Pendant des semaines et des mois, la colonie de Natal a été en danger, et il n’y avait aucun moyen de communiquer avec elle; on a eu recours alors au plan préconisé par M. Pender, et qui consiste à établir un câble stratégique après que la guerre a éclaté; mais le câble était encore incomplet à la fin de la guerre, Jusqu’à la guerre avec les Zoulous, l'Afrique n'avait eu aucune communication télégraphique avec l'Europe; ce n’est qu’à la suite de cette guerre qu'un câble a été po:é jusqu'au Cap.

Le Pr£sipenr, Je suis fâché de vous interrompre; mais comme j'ai In à lu conférence une lettre de la compagnie du câble du Pacifique, je dois aussi lire uno autre lettre que j'ai reçue de la compagnie de l’Eastern Extension, Australasia and China Felegraph, Cette lotitre est accompagnée de pièces que je vais faire imprimer ot d'stribuer, Les délégués voudront probablement continner pendant une autre séance, au commencement de la semaine prochaine, la discussion de cette importante question ; dans l'intervalle,’ je ferai imprimer et distribuer les pièces, La lettre dont je parle est de M. Pender, Je vais vous en donner lecture :

Wincnesrer House, 50 Op BroAD SrRegr, Lonpres, E.C., 18 avril 1887,

“Cner Sir HENRY HoLiAND,—J'ai le plaisir du vous adresser los papiers sut- ‘“vants: }, Proposition aux gouvernements de l’Australasie pour une réduction de “tarif sous leur garantie, 2, l'ableau indiquant Ja répartition de la garantie avec un “tarif de 4. et de 28. 6d. Le dernier taux dépendrait entièrement du consentement “des gouvernements de l'Inde, de l'Allemagne et de la Russie, dont les représentants “#8 opposent à prérent à ce taux parce qu’ils ne voisnt pas qu’on puisso réduire le ta- “rif actuel pour l'Inde, qui est de 4s, par mot, et le maintien de ce tarif sermit tiès “difficile si le taux pour l’Australasie était abaissé À 28, 6d. 11 est probable, cepen- “ dant, que l’abaissement du tarif à 48, sera suffisant pour le pré«ont, ct 8i le change- ‘ment n’entrainait pas une perte notable pour les gouvernements, on pourrait

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“revenir aur la question du tarif de 24. 64, 3. Moemorandum relatif an câble projeté “du Pacifique, qui accompagnait In proposition aux colonies, 4, Mimorandum en ‘réponse à l'écrit publié par M. Heaton dans la Pall Mall Gazette, L'absurdité de ‘sn prétention qu'un tarif de 14, entre Londres et l'Australie donnerait un revena “suflisant, rossort du fait que les déboursés acraient de 18, même au bas prix actuel- ‘lement adopté pour les l'gnes de l'Atlantique, prix qui, en toute probabilité, sera “porté avant longtemps À 18, 6d., et alors les déboursés seuls s'élèveraient à 28. ‘# Juutile d'entrer dans de plus longs commentaires,

‘Si l’on dit quo les compagnies actuelles exercent un monopole, je réponds que “cola est simplement Ia conséquence de la grando énergie avec laquelle elles ont pro- ‘“Jongé leurs extensions, Leur systô ne # pris de telles proportions qu'aucune combi- ‘naison Juis 6e à ses seules ressources no pourrait lui faire concurrence, et nous ne “pouvons imaginer que des gouvernements subventionnent une entreprise d'opposi- “aition quand les compagnies existantes exécutent si bien leurs services, Nous avons “invariub ement suivi le pavillon et le commerce anglais, et nons pouvons prouver “par des chiffres le déveloupement énorme que la télégranhie sour- naraine à donné ‘au commerce qui 86 fait entre co puys ot les colonies, S1 les circonstances ont créé ‘pour nous un monopole, nous ne l'avons par considéré comme tel et nous n’en avons ‘pas usé danx un ésprit étroit, En tomps de gnerrs, nous avons généralement trans- ‘mis les dépèches aux blessés gratuitemont; nous avons fait une concession analogue ‘ pendant la famine de l'Inde; lors des oxponitions coloniales, la valeur des dépè- ‘“ches admises à circuler en franchise entré les comités exécutifs et los gourerne- “# ments s'est élevéo À la somme de £16,090 à £17,000, Dans bien d’autres circons- ‘tances, nous avons agi avec la même lhibéralité. J'espère quo ces faits ne seront pas “oubliés dans les discussions de la conférence. Le gouvernement de Sa Majesté n'est “pas indifférent À notre œuvre etle Foreiyn Office nous a fait savoir que quand des “discussions auraient lieu au sujet de câbles sous-marins, noas en serions pleinement “informés et pourrions nous faire représenter à ces discussions. J'espère donc que le ‘“Colonial Office, vu les grands intérêts engagés dans la télézraphie sous-marine, re- “connaitra les compagnies dans les présentes circonstances,

J'ai cru devoir lire cotte lettre, parce que j'ai lu aussi les autres lettres; los pièces qui l’'accompagnent seront imprimées.

Sir WiiLiaM FiITznERBERT. J'ai compris quo nous aurons uno autre séance sur ce sujet, et que, dans l'intorvalle, les pièces seront imprimées et misos devant nous, Cette lettre n’a t-elle pas été préentée hier ?

Lo PRÉSIDENT, Oui, mais js n'en ai pas encore ordonré l'impression ; du reste elle n'aurait pu être imprimée a temps pour aujourd’hui; mais si nous devons avoir une autre séance, et si les délégués le désirent, je ferai imprimer cotte lettre, et ele sera distribuée avec les autres pièces,

Sir WiLLiAM FirzueRBERT. J'aimerais qu'elle fût imprimés, Je dirai quelques mots sur le sujot qui nous occupo et dont l'importance ne le cède À aucun autre. Les colonies australiennes recounaissent, je crois, qu'il faudra avoir un deuxième câble dans un avenir rapproché ; la-dessns, comme l’a dit Sir Samuel Griffith, les opinions s'accordent, Les propositions de M. Sandford Fleming me paraissent dignes de la plus grande attention, mais il ya une difficulté qui s'est déjà présentée nécossairement à l'esprit des membres de la contérence, Comme l’n dit M. Ruiker, le gouvernement impérial ne pourrait guère consentir à subventionner une nouvelle ligne destinée à faire concurrence à la ligne actusllement existante, La proposition que j'ai exposée obvierait à la difficulté, Sir John Downer serait prêt à s’y rallier, si j'ai bien compris sa peurée, car il a dit que le temps viendra où les gouvernements auront à 50 charger en commun du service télégraphique. Ce papier, sans descendre dans les détails, vise à cette solution, qui couperait court aux difficultés en écurtant la question de subventionner une noavelle ligne appelée à eutrer en concurrence avec la ligne actuelle, qui a renda de si importants services aux colonies ot à l'Empire, La proposition serait donc que le gouvernement achetât celle-ci dans l'intérèr de l'Empire et pour assnrer la continuité des communications télégraphiques, Jo ne crois pas me

tromper en disaut que les câbles peuvent durer boauconp plus longtemps, grâce aux 76—54

nouvelles déccuvertes scientifiques, qu'on ne l'avait d'abord cru; les frais d'immersion sont bien moindres qu'autrefois et le temps employé à cette opération a été aussi considérsblement réduit.

Ce sont là trois points très importants. La proposition faite aux gouvernements de se concerter pour acquérir ces lignes sous-marines, dans l'intérêt des rapports des colovies avec la mère-patrie, demande la plus sérieuse considération. Le gouvernement impérial a déjà fait quelque chose d’analogue; il a compris la nécessité d’acheter les lignes télégraphiques terrestres; cela est une réponse à l’objection qu'on a soulevée. Les directeurs de la compagnie du télégraphe de l’Eastern Extension ont agi avec beaucouv de libéralité ; leur ligne a été avantageuse au publie. Si la proposition dont ie parle aboutit à un résultat pratique, leurs réclamations devront être considérées daus un esprit d'équité et de justice : c’est en ceci que se trouve, à mon avis, la solution de la question. ‘ (Ecoutez! Ecoutez!)

M. DEakin. Je me bornerai pour le présent—d’autres pièces devant nous êtro soumises—à quelques brièves observations. Je ne ea's trop «i la colonie de Victoria sera disposée à entreprendre ce que Sir William Fitzherbert a proporé, mais je pense que la proposition de la compagnie de l’Eastern Extension mérite la considération des colonies, Le motif qui doit surtout nous inspirer ici ert celui de voir les colonies agir, autant que possible, de concert, pour leur avantage mutuel, comme parties intégrantes de l’Empire Il n’y a pas de doute que la grande énergie déployée par le gouvernement canadien mézite d’être pleineinent reconnue et par les gouvernements des autres colonies et par le gouvernement ïzupérial lui-même, La proposition de M, Hofmeyr a beaucoup en sa faveur, en tant qu'il s'agit de communication avec l'Afrique et Table Bay ; mais je ne crois pas qu'on doive attendre de ce côté-là une communication avec l'Australie d'ici à bien longtemps; la

10position canadienne paraît susceptible de se réaliser bion plus prochainement, Naturellement. les colonies verront d'abord l'entreprise au point de vue commei cial, Que la compagnie du Pacifique réussisse ou non à commencer ses opérations, elle a déjà procuré un avantage considérable aux colonies australiernes en portaut la compagnie de l’Eastern Extension à se montrer beaucoup plus libérale que par le pas-é. Au point de vue commercial, l’existence de deux câbles serait un bienfait pour tous ceux qui dans Victoria envoient ou reçoivent des dépêches; commercialement, un second câble serait d’un avantage énorme. La question imperiale s'offre aussi à ros considérations; mais M. Sandford Fleming l’a si habilement traitée, que je m'’abstiens d’en parler pour le présent; il a invoqué de puissantes raisons auprès du gouvernement impérial. Je ne vois pas que la compagnie de l’Eastern Extension puisse ra sonnablement s’objecter à la demande de subvention de la compagnie du télégraphe du Pacitique, Lu Compegnie de l’Eastern Extension reçoit déjà une sub vention pour son deuxième câble allant avx colonies australienr e:: nous lui payons £30,000 par année pour ce câble. Si donc le gouvernement impér al et les gouvernement des colonies austrs1 onnes veulent payer une subvention pour un troisième câble passant par une autre route, ils ne feront que suivre le principe d'après lequel la compagnie de l’Eastern Kxtension est déjà subventionnée.

Mais sir John Downer a soulevé un autre point: il a dit que si nous devons reconnaître l’esprit d’entrenrise dont le Canada a fait preuve, nous ne devons pas oublier non plus les travaux de l'Australie méridiouale, Cherchons à concilier les intérêts du Canada, de l'Australie méridionale et de l'Empire par une combinaison qui assure le bon marché et la sécurité des communications télégraphiques. Les colonies retireraient certainement un grand avantage do ce câble du Pacifique : il serait d’une immense valeur pour le commerce et aussi pour l'empire. Le gouvernement canadien mérite qu’on reconnaisse ce qu'il a accompli, mais l'Australie méridionale a également droit qu'on tienne compte de ses travaux.

Sir SauL SAMUEL. Ce serait certainement une chose très désirable dans l’intérêt AD PUR d’avoir un second câble comme le propose le Can:da, si la chose est

ssible,

Il n’est que juste toutefois de dire ce qu'a fait la compagnie actuelle. Nous lui payons, il est vrai, une subvention de £32,400 par année pour le second câble ; la colo-

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nie de Queensland, ni la c’lcnie de la Nouvelle-Zélande ne contribuent à cette subvention qui est défrayée par la Nouvelle-Galles du Sud, Victoria, l'Australie méridionale et l'Australie occidentale. Le premier câble a d’abord été posé par une compagnie sous le nom de British Austraiasian Cable Company, qui s’est depuis fondue dans la Compagnie de l’Eastern Extension. Il n'y a eu aucune subvention pour ce câble ; il n’en a pas été demandé,et nous devons à la présente compagnie d’avoir des communications télégraphiques avec l'extérieur, Ce fait ne doit pas être perdu de vue. Le +econd câble a été posé à la demande de quatre gourernements australasions; la Nouvelle- Zélande était l’une des parties à la convention, La compagnie s’engagea à poser un secoud câble parce que les insectes marins avaient tellement endommagé le premier cûble que les communications étaient fréquemment interrompues. Ce sont les colonies qui engagèrent la Coinragnie de l'Eastern Extension à poser ce second câble, et la compagnie entreprit de lo faire moyennant une subvention qui, dans le temps. fut jugée raisonnable.

M. Pender dit dans la lettre que nous a lue Sir Henry Holland, qu’en recevant une subveution de £100,00, la compagnie actuelle pourrait donner un tarif inférieur à celui mentionné par la compagnie du Pacifique. Avec une subvention de £16-,000, la compagnie actuelle réduirait le prix des dé, êches à 4s. par mot.

Le comte D'OnsLow. Est-ce bien cela ?

Sir SAUL SAMUEL. Je ne sais ai j'ai bien saisi les chiffces qu’on a donnés; dans tous les cas, une subvention de £100,000 à chaque compagnie aurait pour effet d’abaisser considérablement le prix des dépèches ; il n’y a pas de doute que les deux lignes 8e feraient concurrence.

Je ne discuterai pas la question de savoir si la proposition de M. Sandford Fleming serait ou non avantageuse, dans le cas où on 7 donnerait suite ; mais je suis certain qu’il serait fort difficile de convaincre les gouvernements colonianx d'accorder à une nouvelle compagnie une subvention comme celle qui et propotée. Dernièrement, la Compagnie de l’Eastera Extension s’est adressée = ux gouvernements coloniaux pour faire prolonger de six ans, à certaines conditions le terme pour lequel elle est subventionnée ; cette demande a été repoussée, Je mentionne ce fait car il indique quel est le sentiment ? l'égard des subventions, et il me fonde à croire que les colonies n’accorderaient que bien difficilement une subvention à une compagnie quelconque; elles établiront peut-être plus tard un câble à leur propre compte,

comme entreprise entièrement gouvernementale, suivant la prévision de Sir Win. Fitzherbert; mais elles consentiraient difficilement à une subvention nouvelle de £100,000, à moins que le gouvernement impérial ne voulût en payer la moitié; si lé gouvernement impérial, qui est très intéressé, contribuait pour sa part, les gouvernenerts coloniaux verraient aussi probablement à contribuer pour la leur; mais comme le gouvernement impérial ne veut pas venir de l’avant, et qu'il re veut pas duuuer d’aide pour ne pas favoriser la nouvelle compagnie au détriment de l’ancienne, les souvernements des colonies australivnnes agiront en toute probabilité de la même manière, |

M. Deaxkin. Puis-je faire une question sur ce qu'a dit sir Saul Samuel reiative-

à l'effet qu’aurait le paiement d’une subvention de £100,000 à la compagnie actuelle ? J'ai ici un papier qui confirme ce qu'il a avancé,

Le comte »'OnsLow. La pièce que j'ai devant moi porte à £119,000 la somme qu'il faudrait fournir, si le trafic n’augmentait pas. M. Pender pré-ume que le trafic augnenterait de suite, Si l'augmentation du trafic était de 25 pour cent, cette pièce fait voir que la somme à fournir serait de £103,000 ; si l'augmentation était de 6@ pour cent, la somme serait de £37,000 ; si l'augmentation était de 75 pour cent, la som'ae serait de £71,000, et si l'augmentation s'élevait à 100 pour 100, la somme serait de £55,000,

M. Drakin. La compagnie compte que le trafic augmenterait très rapidement dans ces proportions ; qu'il aagmenterait de 100 pour cent, et que la part fournie par

les culonies dans la subvention de £55,000 couvrirait le déficit et permettrait une aouvolle réduction,

M. RoBinson. Je désire faire quelques observations ur la question soulevée par sir Wilham Fitzherbert, laquelle suivant moi, convient mieux pour les délibérations d’une conférence impériale que les projets opposés de compagnies rivales.

Nous sommes, je pense, d'accord sur ces deux points : premièrement que les colonies ct à payer des prix excessifs, exorbitants pour leurs dépêches ; deuxièmement qu’il est ti. désirable, à tous les points de vue, que les colonies et l'empire ne dépendent point pour leurs communications télégraphiques de lignes passant dans des pays étrangers qui pourraient nous devenir hostiles. C’est pourquoi nous devons nous mettre en mesure d'obtenir un tarif modéré et nous protéger j:lus efficacement contre les risques d'interruption auxquels nous serions exposés en temps de guerre; Si nous en venons à cette conclusion, la politique à suivre, je n'hésite pas à le dire, est l'achat par le gouvernement impérial de tous les câbles sous-marins qui relient les différentes parties de l'Empire.

A première vue, cela parait être une grosse affaire, mais si on y réfléchit, on ne la trouve pas plus considérable que d’autres projets qui ont été heureuse:nent menés à terme par le gouvernement impérial. On nous a dit que tous les cébies du monde représentent une dépense d'établissement de £37,000 000, ce qui à 3 pour cent donnerait £1,110,000 par année. L'empressement avec lequel des compagnies par actions recherchent les entreprises de câble est une preuve que cette industrie donne de bons profits, et le gouvernement pourrait en cela faire aussi bien pour le moins que les compagnies, Hn examinant la chose, on se convaincrait, je n’en ai aucun doute, que le gouvernement impérial peut exploiter ces câbles avec plus d'efficacité et d'économie que des compagnies sans unité, et qu’il peut fournir aux colonies le moyen de communiquer télégraphiqueraent avec lo reste de l'empire à des conditions bien plus avantageuses que celles d'à-présent,

J'aimerais à savoir s’il y a quelque probabilité que le gouvernement impérial accueille une proposition de ce genre pendant cette conférence.

Le PRÉSIDENT. Je puis à cela répondre négativement sans aucune hésitation.

. Le gouvernement impérial ne pourrait s'arrêter à un projet de cette nature, sans de

plus amples renseignements. Je ne crois pas non plus aller trop loin en disant qu’en toute probabilité, le gouvernement impérial ne prendra pas en considération un tel projet; mais il lui serait, en tout cas, absolument impossible de le prendre en considération pendant la tenue de cette conférence,

M. Roginson Je n’entends pas demauder que le gouvernement prenne en considération un projet détermiré; je demande seulement s'ilest disposé, après les suzgestions qui ont é'é faites, à rechercher des données dont ie résultat pourrait être de l'engager plus tard, et même prochainement, à mieux approfondir la question qu’on ne l’a fait jusqu’à présent,

Le PRÉSIDENT. Si tous les délégués à cette conférence étaient d'avis qu’il est très désirable que le gouvernement impérial achète et exploite le système télégraphique du monde, je n’hé«ite pas à dire que je soumettrais leur proposition au gouvernement de Sa Majesté; mais cetto proposition, je le dis franchement, n'aurait xucune chance d'être accueillie.

M. RoBiNson, Je ne parle que des lignes télégraphiques qui unissent la mère, patrie et les colonies, £

Le PRÉSIDENT. Pratiquement, cela embrasse toutes les compagnies télégra phiques du monde, Pour ma part, je voudrais qu’un tel projet j ût être exécuté, mais je crois qu'il n’a aucune chance d'aboutir, Je me ferai, cela va sans dire, un devoir et un plaisir de présenter au g-uvernement de Sa Majesté les résolutions do la conférence ayant trait à l’action du gouvernement impérial, et je ferai en sorte que ces résolutions soient attentivement considérées,

M. Sanprorp FLemiNa, Nons ne pouvons entrer dans une discussion approfondie du sujet, avant d’avoir toutes ces pièces imprimées qui ont été mentionnées,

Le PRsinENT, Les délégués comprendront que je n’ai pu encore leur fournir ces pièces; quelques-unes re me sont parvenues que depuis l'ouverture de cette &car co,

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Sir PATRIOK JENNINGS, Je désire ajouter quelques mots seulement à ce qu'a dit sir Saul Samuel, très au fait de tout ce qui s’est paseé dans la Nouvelle Galles du Sud. Nous pouvons dire, au nom de cette colonie, que le projet de M. Fleming a toute notre sympathie, Etablir à travers le territoire britannique un moyen de communication indépendant des câbles actuels poux relier l’Australusie au reste de :’empire, est une chose très désirable; mais le projet tel qu’il nous esi présenté est encore à l’état de queren abstraite, et il serait bien difficile de se prononcer sur sa possibilité avant

’avoir des renseignements détaillés; je doisexprimer cependant, en mon nom et au nom de mes collègues, la conviction que rien ne tendrait davantage à raffermir les liens qui unierent l'empire qu'une communication télégraphique entre les colonies et la mère-patrie, pratiquement indéperdante et placée hors des dangers d'agression en temps de guerre.

M. Service. Je m'associe aux observations de sir Patrick Jennings pour ce ui est de Victoria, Nous désirons beaucoup avoir une autre ligne télégraphique. elle dont on a parlé comme devant partir de Vancouver serait-elle ou non la bonne

ligne ? C’est là une question—Nous ne sommes par prêts à contribuor à une subvention pour cette nouvelle ligne, Tout en admettant les avantages commerciaux qui résulteraient d,son établissement, je crois que le temps est venu de considérer la question en vue de la défense de l’Empire ; en ceci, je suis d’accord avec M. Robinson, Vous avez donné à entendre, je crois, sir Heñry, qu'il n’est pas dans la sphère des choses pratiques que le gouvernement impérial se charge de toutes les lignes télégraphiques du monde, comme vous avez dit, M. Robinson a fait obserber avec raison que ces lignes relient les unes aux autres les diverses parties de l’Empire britannique, éparses eur tout le globe, et que nous devons nous efforcer de consolider. Le gouvernement impérial a pris une résolution importante basée sur le principe que préconise M. Robinson, en subventionnant des steamers construits dans des conditions qui les rendent propres à servir pour la guerre, si les circonstances l’exigeaint, et en convenant d'arrangements avec des compagnies d’armateurs pour qu’elles construisent à l’avenir leurs steamers dans les mêmes conditions.

Les colonies sont aujourd'hui dans l'inquiétude parce que l’Empire n’est pas dans

un état cuuvenable de défense, Ce sentiment est trè+ prononcé dans les colonies ; il se manifeste chaque fois que nous nous croyons menacés par ne puissince continentale. Nous sommes sans cesse sous l'impression que notre situation n’est pas e° qu'elle devrait être aux yeux du monde. La conscience de notre insécurité, en cas de guerre affecte, en temps de paix, non seulement les intérêts des colonies elles mêmes, mais encore à ur haut degré, je ne crains pas de le dire, les intérêts du Royaume-Uni. Nous 8e itons qu’il faut chercher la paix, parce que nous ne sommes pas prêts à nous défendre contre une agression injuste, Cette situation, qui paralÿse le bureau des colonies et le bureau des affaires étrangères, a aussi son effet, je pense, dans toutes les cours de l'Europe ; dans la discussion des questions d'intérêt imjérial, nos ambassadeurs +out retenus par des instructions qui leur font entendre que nous ne sommes pas en mesure de défendre nos droits. On est convaincu dans les colonos que la tendance du gouvernement impérial (je ne parle pas du gouvernement actuel en particulier, je parle du gouvernement de l’Empire généralement) est uv reculer quand ane pution étrangère nous fait face hardiment. Les communications télégraphiques doivent donc être considérées plutôt pour les besoins de la défer se que pour les avantages du commerce. C’est là le point de vue auquel le gouvernement doit se placer, bien qu'en lui proposant d'acheter tous les câbles télégraphique», on puisse le surpreudre äàu premier abord. J’admets qu'il ne lui serait pas possible d'acheter présentement tou: les câbles télégraphiques ; mais on pourrait adopter an autre mode d'action, quelque chose comme ce qui a été fait pour les compagnies de steamers dont j'ai parlé.

Relativement à la compagnie particulière et au gouvernement de l'Australie méridionalo qui ont établi la ligne du télégraphe de l’Eastern Extension, il est certain, pour plusieurs raisons, que tous deux auraient de justes revendications à faire valoir. Jo me rappelle qu’il y a trois ans un monsieur Audley Coote de Tasmanie vint me parler du câble du Pacifique. Je lui objectai, dès le début de la conversation, que

l'Australie méridionale avait fait de.très fortes dépenses pour sa ligne terrestre, Dans le temps, l'Australie Méridionale n'avait pas toutes ms sympathies; elle était influencée par les sentiments qui dominaient alors dans nos colonies, où no”g songions à devenir des nations distinctes; elle n’était pas fâchée non plus de gagner un avantage sur le Queensland, en ayant la ligne sur son territoire; mais jo n’entends pas me plaindre de cela, et j'ai entendu avec plaisir les bonnes paroles qu'a dites ce matin Sir Samuel Griffith, Dans la circonstance que je viens de mentionner, je dis à M. Audley Coote: ‘ Nous no discuterons point cela avant que vous n’ayez été à Adélaïde soumettre des propositions au sujet de la ligne terrestre.” Je rapporte ceci afin de montrer à Sir John Dowrer et aux gens d'Adélaide le changement qui s'est opéré dans les esprits depuis l’époque de la poso du câble; aujourdhui nous voulons travailler de concert, et nous sommes disposés à envisager équitablement la situation qui serait fuite à l'Australie méridionale par l'établissement d’une seconde ligne.

Il n’y a aucun doute que la compagnie de l'Eastern Extension a commencé son entreprise dans un but intéressé et qu'elle l’a poursuivie et agrandie dans le même but. M. Pender proclame qu'elle ‘a invariablement suivi le pavillon et le commerce britannique ” ; sans doute, mais C’est parce qu’en les suivant, cle pouvait retirer de ses lignes de bons profits. Cette compagnie, comme toutes les autres de ce genre, a d'intérêt pour mobile. et voilà tout. Cela ne doit pas rous empêcher de Ia traiter équitablement, il est désirable, et pour le gouvernement lui-même et pour le peuple de la Grande-Bretagne, que nous sachions apprécier l'esprit d’entreprise qu'elle a montré, bien qu'à l'origine, elle ait dû tenir compte de la possibilité qui se présente aujourdhui, je veux dire celle d’une concurrence devantavoir pour conséquence une diminution dans ses revenus, Ainsi, quoique cette compagnie ait sans aucun doute été inspirée uniquement par l’espoir d’un gain j écuniaire, je n’en suis pas moins d'avis que le bien de l'Empire demande que nous encouragions des entreprises de ce genre. Si, dans le cas, elle n’a, ni légalement, ni même moralement, je pense, de droit à invoquer, elle peut cependant faire valoir des considérations d'opportunité, A notre

ropre point de vue, nous devons lui montrer et montrer au monde et à tous les spécu-

ateurs que nous voulons oncourager les entreprises de ce genre, et quo le gouvoruement est disposé à traiter libéralement ceux qui ont le courage de les tenter, si les circonstances viennent dans la suite à tourner contre eux.

M. Hofmeyr nous a parlé d’une autre ligne. Je partage entièrement son opinion au sujet d’une ligne qui suivrait la côte occidentaie d'Afrique, j'entends une ligne en pleine mer. Une telle ligne me paraît absolument nécessaire, mais ce serait, à moa avis, une grande erreur de la porter au delà de Table Bay ju qu'à l'Ile Maurics; il faudrait pour cela passer par Madagascar, où nous serions peut-être exposés à rencontrer des hostilités. Ii vaudrait mieux relier l'Ile Maurice par la côte occideatale d'Australie, sans passer entre l'Ile Maurice et l’Afrique.

J'insiste donc, monsieur le Président, sur l'importance d'envisager cotte question des communications télégraphiques plutôt sous le rapport de la défense que sous celui du commerce. Les colonies se préoccupent de leurs moyens de défense à mesure qu'elles grandissent, Nous savons que l’Empire a bien des obstacles à surmonter; uous sympathisons avec le gouvernement impérial quand il lutte contre de grandes difficultés pour faire prévaloir sa potilique de paix, car la paix est désirable; mais d’un autre côté nous ne saurions souffrir que les cours de l’Europe uous regardent avec un certain mépris, ni que les gouvernements étrangers méconnaissent ou traitent avec indifférence ou dédain les justes réclamaiions que nous pouvons avoir auprès d'eux. Soyons pacifiques, mais ne nous soumettons point à l’injistice et ne craigaons pas de lever la tête,

Lo PRÉSIDENT. J'ai compris que la question des communications télégraphiques au point de vue de la détense de l’Empire serait discutée joudi. M. Stanhope sera alors présent, ainsi que le colonel Brakenbury qui s’est beaucoup occupé de «e sujet; aujourd'hui, o1 ievait discuter la question au point de vue commercial, Je ponse que M. Fleming s'est surtout placé à ce point de vue quand il a parlé de lime portance de relier à la mère-patrie les parties éloignées de l’Empire,

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M. SERVIOE. Bien que cette considération de l'intérêt commercial soit secondaire, elle n’en est pas moins très importante, cependant.

Le PRÉsIDENT. Je veux simr:ement dire que je n’ai point touché à cotte question de la défense parce que j'ai pensé que nous nous en occuperions jeudi

M. SERVICE. Quant à ce que M. Fleming a dit du tarif, je crois qu'il est allé trop loin, ou platôt trop bas dans ses calculs. Les prix actuels des dépèches entre l'Amérique et l'Angleterre ne peuvent guère être maintenus; ils sont dus entièrement au câble Bennett-Mackay dont le taux depuis quelques mois a été rédait à 6d. ponr les transmissions à travers l'Atlantique ; mais ce taux ne peut êtro rémunératif. Une compagnie qui a les moyens de le faire peut bien abaisser ain+i son tarif pour un temps en vue de ruiner la concurrence, mais cela ne saurait durer. Je pense avec M. Pender, et Sir Saul Samuel à aussi exprimé cette opinion, que le tarif de la com pagn'e de té ézraphe du Pacifique serait de la moitié à peu près: du tarif actuel,

M. SanproRD FLEMING. Je pourrai ajouter plus tard quelque chose à mes observations sur ce sujet; m.is je désire corriger dès à présent une expression dont 8'ent servi M. Patey; il a dit: “la compagnie de M. Fleming.” Je ne suis le promoteur d'aucune compagnie particulière ; je ne représente ici que le Canada, je travaille de mon mieux à la réussite d’une entreprise que je regarde comme absolument néessaire à la sécurité et à la prospérité de l'Empire britannique. Quant à :a compagnie elle-même, je ne voulais pas en faire partie. Nous avons conseuti, deux autres Canadiens et moi, à ce que nos noms parussent sur la listo des signataires parce qu’on nous y a fortement sollicités; mais je n'ai rien à faire avec la compagnie, et je ne suis pas ici pour plaider sa cause.

Sir F. Dizcon Becz. Ilest un point sur lequel vous désirons clairement comprendre les vues du gouvernement de Sa Majesté. Je fais allusion aux ovservations de M. Raikes. Nous avons tous compris, je crois, que tout en voyant “vec sympathie la proposition de M, Sandford Fleming pour une deuxième ligne à travers le territoire canadien, le gouvernement de Sa Majesté ne voudrait maintenant, sous aucune cCirconstance, aider à créer une telle ligne parce qu’elle entrerait en concurrence avea la compagnie de l’Eastern Extension.

Nir ALEXANDER CAMPBELL, Je crois que M. Raikes a réservé ce point; il æ& parlé avec beaucoup de mesure.

Sir F Dion BeLz, Oui. C’est pourquoi M. Deakin a demandé aussitôt si M. Ruikcs parlait en son nom personnel où en sa capacité de muître wénéral des postes. Il est essentiel que nous comprenions clairement quelles sous là-dessus les vuer du gouvernemont de Sa Mujesté. Nous avons été déjà, plusieurs d’entre nous, en pourparlers avec le gouvernement canadien au sujet de ce projet de eâble ; plusieurs réunions ont eu lieu ; sir Arthur Blyth et sir Saul Samuel se rappellent eelle à laquelle le baut-commiseaire du Canada nous convoqua pour savoir si les colonies austrilasiennes coopéreraiept avec le gouvernement canadien. Nous répondîmes, «u nom des gouvernements australasiens, qu'avant de songer à aucune mesure, il fallait s'assurer si le gouvernement impérial regarderait l’entreprise comme cella dure compagnie privée ou comme un moyen de défense pour j’Empire. Je me appelle parfaitement que l’un des délégués (sir Arthur Blyth, js crois) fit la remsrque que, dans le cas d'une guerre, si le câble actuel était coupé, et qu'il arrivât un désustre, nous nous trouverions précisément dans la même situation que lors dos évènements du Cap, et nous fûmex tous d'avis qu'en cas de guorre, le gruvernement impérial et les gouvernements australasiens établiraient certainement un second câble pour parer aux éventualités, Nous voulions donc connaîire d’abord les vues du gouvernement impérial, et js me hasarde à demander à notre président de considérer la question suivante d'ici à notre prochaine réunion : indépenlamment de toute subvention à accorder à quelque compagnie particulière, le gouvernement impérial serait-il disposé à s'associer aux gouvernements australasiens pour créer une commurication télégraphique avec l'Australie par la voie du Canada ?

Le PREsIDENT. Je veux être sûr de bien vous comprendre. Demaudez-vous st le gouvernement de Sa Majesté consentirait à s’associer aux colonies australasiennes pour porur et entretenir une ligne entre l'ile de Vancouver et l'Australis, en l'absenco de toute compagnie, les gouvernements se chargeant eux-mêmes de la ligne ?

Sir T, Dirron BeLr.—Oui, et je fais cette question pour la raison que nous avons donnée dans les réunions que j'ai mentionnées; nous avons dit: ‘“ Nous ne % voulons rien avoir à faire avec un projet tendant à former ou à subventionner une ‘“compuunie particulière; s'il est nécessaire d’avoir une seconde ligne pour unir # l'Angleterre À l'Australie par la voie du Canada, cette ligne doit être l'œuvre des “ gouvernements.” Nous avons interrogé les promoteurs avec qui le haut-commissaire nous 4 mis en rapport, mas nous n'avons reçu d'eux aucune réponse. Nous nous somme“ donc demandé pourquoi donner à une compagnie privée une subvention de Æ100,000 pour une ligne que nous pouvons établir nous-mêmes comme entreprise gouvernementale, et qui nous reviendrait à bien meillenr marché que le prix mentionné? Nous aurions alors ce qu’on nous offre comme une grande faveur, le droit de communication secrète, et nous toucherions la recette des dé, êches commerciales transmises par notre câble. Je vous prie donc respectueusement, monsieur le

résident, de nous informer à la prochaine séance, des vues du gouvernement de Sa

ajesté sur ce point, Je crois que si le gouvernement de Sa Majesté l’accueille, ce projet sera vu ti ès favorablement en Australie, mais les colonies australasiennes ne s’y rallieront certaïnement qu'à la suite du gouvernement de Sa Majesté. Nous n’entreprendrons y ax, bien sertuinement, de poser un second câble à nos propres frais, et sans que le gouvernement impérial consente à porter «a bonne part de la dépense,

Le PréÉsipenT. Voulez-vous dire que si le gouvernement impéri“l ne consent pas à ce qui est proporé et ne coopère pas avec les gouvernements australiens et le gouvernement canadien à l'établissement et à l'entretien d'une ligne entre Vancouver et l'Australie, on doit s'attendre que les gouvernements coloniaux ne subventionneront point dans leur propre intérêt la compsgnie projetée ?

Sir F. DizLon Bet. C'est ce que je veux dire.

Le PRÉSIDENT, Je puis me tromper, mais j'ai compris autrement ce qui a été dit ici; j'ai compris que cette question reste ouverte. Quelques messieurs o:t parlé des avantages que leurs colonies retireraient de cetie nouvelle ligne, tout en reconnaissant qu’il faut avoir égard aux intérêts de la ligne établie.

M. SERVIOE, On se demande naturellement comment il serait de notre intérêt d’avoir cette nouvelle ligne sans que les marchands anglais et le public anglais eussent également intérêt à l’avoir ?

Le PRÉSIDENT. Il pourrait être de l'intérêt des gouvernemerts coloniaux @e donner ure subvention, sans que le gouvernement impérial eût intérêt à faire la même chose.

M. Service.— Les colonies ne corsentiraient jamais à fournir tonte la subvention de £1(0,000; il y est inutile d'y penser, Si le gouvernement impérial n’y contribue pour :« part, le projet n’a pas la moindre chance d’aboutir.

Ie PRÉSIDENT. Il y a deux points distincts: le premier cat la subvention d’une compagnie par le gouvernement impérial. Cette propofition, d'après ce qu'a dit M,

Raïkes, ne serait pas vue avec beaucou} de faveur, car ce serait de 11 part du gouvernement impérial subventionner une compagnie destinée à faire concurrence à une compagnie existante. Maintenant on jose une autre question qui est do savoir si le gouvernement impérial serait disyoté à se joindre aux gouvernements color iaux pour poser et entretenir une ligne télégraphique entre Vantouver et l’Austrilie,

Sir ARTHUR B£yTH, Une ligne qui serait à eux

Le Présinent, Non pour des considérations commerciales, mais pour des rai-

s0n8 de défense,

Sir Parriok JENNINGS. Sir Dillon Pell a dit clairement que les colonies ne subventionneront point la compagnie en projet à moirs que le gouverrement impérial ne fournisse une part de la subvention,

Le PEÉSIDENT. J'accepte cela comme étant l'opinion des célégués; je n'avais “point compris cela auparavant ; je ne vois pas pourquoi non plus les gouverrements australesiens se lieraient définitivement envers le gouvernement imyérial duns une assemblée ccmme celle-ci, avant que le sujet de nos délikérations ait été bien appro-

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Sir DiLzLon BeLr. J'ai respectueusement appelé l'attention sur la question financière dont a parlé aussi M. Service. Une seconde ligne entre Vancouver et l'Australie ne pourrait guère exiger moins de £100,000 par année, soit comme subvention, soit comme intérêt sur un emprunt contracté par les gouvernements, Si à uue autre Féance ou nous proposait quo l’Australasie paie ces £100,000 sous forme de subvention, d'intérêt ou de garantie, sans que le gouvernement impérial y contribue, pous ne voudrions Certainement pas y consentir,

M. Service. Je désire appeler l'attention sur nn autre point, Le gouvernement impérial éprouvo naturellement de la répugnance à agir en pareille matière; mais s’il convenait en principe de participer au projet considéré comme moyen de défense pour l’Empire, l'établissement de la ligne et son exploitation soraient peut-être ensuite laissés aux colonies, comme on se propose de charger la colonie de Queensland

du gouvernement de la Nouvelle Guinée afin de libérer de cette tâche le gouvernement impérial.

Le PRÉSIDENT, Je ne crois point qu’il y eût de difficulté quant à cela. Sir Francis. Bell a posé une question de principe, savoir : si le gouvernement impérial se joindrait. aux colonies australiennes pour établir et entrenir un câble entre Vancouver et.

l'Australie. Par qui le câble serait-il immergé; par nous ou par vous ? Quelle qnotité de frais les contractants auraient-ils à payer? ce sont là des pois 8 sur lesquels on pe peut venir à aucune conclusion sans avoir beaucoup plus de détails que nous n’en avons à présent.

Sir ARTHUR BLyrH. Si vous commencez à donner des subsides, vous en serez bientôt à ne savoir à qui répondre. M. Hofmeyer se présentera avec son projet du Cap; et d’autres viendront à la suite.

M. Hormeyer. C’est une autre chose, mon projet; mais il faudra bien qu'il s'exécute.

M. DEAKIN. Après ce que vous nous avez fait entendre au commencement de cette séance, tous les représentants des colonies désirent vous demander, sir Henry, de faire d’énergiques représentations à l’India Office au sujet de la taxe exceptionnelle imposée sur toutes les dépèches télégraphiques transmises, par l’Inde, On me dit que le Coloniai Office a déjà été saisi de toux les détails par lo département des postes : la taxe est de 74d. pour nos télégrimmes, tandis qu’elle n’est que de 24d. dans le: limites de l'Inde. La taxe qu'on nous impose est injuste; vu les relations qui exi:tent entre la mère patrie et les colonies australiennes, on peut dire qu'elle est un: arce inamical ; dan: tous les Cas, un #cte anti-impérial, Puisqu'il s'agit de resserrer les liens qui nous unissent, je dois dire que cette différence de taxe imposée par une pers britannique sur les dépêches en transit à destination d’une autre possessioi

ritannique est absolument injustifiable,

Le PRÉSIDENT. Dopuis ce qui s’est passé ici ce matin, j'ai fait préparer une com munication pour le Bureau de l'Inde lui demandant des explications ; à notre pr chaine séance, je pourrai, j'espère, vous les faire connaître.

M. DEAKIN. J'espère que vous aurez, d’ici à la prochaine séance, des expl cations for meiles.

Le PRÉSIDENT. Comme on a abordé aujourd’hui des questions très importantes, je demanderaix aux délégués de se réunir pour mattre par écrit leurs propositions, afin qu’elles puissent être soumises à la considération du gouvernement de Sa Majesté. Ainsi présentées comme l'expression du déxir des délégués, elles auront plus di force et de poids que si j'en faisais une simple énonciation verbale comme président de cette assemblée. Je vons sugwère donc respectueusem nt de vous réunir aussitôt que possible et de me remettre les propositions auxquelles vous paraissez tou+ vous rallier relativement à l’action que devraient prendre en commun le gouvernement impérial et les gouvernements coloniaux.

M. DrAKIN. A quel sujet ?

Le PRÉSIDENT. Au sujet du câble, Vous avez demandé si le gouvernement de Sa Majesté, pour des raisons de défense et d'intérêt impérial, serait disposé à sv

joindre aux gouvernements coloniaux pour poser et entretenir une ligne télégraphique entre Vancouver et l’Australasie ; en d’autres termes, à établir une ligne gouvorne mentale, sans qu'il y ait de compagnie,

M Draxin. Je serai très aise d'être renseigné sur ce point; mais je ne voudrais point donner à entendre que le gouvernement de Victoria se ralliera au DES

Le PRÉSIDENT, J'ai compris que les délégués désiraient savoir si le gouvernement impérial se joindrait aux gouvernements coloniaux pour établir et entretenir, dans un but défensif, une ligne entre Vancouver et l’Australie; ce plan serait-il mené à bonne fin ? c'est une autre question ; ce que je prie les délégués de faire c’est de se réunir pour s’ontendre et présenter leur demande par écrit.

Sir SAMUEL GrirriTa. Nous ne pourrions mieux poser la question par écrit que vous venez de le faire.

Le PR£siIDENT. Je veux qu’elle vionne de vous et non de moi.

Sir SAMUEL GRIFFITH, Je ne crois pas que nous devions nous commettre par une proposition formelle.

Le PRÉSIDENT. C’est justement là le point. Vous me demandez de faire une roposition sans pouvoir dire que les gouvernements coloniaux y souscriront pour eur part,

Sir SAMUEL GRiFFiTH. M, Raikes nous a dit ce matin qu’à un point de vue, le

gouvernement n’est pas favorable au projet,

Le Présent. Le gouvernement ne subventionnera pas une compagnie—c’est le point de vue postal,

Sir SAMUEL GRIFFITH. Vous laissez à supposer qu’à quelqu’autre point de vue, le gouvernement pourrait être favorable ; s’il disait: nous ne prendrons le projet en Æ<onsidération, sous aucunes circonstances, tout finiraig là.

Sir Joan Downer. J'ai compris que sir F. Dillon Bell a dit que le sentiment général des délégués est en faveur de la proposition.

Sir F, Dizzon BELL. Ce n’est pas ce que j'ai dit, J'ai dit que si le gouvernement de Sa Majesté était disposé à considérer la proposition d'établir une seconde ligne avec l'Australie, comme ligne gouvernementale, pour des fins de défense, il est probable que cette proposition serait reçue favorablement en Australie; mais nous voulons d’abord savoir à quoi s’arrêterait le gouvernement impérial, car s’il dit avec le maître général des postes : ‘ Nous ne pouvons participer à l’entreprise et fournir use part des £100,000 ” ; (supposé que cette part fût en chiffres ro:ds de Æ£50,000) alors eadit quæstio.

Le PRÉSIDENT. En tant qu'il s'agit de ‘ considération favorable ” , le gouvernement de Sa Majesté dira naturellement que tout ce qui lui est soumis par la contféreuce recevra sa favorable considération, mais cela est bien différent de dire qu’il g’associerait À une entreprise proposée par les gouvernements australiens.

Sir Francis Dizzon BELz. Je n'ai pas dit ceta.

Le PRÉSIDENT. C'est précisément pourquoi je demande aux délégués de se réunir et de rédiger par écrit ce qu’ils veulent que je suumette au gouvernement de Sa Majesté. Je craindruis autrement d’induire en erreur les gouvernements coloniaux ou le Deer de Sa Majesté, Je visns de me servir des expressions ‘“ considération

vorable,” Le gouvernement de Sa Majesté peut très bien ‘“ considérer favorablement”; mais que seront disposés à faire les gouvernements coloniaux? Agiront-ils tous de concert? Vous avez demundé si le gouvernement de Sa Majesié se joindrait à eux.

Sir FRranots Dizzon Bezz. C’est ce que je voulais savoir.

Lo PRÉSIDENT, Je ne suis si Cela est conforme à la manière de voir de tous les délégués.

Sir SAMUEL GRIFFITH. Je ne crois pas qu'aucun de nous veuille se commettre à rion d’explicite. Lu seule question est de savoir s’il vaut bien la peine de continuer ce débat, j

Le PrésipenT. Les délégués ont-ils objection à se réunir en vue de soumettre une résolution écrite ?

Sir SAMUEL GRIFFITH. La difficulté est de s'entendre sur une résolution.

Sir ALEXANDER CAMPBELL. On peut convenir d'en proposer une.

M. Service, Je pense que vous avez dit ce qu’il faut dire, monsieur le Président; vous voulez que nous écrivions vos propres paroles ?

en san cor

me l’er con

non

(je:

45 de

n Le PRÉsIDENT, Je vous demande, en votre qualité de délégués, de me présenter, 4

als en ma qualité de président, la demande par écrit de porter la question à la connais- à ï sance du gouvernement de Sa Majesté. Cela ne lie personne, mais cela peut influer ‘14

ne- considérablement sur le résultat de délibérations de la conférence, 1

air, Sir WiLzziaM FirznerBerr. Cette demande me paraît très raisonnable, 3

ené Sir ALEXANDER CAMPBELL. Je désire dire que le nom de la compagnie n’a été xl > 86

mentionné qu'incidentellement, Nous sommes très satisfaits, mais nous pensons que l’entreprise, dirigée par le gouvernement, serait plus acceptable que conduite par une que compagnie, comme Île propose M. Fieming.

Sir PATRICK JENNINGS. Je fais observer que nous ne pouvons nous commettre au nom de nos gouvernements par aucune proposition explicite,

par Le PRÉSIDENT, Certainement que non. Si l’on désire que la question soit faite, (je ne puis m'engager évidemment à ce qu’une réponse y soit donnée de suite) je

une m'’attends qu’elle soit rédigée et remise entre mes mains,

Jour Ce

», le III. —4.

| Merorxoi, 27 avril 1887.

c'est Présents :

vi Le très honorable sir Henry Thurstan Holland, bart, G.C.M.G., M.P, secrétaire

t'on d'Etat pour les Colonies, président,

Le très honorable Henry Cecil Raikes, M.P., maître général des postes. ment Le très honorabie comte d'Onslow, sous-secrétaire d'Etat pour les Colonies.

Le très hon. R. H. Meade, C.B. s NET æ ; ee M. John Bramston. C.B, , Assistants-sous-secrétaires d'Etat pour les Colonies. onde M. Stevenson À. Blackwood, C.B,, secrétaire du Post office.

il est M. C.-H.-B. Patey, C. B. | Secrétaires-adjoints du Post-office nous M. Edward H. Rea. J "e.

avec Représentants : — urnir Terreneuve :— 000) M Robert Thorburn, C.C.M.G., premier ministre. Sir Ambrose Shea, C.C.M.G.

rerne- Canada :— ail Sir Alexander Campbell, C.C.M.G:., lioutenaut-gouverneur d’'Ontario,

M. Sindford Fleming, C.M.G.

Nouvelle Galles du Sad :— Sir Patrick Jennings, C.C.M G., ancien premier ministre. Sir Robert Wisdom, C.C.M G., ci-devant procureur géréral. Sir Saül Samuel, C.C.M.G.. C.B., agent général. Tasmanie : — M. J.-S. Dodds, ancien procureur général, M. Adye Douglas, agent général.

Cap de Bonre Espérance :— M. Jan. Hendrick Hofmeyer.

S r Charles Mills, C.C.M.G. C.B., agent général. Australie méridionale : — M. John William Downer, C.C.M.G., premier ministre, Sir Arthur Blytb, C.C.M.G., CB, agent général.

éunir a Maou le ation rablebnt-ils adrait

bus les

tire à

; Nouvelle-Zélande : — inuer Sir Francis Dillon Bell, C.C.M.G., C.B., agent général,

Sir William Fitzherbert, C.C.M.G, président du Conseil législatif. 14 e une Victoria :— -

M. Alfred Deakin, principal secrétaire.

M. James Lorimer, C.C.M.G., ministre de la défense, F ‘ | Sir Grabam Barry, C.C.M.G., agent général, ident; M. James Service, ancien premier ministro.

ED ————————a—ZaEZEEEEEEaEaEZEZEE—————————————————__———————….….….…"…"—"…—.—————.——"——…——…—….——.——…——…————…———…——…——————

Queensland : — Sir Samuel Walker Griffith, C C.M,G., C.R , premier ministre. Sir James Garrick, C.C.M.G., C.R., agent général.

Australie occidentale : — M. John Forrest, (©,M.G.,, commissaire des terres de la couronne, M. Septimus Burt,

Natal : — M, John Robinson.

M. W.-A, Baillie-Hamilton, secrétaire de la conférence.

M. John Pender de la compagnie de l’£astern Telegraph était présent.

Lo PRÉSIDENT. Messieurs, nous reprenons ce matin la discussion sur le sujet des câbles télégraphiques. J'ai invité M. Pender à venir ici afin qu'il puisse développor, comme il l’entendra, les données contenues dans ses lettres et mémoires imprimés qui vous ont été délivrés. Vous aurez ainsi l’occasion d'interroger M. Pender, Avez-vous, M. Pender, quelques observations à ajouter à celles qui sont énoncées dans vos écrits ?

M. PenDER. Je n'ai rien, de fait, à y ajouter, J'ai soumis aux gouvernements des colonies et aux délégués l’expo:é de mes vues sur le meilleur mode à suivre pour donner aux colonies lo système de télégraphie le plus économique. J'ai alressé mon projet aux délégués depuis leur arrivée à Londres, en les informant que s'ils voulaient avoir de plus amples renseignements, j'étais prêt à les leur donner individuellement ou collectivement. Je n'ai pas encore reçu la proposition de M. Sandford Fleming et je ne puis par conséquent la discuter à présent. S'il s'agit de télégraphie à bon marché, je prouverai que, par mon système, on correspondra à meilleur marché que par tout autre. Si on veut avoir une nouvelle ligne pour des considérations ad ministratives ou stratégiques, j'envisagerai aussi la question à co point de vue; car je prétends que le système télégraphique auquel j'ai l'honneur de présider répond aujourd'hai largement au besoins stratégiques. Il relie nos grandes places fortes de la Méditerranée : Gibraltar et Malte ; nous avons relié Aden et le Cap ; nous avons plus fait pour les fins stratégiques que ne pourrait faire une nouvelle compagnie ; nous sommes les initiateurs de la télégraphie et nous avons, à cause de cela, droit à des égurds, Si des compagnies se forment pour entrer en concurrence avec nous, et qu'elles ne soient pas subventionrées, comme nous ne l'avons pas été nous-mêmes, alors nous no craindrons pas leur concurrence ; mais je ne m'’arrête pas à cette idée de concurrence, je ne veux voir que les intérêts supérieurs de tout le pays. Les pièces remises entre vos mains démontrent, je pense, que le système auquel jo préside est celai qui convient le mieux pour l'empire, Quand j'aurai lu le projet de M. Fiemivg, jo pourrai entrer dans les détails. J'ai à présider l'assemblée semestrielle de la compagnie de l’Æastern Extension Telegraph, qui a lieu aujourd'hui à une heure et demie ; je me borne donc pour le moment à ce que je viens de dire.

Le PRÉSIDENT, M. Sandford Fleming objecterait-il à ce que le papier qu’il nous à lu fût communiqué à M, Pender ? Nos actes ont eu jusqu'ici le caractère confidentiel, il est vrai ; nous avons posé cette règle que j'ai rigoureusement observée, et je me plais à reconnaître que les délégués s’y sont éga'ement conformés ; toutefois ce mémoire de M, Fleming pourrait-il être passé à M. Pender ?

M. Pevper. M. Fleming m'a dit aujourd'hui qu'il désirait beaucoup que je visse son mémoire et qu'il croyait que j'en avais déjà reçu un exemplaire.

Le PRÉSIDENT, Qu'en pensez-vous, M, Fleming ?

M. FcemiNa. Je n'ai aucune objection à cela, au contraire.

LE Présent. Il est bien entendu que la communication est rigoureusement confidentielle,

M. PENDER. Certainement,

Un exemplaire du mémoire est remis à M. Pender.

M. FLemiNa. Je suppose que le sceau du secret est maintenant rompu.

Le PrésipenTr. M. Pender reçoit la pièc, comme venant de vous, confidentiollement. Nous rompons le sceau du secret qua.* à vous deux.

de ra exem la pu comn impr

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cette | gués.

ont ét com ba N ment « tre l’o] mun'q traire ; M. Fle d’être:

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et les l prendr.

Le loin ; il Canada Sit

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M. FLemine, Voici ce que j'ai voulu dire: il n’y a plus à présent, jo sunpose, de raison pour quoi ce papier ne pourrait être envoyé aux autorités du Canada, par exemple ?

Le PRÉ«IDENT. Pour ma part, je crois qu’il vaut bien mieux ne rien livrer à la publicité à présent, J'ai suggéré de communiquer cette pièce à M. Pender, mais comme strictement confidentielle, parce que c’est une critique d’une de ses lettres imprimées.

Sir ALEXANDER CAMPBELL, Si je comprends bien, M. Fleming ne voudrait pas voir communiquer son mémoire à M. Pender, à moins qu'il n’ait la liberté do le communiquer à d’antres,

Le PRéÉsipenT, Dans ce cas, nous devons redemander le mémoire à M, Ponder ; cette pièce no doit pas être communiquée à d’autres, J'aimerais à consulter les délégués. M, Pender voudra bien se retirer ?

M, Pender se retire.

Le PRÉSIDENT. Voici le cas en quelques mots. Jusqu'à ce moment, les papiers ont été traités comme confidentiels. L'un de ces papiers, présenté par M, Fieming, combat les assertions faites par M. Pender dans une de ses lettres,

N'’est-i] pas à propos que M. Pender puisse prendre connaissance confidentiellement des arguments invoqués contre lui et y répondre de même ? Je voudrai: «canaftre l'opinion des délégués, sur le point suivant: si le mémoire de M. Fleming est communiqué à M. Pender, faut-il que ct mémoire soit livré à la publicité ? Cela serait contraire à la : ègle que nous avons adoptée à l'ouverture de cette conférence; si done M. Fleming tient à ce que son mémoire ne soit remis à M Pender qu’à la condition d’être rendu public, j'espère que les déléguées m'appuieront en décidant qre le mémoire ne sera pas livré à M. Pender,

Sir F, Dizzon Berz. Nous pensions que M. Pender, M. Sandford Fleming et les promoteurs du câble canadien, et aussi M. Henniker Heaton, pourraient tous prendre connaissance confidentiellement de leurs papiers respectifs.

Le PRÉSIDENT. Contfidentiellement, très bien ; mais M. Fleming veut aller plus loin ; il veut que son mémoire, si on le passe à M, Pender, soit livré à la publicité en Canada,

Sir F, Dizzon BELL. Je crois, monsieur, que nous devons vous appuyer en der andant à M. Fleming de ne pas insister là-dessus. (Ecoutez, écoutez.)

M. Forest, Est-ce qu'aucun de ces papiers ne doit être envoyé à nos gouvernements ?

Le PRÉSIDENT. Tous les papiers seront communiqués confidentiellemert aux gouvernements coloniaux à la fin de la conférence.

M. Service. Dois-je comprendre que M. Fleming est prèt à donner un exem-

plaire de son mémoire à M. Pender, mais qu’il entend, s'il le fait, être libre d’imprimer ce mémoire on Canada? Pourquoi M. Fleming n’aurait-il pas le droit de faire de son mémoire ce que bon lui semble? Pourquoi nous objecter à ce qu’il le publie, #il croit utile de le publier? Je comprendrais que M. Fleming s’opposât, et nous nous opposerions également, à la publication de son mémoire, si M. Psnder prétendait le faire publier ; mais c’est M. Fleming qui veut livrer son mémoire à la publicité; pourquoi la conférence s’y opposerait-elle ?

Le PRÉSIDENT, J'ai compris que les papiers présentés à cette conférence soraient regardés comme confidentiels, du moins jusqu’à la clôture de la conférence, et jusqu’à ce que nous ayons pu les examiner tous et les préparer pour la publication. Le mémoire de M. Fleming a êté présenté comme les autres documents ; il a été lu à la conférence et est devenu par conséquent pièce confidentielle. J'ai beaucoup de répugnance à rompre le sceau du secret, à moins qu'il n’y ait quelque motif évident de le faire, dans l'opinion de tous los délégués. M. Fleming consent bison à ce que son mémoire, où il discute les donnéos de M {Pender,'soit communiqué à M. Pender; mais il ajoute : “ Si la pièce est passée à M. Pender, je veux qu'eile soit livrée à la publicité.” Je crois que les délégués sont d'avis que cela ne doit pas être ainsi; et qu'il sera préférable de ne pas communiquer la pièce à M. Pender, si M. Fleming yeraiste à vouloir la rendre publique.

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M. FLemiNa, Je n'ai personnellement aucune objection à ce que M, Pender voie la pièce; j'aimerais au contraire qu'il la vit; mais s’il la voit, je crois que dans l’intérêt public, d’autres devraient en prendre.connaissance; du reste, je m'en remets entièrement an jngement de la ccnférence,

Le PrfsibenT. Avec le cor sentement de la conférence, je maintiens la règle que nous avons adoptée; mais il ne me paraît pas que los délégués aient objection à ce que la pièce soit communiqués confidentiellement à M. Pender,

Sir RoBert THoBBuRN. Je crois que nous devons adhérer à la résolution prise au commencement de cette conférence et regarder toutes les pièces comme confilentielles. Si l’on fait exception À l'égard de quelque pièce, elle deviendra aussitôt le sujet de discussions dans la presse, ce qui servit trè inopportun. Si le gouvernement de Sa Majesté désire communiquer ces pièces aux gouvernements coloniaux, cela peut se fri-a confidentiellsment, mais, il serait plus prudent d'attendre le temps où ces do: ts pourront être livrés au public,

.° SAMUEL GRIFFITH, Nous voulous arriver à la vérité et oblenir autant de renseignements que possible, Si noux remettons confidentiellement à M. Porder le mémoire de M, Fieming, nous aurons quelques nouveaux renseigaements. Ily aurait donc avantage, euivant moi, à passer la pièce à M, Ponder,

Sir Joan Downer. J’admets que nous ne devons pas nous écarter de la règle dont nous sommes convenus. Pour sa convenance, M. Fieming a la un mémoire ; mais c’est absolument la même chose que s’il eût improvisé un discours, et corne il a discuté des assertions faites publiquement par M. Pender, celui-ci devrait avoir l’occasion de présenter une réponse.

M. Hormeyrer. La pièce de M, Fleming at-elle ‘le caractère d'ua document imprimé ? N'estelle pas plutôt un discours qui, pour dés raisons personnelles, je puis dire. a éé lu par M. Fleming au lieu d’être improvisé ?

Le PRÉ:‘IDENT. C’est précirément cela, d'après la distinction de sir John Downer.

M. Hormeyrer. Le discours de M. Fieming ayant été lu, pour une raison accidentelle, au lieu d'avoir été improvisé, les discours improvisés des autres oruteurs ne des <ient-ils pas, par parité de raisonnement, être aussi communiqués à M. Pender, eo’ us ceux qui sont mentionnés dans ces discours. (Ecoutez écoutez.)

PRÉSIDENT M. Pender es° seul en cause. Sa lettro à été discutée par. M. Fle.. g. Moux proposons que M. Fleming lui dise ceci : “ Voici les raisons quo je donve con! otre projet.” Alors, M. Pender pourra répondre confid:ntiellement à la commusication confidentielle de M, Fleming.

M. Horweyrer. Nous pouvons nous en rapporter à M. Fleming, qui communiquera son discours privément,

Le PRÉSIDENT. Nous admottons tous, je crois, que l'écrit de M, Fleming doit être communiqué do cette manière à M. Pender, mais à lui seul,

M. PENDER est rappelé.

Le PRÉSIDENT (à M. Pender). L'écrit de M. Fleming vous sera communiqué confidentiellement ; votre réponse sera aussi traitée comme confidentiells, Vous garderez le secret sur l'écrit de M. Fleming.

M. PENDER. Certainement.

Le PRÉSIDENT, {est comme si M. Fleming vous faisait connaître confidentiellement ses observations. Toutes les pièces ont été jusqu'ici considérées comme confidentielles ; tout ce qui se pusse dans cette encointe (j'en fais la remarque parce que certaines personnes présentes n'appärtiennent pas à la délégation) a le caractère confidentiel.

M. PENDER, Je me confrrmerii strictement à votre désir.

Le PRÉSIDENT. M. Pender est ruaintenant en état de répondre à M. Fleming. Quelqu'un de vous, messieurs, aimertit-il à faire quelque question à M. Pender, avant qu'il parte ? Avez-vous, M, Fleming, quelque question à faire à M. Pender ?

M. FLEMING, Je n'ai pas le question à faire. J'ai vu, je crois, tout ce que M. Pender a soumis à la conférence sur le sujet de la seconde ligne qu'il propose; j'at traité ce sujet dans la pièce qui est remise À M. Pender; il aura probablement une 1éponse à faire, et devrait avoir l’occasion de la présenter un autre jour.

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M. Penper, Je serai heureux de répondre en détail, dans le cas où l’on m'appollerait à discuter ici 1a question, si elle doit étre discutés ouvertement.

Lo Prtsipenr, Voici quelle est la situation : la compagnie do M, Ponder entend ré luire notublement son tarif entre ce pays et les colonies australiennes ; mais elle ne propose pas du tout de poser un câble entre Vancouver ot l'Australie ; ce n'est pas là son projet ; elle veut se mettre on mesure do dire aux initiateurs du projet de câble à établir cntre Vancouver et l'Australie qu'elle offrira À l'Australie des avantages égaux, sinon supérieurs, par l'abaissemont du tarif de sex lignes. N'est ce pas là votre idée, M. Ponder ?

M. Penner, Exactement Je vons présenterai un projet qui ne demande que la moitié de la subvention quo vous auriez à fournir à une autre compagnie, et je vous offrirai un tarif inférieur à celui qu'il lui serait po:siblo de vous offiir si clle recevait subvention double de la nôtre,

M. Aoye DouaLas, Pourvu que vous recovicz une garantie.

M. PenDer, Il y a deux manières de régler la question : par uno garantie ou par une subvention, Si le mode de garantio que j'ai soumis aux gouvernements coloniaux était adopté, lo trafic augmente niv tellement que la garantie no serait plus que nominale,

M.Service, Li contribution des différentes colonies, d'après l'échelle donnée dans votre document imprimé, se base sur un tarif de 2s. 6d. et de 4s. par mot. Extce là ce que vous nous repré-ontez comme plus avantagoux que la proposition de la compagnie du Pacifique ?

M. Penper. Oui.

M, SERVICE, Ou avez-vous quelque autre vrojet à nous soumettre ?

M. Penper. Ce tarif do 41 et de 2s. 64, est le plus bas qu'il soit possible d’a-

voir.

M. Service. Je n'hésite pas à croire que la compagnie du Pacifique pourrait inaugurer un tarif de 4s., mais je crois que celui de 2+. dont on a fait mention, est impossible, D’après ce que la conférence sait déjà, on peut raisonnablement conclure qu’une compagnie de concurrence adopterait un tarif de 4s, Une autre compagnie propose de nous donner un tarif qui, en tous cas, n’excèdera pas celui-là, moyennant une subvention bien inférieure à celle que vous nous demandez dans ce memorandum imprimé; jo voudrais savoir alors comment votre proposition peut être plus avantageuse pour les colonies que la proposition de la nouvelle compagnie ?

M. Pgxper. Je n'ai pas va cette dernière proposition, mais j'ai quelque connaissanco de Ia télégraphie sous-marine ; on ne peut offrir un tarif p'us bas que colui que Je propose,

Le PrésinenT. Vous dites, M. Pender, que vous n’avez pas vu la proposition de la nouvollo compagnio; vous avez vu le mémorandum relatif au projet de câble du Pacifique : c'est la proposition contenue dans ce mémorandum que vous avez discutée.

M. Penper, J'ai vu ce mémorandum,.

Lo PR£sipenT. Mais vous n'avez pas vu la réponse de M, Fleming à vos arguments ?

M.Penper., Non.

Le Pr£sIDEnT. Do sorte que ce que vous dites ici, vous le dites après avoir vu et examiné la proposition de la compagnie du Pacifique ?

M Pexper. Certainement. Je propose un tarif plus bas que le sien, que j'appelle turit de concurrence. J’offre un tarif de 4s, Je donno pour £75,009 ce poor quoi ello demande £160,000. Si vous aloptez le système de garantie, jo demande £55,000 quand elle demande £100,000, et je suis prèt à prendre une part da rieque qui devra nécessairement suivre la réduction. Si, comme l'affirment les messieurs des colonies, la réduction du tarif à 48. doit avoir pour conséquence une augmentation correspondante du trafic, la garantie deviendrait nominale et no dépasserait probabloment pas quelques milliers de livres.

M. Service, D'après vos calculs, les colonies n'auraient à contribuer que £55,000, danx Ia supposition d'unc augmentation de trafic de 100 pour cent; ces

calculs sont entièrement hypothétiques; ils se basent sur une augmontation supposés de trafic de 25 à 100 pour cent, 716—4

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M. Penper. Certainement. :

M. Service. Autrement, votre offre est plus élevée que celle de l'autre compa- \ gnie. Votre offre absolue est de £103,000, même s’il y avait une aug nentation de S trafic de 25 pour cent; la sienne est de £100,000, sans conditions hypothétiques.

M. Penper. Voici co que je dis: Si vous adoptez le principe de la subvention, E je suis prêt à vous donner un tarif de 48. pour une subvention annuelle de £75,000; S l’autre compagnie vous offre un tarif de 4s., mais demande une subvention annuelle

de £109,000. Pour commencer, voilà de mon côté une épargne de £25.000. dc M. Service. Est-ce une nouvelle proposition que vous entendez faire ? Los M. Penpee. Non, cette proposition est roumise, pagnu

Sir SAMUEL GRIFFiTH. Cette subvention de £75,000 serait-elle en sus de celle M de £32,000 qui est payée actuellement ?

M. PENDER. Certainement. jee s Sir Joan Downer. Alors, c'est plus de £100,000. | ro M. Penper. Les gouvernements de la Nouvelle-Galles du Sud, de Victoria, de \ l'Australie Méridionale et de l'Australie Occidentale so sont engagés à payer £32,000 M pour avoir un serund câble, Nous leur avons fourni un second câble moyennant gi cette somme, Nous n'avions pas besoin de ce câble additionnel. Nous pouvions M sans lui fai > six fois y us de trafic que nous n’en fuisions; mais les colonies, appré- 1 ciant l’avantago d’avo r des moyens sûrs et certains de communications ininterrom- Ont

pues, où quelque choss qui en approchât, offrirent pour cette fin une subvention de 100. £32,000, On voit que cette dernière convention est tout à fait distincto de l’autre. Le

M. DEaxiN. Mais la compagnie du Paifique demande seulement une subvention F1 D de ce genre pour un troisième câble par une seconde voie, tati 2 M. Penprr. Si vous subventionnez cette compagnie, vous devez subventionner ] Es pa également le système actuel, ts M. DEakin. Vous êtes subventionnés, 229 O0 M. Penver. Nous ne le sommes pas. Notre capital est de £3,500,000. Une el . somme de £32,000 n’est pas une subvention pour un tel capital. ut 1

Sir SAMUEL GRIFFITH. Je voudrais demander ceci à M; Pender : Vous donnez, #14.00 ;

dans cette proposition, la recette moyenne et le nombre moyen des dépèches: les dépèches n'ont-elles pas beaucoup augmonté ces trois dernières années ? je : M, Penper. Le nombre des dépèches a régulièrement augmenté jasqu’à l’année nd dernière: mais alors lo trafic a diminué, Do l’époque mème où le tarif a été réduit de 60 ; 1e, 4d, par mot, il y a eu décroissance du trafic. Avant cela, le trafic s'était ferme- ren Fi p'ent acer. .\ l'assemblée que j'ai à présider aujourd’hui, je vais déciarer un divi- °M dende moidi: qu: celui de l’année dernière. Je suis heureux de pouvoir dire que, M. depuis une cvaple de mois, les recottes sont meilleures et j'espère que cette améli- rait LT: oration va continuer St.

Le PRésrpent. Sir Samuel Griffith voudra-t-il indiquer la date de la propo- Er sition à laquelle il a fait allusion ? Lee n6 revie

Sir SAMUEL GRitFitT. La pièce ne porte pas de date; elle nous a été remise

hier; elle a pour titre: “Proposition of tho Eastern Extension Company to the tes

Australasian Colonies.” Mr ; Sir SAUL SAMUEL. M. Pender nous expliquera peut-être maintonant le système Sir de garantie qu’il propose ? dirai re M. Penper. Voici ce ‘;ue je propose: $i les colonies veulent nous garantir uno 6 sa recetiL fgale à celle des trois dernières années, je suis prêt à régler le tarif comme Pr elles l’entendront. Si lo trafic augmentait de 50 pour cent; elles auraient à payer er. de £55,000, Cette somme divisée entre elles, la part de chacune serait légère compara- 368 000 tivement à ce que chacune aurait à payer dans le cas de la subveution proposée de ‘ £100,0900, M. 1 Sir SAUL SAMUEL. Il s’agit du tarif de 48 ? Sir 1 M. Penver. Oui. Je crois qu'il y aurait uno très forte augmentation de trafic buer plu avec ce tarif. Je suis prêt à prendre une large part dans le risque de la réduction du M.F tarif À 44, : Sir S lo tarif.

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Sir SAMUEL GRIFFITH, Cela ne se trouv ; ans aucune de ces propositions ? M.Penper, Non. J'ajoute cela à la proposition qui nous a été présentée.

Sir SAMUEL GRIFFITH, partager le risque ?

M. Pexper. Je me chargarais du risque pour un quart.

Sir F, Dizzon BELL. Commert mettriez-vous cela en chiffres ? Quel effet c aurait-il sur votre proposition de garantie ?

M. Penpex.. Voici: si je me charge du risque pour un quart, c’est pour la compagrie une part de risque représentant £12,000.

M. Deaxin. Voulez-vous répéter cela ?

M. PeNDER. Je vais vous lire mon calcuk, qui était basé sur un huitième, c’estdire sur la moitié de ce que je propose maintenant ; vous n'avez qu’à doubler le montant. S'il n’y avait pas d'augmentation, le risque dont nous nous chargerions serait de

£29,000 environ. S'il y avait augmentation de 25 pour 100, le risque serait de £24,000, M, DEaxin. Votre risque ?

M. Penper. Notre risque.

Sir Joan Downer. Il dépasserait cela,

M. Penper. Mes chiffres sont approximatifs, S'il y avait augmentation de 50 pour 100, le risque de la compagnie serait do £22,000; si l’augmentation était de 75 pour 100, le risque de la compagnie serait de £16,000; si l'augmentation atteignait 100, lo risque de la compagnie serait de £12,000, ce qui représente le quart du risque sous un tarif de 48,

Sir Joan Downer. Ne serait-ce pas plus que cela? En supposant une augmentation de trafic de 25 pour 100, la subvention totale serait de £103,000, et 25 pour 100 de cette somme dépasseraient un peu £25,000 ; si le trafic augmentait de 50 pour 100, la subvention serait de £87,000, et 25 pour 100 de cette somme représenteraient environ £22,000 ; si le trafic augmontait de 75 pour 100, la subvention serait de £71,000, et 25 pour 100 de cette somme équivaudraient à £18,000 ; si l'augmentation du trafic atteignait 100 pour 100, la subvention sorait de £55,000 et 1a contribution d'environ £14,000,

M. DEAKIN. Pour exprimer la chose autrement, s’il n’y a pas d'augmentation, la compagnie risque £29,000 et les colonies £87,000 ; s’il y a augmentation de 26 pour 100, la compagnie risque £24,000 et les colonies £72,000 ; #’il y a augmentation de 60 pour 100,la compagnie risque £22,000 et les colonies £56,000 ; s’il y a augmentation de 75 pour 100, la compagnie risque £16,000 et les colonies £18,000.

M. Penper. Oui, plus ou moins,

M. DeakiN. Si l’augmentation s'élevait à 1 rait £12.000 et les colonies £36,000,

Sir Joux Downer. Le risque de la compagnie serait de £14,000,

Sir F. Dizcon Bezz, Notre proposition de vous charger du quart du risque ne revient-clle pas à ceci : que la garantie à donner par les colonies équivaudra à une sommo de Æ£87,000, en chiffres ronds, s’il n'y a pas d’augmontation, et à une somme de £78,000, en chiffres ronds, s’il y à augmentation de 25 pour cent ?

M. Penper. Oui.

Sir F, Dizcon BeLzz. Si l'augmentation était de 50 pour cent, les colonies auraiont à payer £65,000 ; si elle était de 75 pour 100, les compagnies auraient À paver £50,000, et si elle était de 100 pour 100, la contribution des colonies serait de £4:,000. Pouvons-nous considérer votre proposition comme amendée en ce sens quo si le trafic augmontait de 50 pour 100, nous n’aurions pas à payer plus de Z65,000 per année, en chiffres ronds ?

M. Penner, Oui.

Sir F, DILLON BELL, buer plus de £42,000,

M. Penper, Certainement non,

Sir SAUL SAMUEL, Avec un pareil système, nous pourrions réduire davantage 0 tarif.

Dans quelle proportion votre compagnie voudrait-elle

00 pour cent, la compagnie risque-

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