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M. PENDER. J'ai parlé de porter la réduction à 2s. G6d.; le résultat eû' été onéreux ; je ne recommande pas le tarif de 28. 6d. pour le présent ; nous avons une bonne expérience à faire avec le tarif de 48. Si nous adoptions celui de 28. 6d., il faudrait s'entendre avec le gouvernement de l'Inde, avec le gouvernement russe et le gouvernement prussien, et comme leurs intérêts diffèrent un peu des nôtres, cela pourrait prendre du temps. Si nous réussissions avec le tarif de 4s., nous pourrions faire plus tard une réduction qui représentât le montant de nos déboursés. Tout ce que nous voulons, c'est uno recette égale à celle d'aujourd'hui ; si cela nous est assuré, nous serons satisfaits.
Sir SAMUEL GrirrirH, Combion déboursez-vous aujourd'hui ?
M. Penper. Nos déboursés sont en tout de 28. 4d,
Sir Joux DAwNER. Si la taxe indienne était réduite au prix qu'on paie dans l’Inde pour les dépèches locales, quelle différence cela ferait-il ?
M. Peer, Si l'Iade nous mettait sur le même pied que nous met l'Angleterre, et nous donnait pour notre propre usage un câble traversant 80n territoire, au lieu de payer £4(,000, nous n’aurions peut-être pas £5,000 à payer, par année. J'ai déjà offert, à piusieurs reprises, d'appliquer cette différence à la réduction du tarif.
M. Service. Puis-jo vous demander, en passant, pourquoi le gouvernement indien insiste sur cette taxe ?
M. Penper. Il dit qu’il n’est pas en état de s’en passer,
Lo PRESIDENT. Ce n’est pas une mauvaise raison.
Sir SAMUEL Grirrirx, Si le trafic diminuait au lieu d'augmenter, la garantie resterait-elle toujours à £119,000, ou detrait-elle couvrir la différence entre les recettes sous lo nouveau tarif et la moyenne des recettes sous l’ancien tarif ?
M. Penper. Si le trafic s'accroît, la garantie devient moindre et peut même se réduire à rien ; si le trafic baisse, la garantie ne change point et reste ce qu'elle était aù départ.
Sir SAMUEL GRIFFITH. Vous dites que le revenu, pour une moyenne de trois aunées à 4s., serait de £63,983. Vous basez-vous sur cette somme fixe ?
M. Penper. Nous calculons sur le montant de $183,228.
Sir SAMUEL GRiIFFITH. Et nous n’aurions, dans aucun cas, à garantir plus que la différence entre £63,983 et la moyenne de la recette des trois dernières années ?
M. Penver. Vous garantiriez toute la somme que j'ai mentionnée.
Sir SAMUEL GRIFFITH, Mais si la moyenne des trois années prochaines baiseait notablement par quelque cause imprévue, et si votre reveuu tombait de Æ£63,000 à £60,000, qui supporterait la perte de £13,000 dans ce cas ?
. PENDER. Les ga ants, bien sûr.
Sir SAMUEL GRiFriTu. Ajlors notre garantie pourrait aller jusqu’à £180,000 ?
M. Penper. Cels esttout à fait spéculatif, Je ne pense pas que v :s affaires com. morciales aillent en déclinant. Votre commerce se développe énormément, et entretient les télégraphes. Le progrès de la télégraphie sous-marine a été très remarquable. Lorsque la compagnie de l’Eastern-Extension s’est formée, nous pouvions à peine en placer les actions; le public craignait de n’avoir aucun rapport pour son argent, Ces actions ont bien monté depuis le temps où nous faisions un versement de dix pour cent par annéo, et j'ai tout lieu de croire que d'ici à dix ans, nos opérations se développeront largement. C’est pr “rquoi je n’hésite pas à prendre le risque d'une diminution du trafic. Comme jo vous l'ai dit il y a un instant, nous avons rétrogradé immédiatement après la conférence de Berlin, mais nous avons repris la marche ascondante, Il faut un peu de temps pour nous refaire de la peric « casionnée par la réduction du tarif ; l'augmentation a été forme pendant le der: ‘er trimestre,
Sir SamuEL GatrrirH, Je vous ai fait cette question parce que, dans un eas de arantie, il est toujours nécessaire do connaître le maximum pour lequel s'engagent es garants.
M, Penper, Je suis tout disposé à agir d’après ce principe ; fixez le montant de la garantie. J'ai toute confiance que le trafic s’accroîtra, eb je suis prêt à convenir que si le trafic décroît, nous nous en tiendrons À la somme que nous aurons fixée, et qu’elle ne sera pas augmentée.
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Sir Joux Downer, Je ne vois pas comment vous pourriez l’augmenter. Vous prenez pour base la recette moyenne des trois defnières années, et vous nous proposez de vous garantir une somme égale pendant la durée de la convention, La remarque de sir Samuel Griffith est que si le trafio tombait beaucoup au-dessous de la moyenne actuelle au lieu de la dépasser, les garants seraient naturellement responsables.
M. PENDER. Svoulement jusqu’à concurrence de la moyenne des trois dernières années ; nous fixons la somme, ot les garants n'auront rien à payer audelà de la somme ainsi fixée comme moyenne des trois dernières années.
Sir Joan Downer. Sans doute que non.
M. Penper, Nous prenons le risque de la diminution du trafic.
M, Roginson. Me trompé-je en supposant que vous êtes disposé à comprendre les colonies de l’Afrique australe dans votre propo:ition ?
M. Penper. J'ai soumis la proposition à la colonie du Cap.
M. Rog:xson. Dans le cas de cette colonie, vous n'avez pas à supporter la forte taxo intermédiaire que vous payez pour arriver aux colonies australiennes; vous
n’avez pas à passer par l’Inde ni par des pays étrangers; votre câble vient directement d’Aden.
M. Pexper. Oui.
M. Roginson. Les colonies garantes seraient-clles tenues responsables pour le montan- entier de leur garantie, si les communications par le câble étaient interrompues pendant un temps un peu long ?
M. Penper En cas de rupture, un délai est fixé pour réparer le câble; après l'expiration du délai, la garantie serait ‘uspendue,
Sir F, Drzcon Bezz. Nous ne comprenons peut-être pas bien encore quel serait l'effet de votre dernièr. proposition. Puisque vous êtes si sûr que le trafic ne diminuera pa», vous pourriez bien la modifier et dire que, comme dans le cas d'augmentation du trafic vous vous chargez d’un quart de la différence, vous vous chargerez de même d’un quart de la diminution, si le trafic diminue, Vous avez modifié votre première propo-ition en ajoutant que sur les sommes mentionnées dans votre mémoire, vous offrez de faire une réduction d’un quart, pour la part Ge risque de la compagnie. Est-ce bien cela ?
M. Penper, Oui.
Sir F, Drzcon Berrz. Comme l’a fait observer sir Samuel Griffith, la situation ne change poin! si le t:afic diminue, et los colonios restent toujours garantes de*£119 à £185,000. Vous comptez avec confiance sur le maintien du trafic, vous pourriez donc modifier votre proposition on déclarant que si le trafic diminue, la garantie sera également réduite.
M. Penver, Nous sommes prêts à nous charger d’un quart du risque résultant de la réduction du tarif actuel au taux de 4s, et à nous charger du risque de la diminution du trafic.
M. Dgakin. Cette moyenne des trois dernières années dont vous purlez n'estelle pas basée sur des prix qui ont été réduits depuis ?
M. PENDER. Je prends la moyenne des trois années expirées à la fin de 1885; je n’ai aucune objection à prendre la moyenne des trois années qui expirent à la fin de 1856. Je suis prêt à discuter la quostion en vue d'arriver à uno solution propre à vous donner le système télégraphique le plus économique qu'il soit possible d’avoir,
M. Hormeyen—Jn suppose que vous vous faites ce raisonnement: vu l’augmentation de la population en Australie, il n’est pas probable que la recette télégraphique diminue; mais si la ligne du Pacifique était établie, et si une autre ligne était aussi dirigée sur l'Australie en passant par le Cap, l’île Maurice et l’Inde, il est à présumer que ce rapport de votre ligne baisserait, malgré l'augmentation de la population ?
M. Penper. Jo ne sais co que vent le gonvernement en fait de lignes stratégiques ; mais jo dis que ce serait faire une dépen-e folle que d'établir une ligne de concurrence, quand, en appliquant pour le système actuel la moitié de ce que vous
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dépenseriez pour un nouveau câble, vous pouvez vous assurer un tarif à meilleur marché que celui que vous auriez bn payant une somme double,
M. Horueyer. Je vous demandais s’il n’est pas à présumer que le rapport de votre ligne baisserait dans le cas où le gouvernement ferait la folie d'établir, sur la recommandation de marins experts, les lignes que j'ai mentionnées ?
M. Penper, Si le gouvernement faisait la folie de subventionner de telles lignes, notre trafic tomberait de 50 pour 100; mais je comprends qu’en réglant la question qui nous occupe, on la règlera pour une période pendant laquelle il n’y aura pas de ligne concurrente.
M. Hormeyer. Je vous ferai une autre question, Nous reconnaissons que tous les systèmes de communication télégraphique peuvent être considérés à deux points de vue: le point de vue commercial£et le point de vue «iratégique. Supposons que des experts de l'armée et de la flotte soient d'avis que la pose d'un câble entre l’île de Vancouver et l'Australie à travers le Pacifique est grandement nécessaire dans l'intérêt de la défense de l’empire, ou encore que, dans le même intérêt, il importe d’avoir un câble allant au Cap de Bonne Espérance, et du Cap de Bonne Espérance à l'Île Maurice et à l'Australie, pourriez-vous prétendre, avec un semblant de raison, que le gouvernement ne dût tenir aucun compte de l’avis de ces experts ? Soutiendriezvous, maigré leur opinion technique, que la proposition de la compagnie représentée -par M. Fleming est déraisonnable ot que le gouvernement doit la rejeter ?
M. Penper. Si des oxperts décident que pour des fins destratégie, on doit avoir d’autres câbles, c’est là une question dont je n'ai pas à me mêler. Dans ce cas, je dirai simplement ceci, que s'ils s'ingèrent de câbles pour des obiets do stratégie, ils ne doivent point nuire à une entreprise commerciale privée, mais doivent jusqu’à un certain point la pretéger ; ils auraient besoin, je crois, de prendre le système actuel dans son intégrité. Si le gouvernement commence à poser des câbles pour son propre compte, il doit traiter d’abord avec les compagnies qui ont déjà des câbles. Comme je l’ai dit, la ligne actuelle a êté d’une immense utilité au gouvernement et a satisfait aux besoins stratégiques dans bien des cas.
M. Hormeyer, J'ai voulu attirer l'attention sur ce point pour montrer que le gouvernement pourrait avoir à se prononcer sur la pose d’un câble, bien que votre tarif actuel soit très raisonnable et que le commerce n’ait pas lieu de s’en plaindre,
M. Penper, La Nouvelle-Zélande, avec laquelle nous avons eu une assez chaude controverse, et qui s'intéresse fort à la question, re*onnaît en principe que si vous établissez par le Pacifique un câble de concurrencs, vous devez acquérir la ligne actuelle.
Sir F, Dion Bez1,, Cela n’a pas encore été formellement reconnu.
M. Penper. La Nouvelle-Zélande a fait cette suggestion, qui est très raisonnable, je crois,
M. Hormeyer, Tout cela est simplement matière de contrat ; les principes qui régissent les contrats relatifs aux communications télégraphiques sont ceux qui régissent aussi les contrats relatifs aux affaires ordinaires de la vie.
M. Penpen, Non. Je crois que tous les gouvernements, du moins tous les gouvernements honnêtes, ont pour règle de ne jamais entrer en concurrence avec les entreprises des particuliers. S'ils ont besoin de prondre possession d’un système créé par l'entreprise privée, ils l’exproprient après en avoir constaté la valeur, corame cela s’est pasé pour l’expropriatioa des lignes télégraphiques terrestres d'Angleterre, J'étais en relations avec l’une des com nagnies, et le gouvernement les a traitées avec justice et équité,
M. Hormeyer. Personne ne sur ,,ose que le gouvernement ne fût disposé à payer une indemnité raisonnable, s’il prenait possession des câbles ou de quelques-uns ces câbles sous-marins.
M, Penpgr. Si le gouvernement veut prendre à son compte les câbles, il faut qu’il les prenne tous dans leur ensemble ; il ne saurait tirer les raisins du pouding et laisser la pâte. Lorsqu'il s’agira de discuter la position stratégique de nos stations de charbon et la nécessité de les relier par télégraphe, j'exposerai un projet d'après lequel le gouvernement pourrait se charger de tout le système et l’exploiter en gar-
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dant les employés exercés qui composent le personnel actuel ; l'exploitation par les soins du gouvernement en pourrait être profitable. Lo gouvernement prendrait le risque des câbles actuels, comme il aurait le risque de ceux qu'il poserait lui-même, Le revenu des câbles de notre système, qui s'étend de la Méditerranée à l’Extrème- Orient, est tel que si nous empruntions de l'argent à trois et quart ou à quatre pour cent, (et nous n’aurions aucune difficulté à le faire avec la garantie du gouvernement) je pourrais vous promettre une marge de profit d’un quart de million à peu près par anréc. Si le gouvernement veut se charger des câbles. je puis lui démontrer qu'il n'aurait pas beaucoup à tirer sur l’Echiquier.
M. Hormeyer. Parce que votre compagnie souffrirait de l'établissement d’an nouveau câble, vous prétendez tout simplement que le gouvernement n’a pas le droit de relier l'Australie par un câble, à moins de vous indemniscr de la perto que vous subiricz en conséquence ?
M. Penper. Si je montre au gouvernement de Sa Majesté ct aux gouvernements coloniaux que je puis leur offrir un tarif moins élevé pour uno scbvention inférieure à celle qu’ils sont disposés À accorder à un câble de concurience, commo celui du Pacifique, je dis que ce serait une injastice envers la compagnie actuelle de subvertionner à son détriment cot autro câble. |
Sir Joux Downer. Je no crois pas que M. Pender ait été appolé ici ponr nous aider à discuter sur l'opportunité d'un câble pour des objets stratégiques. La discussion va au delà de notre intention. Je ferai à M Pender une observation qui a trait au sujet sur lequel nous désirons être renseignés par lui: si le: profits de la compagnie augmentent à la suite de l'abaissement du tarif, la compagnie gardera l’excedant des profits, cela va sans dire. La garantie ne nous lierait point pour autant qu'il y aurait augmentation de revenu provenant de la réduction du tarif. Je recommanderais donc à M. Pender de fixer le maximum de la responsabilité qu’encourront les garants, en sorte qu'ils sachont au juste jusqu'où elle ira. M. Pender devra revenir ici, j> crois, pour donner sa réponse à M. Fleming; il pourrait d'ici là préparer une autre proposition en tenant compte de ce que je viens de dire.
M. PENDER. J'ai déjà fait mention d'une réduction considérable; js n'ai point d'otjection à donner des chiffres pour faire voir plus clairement ce que serait, en réalité, la garantie. Je crois que la proposition de sir John Downer correspond à la suggestion de sir Samuel Griffith, à savoir que la garantio doit être limitée dans son
montant, do telle sorte qu’il n’y ait aucun risque «u delà de celui dont on conviendrait.
Sir Jaxes Garrick, Il mo paraît clair que le maximum de la garantie est d’un quart moindre que les chiffres donnés ici. C’est la conclusion que je tire de la discussion ; le maximum de notre responsabilité est de 25 pour 100 au-dessous des chiffres qui figurent dans ce mémorandum.
M. PENDER. C'est cela.
Sir James Ganuick. Pouvez-vous nous dire quel taux d'intérêt cela roprésentorait (en admettant uno réduction de 25 pour 100) sur le capital placé dans l’entreprise ?
M. Penorr. Nous ne payons actuellement que 6 pour 100 de dividende.
Sir JAM s GARRIOK. Pas davantage ?
M. Penver. Non; nous avous à pourvoir au ronouvelloment des câbles ; ils ne dureut pas toujours.
Sir SAMUEL Grirriru. N'avez vous pas fait une réserve d'amortissement, avant d'en venir au dividerde de 6 pour 100 ?
M. Peer. Oui. ft il n'y a pas eue le renouvellement des câbles ; il y a aussi les frais d'exploitation. |
Sir Samuer, Grrrrirx, Cela est porté, je présume, au débit de la compagnie, avant la déclaration du dividende; est-ce un dividende net de 6 pour 100?
M. PENDER, Oui.
Sir Sauvez Grirriru, Les £32,000, montant de la garantie actuelle, sont-elles
comprises dans le recette moyenne annuelle de £183,000 ?
M, Penper. Non; cette garantie est distincte; toutes les subventions que nous recevons forment partie de notre dividende, mais n’entrent pas dans les chiffres de la proposition.
Sir Jon Downer. Si après lo changement proposé, le trafic diminuait, les garants seraient responsabies pour des sommes plus fortes que celles montionnées ici ; n'est-ce pas ?
M. Penner, Non; je crois m'être expliqué déjà sur ce point.
Sir Joux Downer. Si lo trafic n'était plus que la moitié de ce qu'il est aujourd’hui, quelle serait l’étendue de l'obligation des garants ?
M. Penper. Les garants n’auront à verser que le montant stipulé ; s'il est de #Æ103,000, et que le trafic baisse, les garants ne seront tenus à payer que £103,000 ; mais si le trafic augmente de 25, 30, 40 ou 50 pour 100, alors le montant à payer sur la garantie ira en diminuant.
M, DEaxin. C'est une garantie maximum ; olle pout tombor au-dessous mais elle ne peut aller au delà de son maximum.
M. Penper. C’est cela.
Sir JAMES GARRicK. Co dividende de 6 pour 100 est-il calculé sur les montants réduits ou sur les montants donnés dans votre mémorandum ; vous vous chargez de 25 pour 100 ; votre dividende est-il calculé sur le montant réduit ou sur celui mentionné dans votre mémoraudum ?
M. Penver Sur celui du mémorandum.
Sir JAMES GARRICK, Dans certaines éventualités, votre dividende pourrait être réduit d’un quart ?
M. Penper. Oui, à moins que le trafic n’augmente,
Sir RBERT Wispom., Quel est le cupital versé de la compagnie ?
M. PEenDER. Il est de £3.' 00,000.
Sir Roserr Wispom. Versé en entier ?
M. PENDER. Intégralement versé.
M. Service. Ilest un autre point que je veux signaler, à savoir l'obligation morale qui existerait pour la conférence et pour les différeuts gouvernements de recont.aître les prétentions de l’Eastern Company. La thèse de M. Pondor ost que la nouvelle compagnie ne doit pas être subventionnée parce quo la sienne, dit il, ne reçoit pas de subvention. No peut-on pas objecter à M. Pender que la somme de Æ£32,000, payée à sa compagnie par les colonies australiennes, est uno véritable subvention ? Qu’aursit il à répondre à cette objection ? Il a dit, jo le sais, que cette somme a élé stipulée pour un second câble, mais pourquoi sommes-nous convenus, en Australie, de payer cet argent pour avoir un second câble? Parce que le premier
fonctionnait très irrégulièrement et que nous étions parfois des semainos entières sans moyen de communications télégraphiques, de sorte que le premier câble était à peu près inutile, faisant souvent défaut quand on en avait le plus besoin. La compagnie proposa donc aux gouvernements coloniaux d'assurer los communications télégraphiques par un second câble, s'ils voulaient lui payer une subvention, Nous convinmes d’une subvention et nous avors encore à psyer £32,000 pendant treize ans pour ce second câble, On peut soutenir avec raison que cette sommo n'est ni plus ni moins qu'une subvention ; pourquoi #lors les colonies, si elles jugent de leur intérêt de le faire, ne pourraient elles pas subventionner une autre compagnie ?
M. PENpER. Je pourrais constater que les interruptions n'ont pas été aussi sérieuses que vous le prétendez, Nous vous avons dit dans lo temps que nous ne pouvions garantir qu'il n’y aurait pas d'interruptions ; que pour prévenir ces inconvénients, il fallait un second câble, mais que nous ne pouvions en entroprendre l'établissement, parce que notre câble n’était pus asecz employé et que uotre revenu était iosuffisant. Mais qu'avons-nous fait plus tard ? Nous avons doublé notre ligne sans vous demander un shilling, Sur certains espaces, nous l'avons même triplée. Allezvous maintenant subvontionner une compagnie vous offrant uno ligne unique, qui ne pourra être plus sûre que ne J'a d’abord été la nôtre ? Il faudra que cette compagnie en vienne aussi à doubler sa ligne, et au lieu de £100,000 vous aurez alors £200,000 à payer.
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M. Service. La conféronce pourra entrer plus tard dans ces considérations,
Le PRÉSIDENT. Je crois que vous les avez provoquées et qu'il n’ost que juste d'entendre la réponse de M. Poader à la question que vous avez faite, À savoir, si, pour des causes morales, les colonies et le gouvernement impérial doivent s'abstenir de subventionner uno nouvelle compagnie ? M. Pender voudra bien êtro bref dans sa réponso, parce que, pour ce qui ost des considérations morales, il peut s’en rapporter à la conférence, qui saura les apprécier,
M. PEnDER. Je terminorai en disant qu’on ne peut compter de nos jours sur un systèmo unique de télégraphie ; il faut un système double, Ainsi dans les arrangements que vous pourriez conclure, vous dovrez tonir compte do la nécessité ot da coût d’une double ligne, On a dit que notre système est ancion et que nous payons des dividendes sur une somme exagérée ; que notre câble a coûté £300 par mille ct que le nouveau n’en coûtera pas plus de 200, Nos comptes font voir quo nos câbles ne revionnent qu’à £L*9 par mille, tandis que la nouvelle compagnie évalue lo coût du sion à £200 par mille, de sorte que le nôtre a coûté moins cher que ne coûterait le sien.
Sir SaMuEz GRiFririt. Les chiffres ont une grande importanco dans cette affaire, c’est pourquoi je vous demande si vous avez dit tout à l’houre que votre recette annuolle de £183,228 comprenait la subvention do £36,000 qui vous est payée par les colonies ?
M. PENDER. Non; vous ne m'avez pas bien compris.
Sir SAMUEL GRIFFITH. Vous portez la somme de £63,900 en ‘“ Recette sous lo tarif de 43. d’après la moyanno des trois dernières anuées.” Cela veut dire que les reccttes des dépêches à 4 shillings par mot formeraient ce montant,
M. PENDER. Oui.
Sir SAMUEL (RiFFITH. Mais à ces £63,900 il faut ajouter la subvention de £36,000, cè qui élève votre revenu à £160,000 ; le montant à fournir par les colonies ne consisterait que dans la différence er ‘ro ces £100,090 et les £183,000, de sorte que le déficit ne serait que de £13,000 et non ae .:119,000, comme l'indique ce mémorandum. Cela fait uno différenco de £33,000 sur le montant do la garantie.
M. Pexper. J'ai déjà expliqué cela.
Sir SAMUEL GRiFFITH, Non; pardonnez-moi. Vous demandez que votre revenu soit maintenu à £183.000, Vous avez £36,000 comme subvention ; vos reccttes sont en outre do £63,900 ; cela vous fait £100,0,0 ; il ne manque que £33,000 pour porter votre revenu au chiffre que vous fixez en adoptant le tarif de 4s, le trafic restant le même qu'à présent. Cela réduit de £35,000 le montant à garantir.
M. PENDER. Commo jo l’ai expliqué, la subvention de £32,000 n’est pas comprise dans les chiffres de cette proposition imprimée.
Sir SAMUE:, GRIFFITI. Je voulais simplement savoir si ces chiffres sont exacts,
M. Penper. Ils le sont.
Lo Psf£sibeNT. Sans entrer dans trop de détails, nous voulons connaître vos vues géréralement, afin que les délégués puissent, commo vient de le faire sir Samuel Griflith, vous demander des éclaircissements,
Sir James Lorimer. Nous avons été trompés par ces chiffres, si la réponse qui vient d'être faite À sir Samuel Griffith st exacte. Au bas dela page, la dernière colonne porto cette en-tête : Somme à contribaor en sus des subventions existantes,” Nous trouvons que vous n'avez pas Compris la subvention dans le calcul, Si cette sommo de £53,923 ne comprend pas la subvention, tout votro calcul est erroné, Je désire demander de nouvegu si cette somme de £63,983, qui représente la recetto cotimative sous lo tarif de 4s., comprend ou non la subvention actuelle ?
Sir PATRiok JENNINGS, J'ai compris que la subvention formait partie des recettes ordinaires,
M. Pexpeu. J'ai déjà expliqué que la subvention n'est pas comprise dans ces chiffres.
Sir GRanAM BERRY, Le montant de la recette annuelle est porté à £183,228, Cela comprend-il la recette des dépêches et la subvention ? M, PEeNper. J'ai dit que non,
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Sir GRamAM Berry. Le montant de £63,983 représente le produit des dépèches sans la subvention, c’est À dire, la recette estimative des dépèches sous le tarif de 4s, ?
M. PEenper. Oui.
Le PRÉSIDENT. Nous ne pourrions, je crois, pousser plus loin la discussion «ur ce point avec utilité. Après avoir lu le mémoire de M. Fleming, M. Pender aura l’occasion de présenter une réponse qui sera regardée comme confidentiolle ; il pourra, en même temps, donner des explications sur cette question de chiffres,
M. Dopps. Il est un point qui a besoin d'être éclairci. La Tasmanie paie aujourd'hui £4,200 comme subvention, D’après les chiffres de la deuxième colonne, sous le tarif de 4s., dans le cas d’une augmentation de 25 pour cent, la Tasmanie aurait À payer, en prenant la population pour base, suivant les indications de la première colonne, une autre somme de £4,559, ce qui ferait un total de £3,759, tandis que la colonis de Queensland, par exemple, dont la population est trois fois plus nombreuse, n’est appelée à contribuer que £),873. Je voudrais savoir si cette proposition implique la discontinuation du paiement des £4,200, et si nous n’aurons à contribuer que proportionnellement au chiffre de notre population, les autres colonies étant appelées à contribuer d’après la leur, Autrement, nous aurions à payer beaucoup plus que notre juste part.
M. Penper. La proposition imprimée ne touche pas à ce point, mais j'ai adressé uve lettre à votre gouvernement pour l’informer que si le système de garantie était adopté par les autres colonies, la Tasmanie serait admise à l’arrangement aux mêmes conditions qu’elles ; en d’autres termes, l’ancien arrangoment prendrait fin et serait remplacé par lé nouveau.
M. Dopps C’ert ainsi que j'entends la proposition que vous avez adressée à notre gouvernement; mais vous prenez dans ce mémoire une toute autre position, vous portez à £8,000 ou £',000 la contribution à fournir par la Tasmanie, ce qui est hors de proportion avec notre population,
M. Penper. Jo suis prêt à conclure une convention pour le câble de Tasmanie sur la base du projet de garantie.
M. Donps. Je mets de côté la question d'augmentation du trafic et désire bien éclaircir lo point saivant : Proposez-vous que la subvention actuelle prenne fin absolument, et que le groupe australasien en adoptant votre projet contribue à la nouvelle subvention d’aprè: la population, les colonies qui ne paient rien aujourd’hui (c’est-àdire la Nouvelle Zélande et le Queensland) devant porter leur jiste part du fardeau ? Le: subve tions actuelles, indiquées dans la deuxième colonne, cesseraient-elles alors tout à fait ?
Sir Jares GaRricKk. C'est certainement à nous qu'il appartient de régler cela par une entente commune,
M. Penper. Comme jo l'ai dit, si un arrangement était conclu avec les colonies, la convention actuelle avec la Tasmanie prendrait fin, et elles contribueraient toutes d’après le chiffre de leur population.
M. Donps. Alors, ce papier est inexact ?
M. Penper. Il ne s'agit pas de cela dans ce papior.
M. Dop»ps. Ce papier parle du “ montant à contribuor on sus des subventions existantes ; ” nous payons aujourd’hui autant que l'Australie méridionale, qui est bion plus considérable,
M. Penper, Ceci s'applique à la subvention de £32,000. Nous avons toujours traité la Tasmanie comme colonie à part; elle n'a pas été mêlée aux autres jusqu'à présent, mais dans lo nouveau calcul elle est mise sar le même pied que les autres. C’est une innovation,
Sir JAMES Lorimer. Si M. Pender veut faire une nouvelle proposition, il devrait, ce me semble, en retrancher toutes les anciennes obligations et reprendre les choses à neuf,
M. Penxper. Pour ce qui est de l’agmentation du trafic, nous avons avec la Tasmanie un arrangement par lequel elle s'est obligée à une garantie ; le résultat en a été qu’à la suite de l’abaiscement du tarif, le trafic tasmanien s’est accru.
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M. Dopps. Oui, comme trésorier de la colonie, j'ai conclu cet arrangement avec votre compagnie,
M. Penper. Le tarif a été réduit de moitié, je crois, et le trafic a presque doublé.
Sir ArrauR BLyrH. Comme M. Pender va sans doute nous présenter une proposition modifiée, voudra-t-il bien indiquer en note le montant maximum de la garantie, étant donnée l’abolition de la subvention actuelle ?
M. Penper. La garantie actuelle est payée par les seuls gouvernements de Victoria, de la Nouvelle-Galles du Sud, de l'Australie méridionale et de l'Australie occidentale,
Lo PRÉSIDENT. Je doute que nous ayons rion à gagner en prolongeant la discussion sur ce point, avant d’avoir la proposition modifiée de M. Pender,
M. SanprorD FLemina. Je voudrais qu'on me permît de faire une question à M. Pender. Vous avez dit, M. Pender, que votre câble coûte £189 par mille; cela est-il lo cas pour tout le système ou seulement pour l'extension récente dite l’Eastern- Extension ?
M. Penper. Je crois que le câble de l’Eastern-Extension coûte de £5 à £6 de moins que celui de l’Eastern Company. Je me ferai un plaisir de vous donner les chiffres exacts pour les deux câbles,
M, FLEMING. Je vous fais cette question en vue d'établir la valeur actuelle de vos câbles.
M. Penper. Je ne vois pas comment vous pourriez établir exactement leur valeur actuelle ; sans doute qu’un câble perd de sa valeur par le temps, mais nous avons un service très dispendieux d'entretien et de réparation, et nous faisons à nos câbles de constantes additions, qui équivalent souvent à un renouvellement complet, Dans les Strait-Settlements la térédine endommageaitsouvent notre câblo; aujourd’hui je ne crois pas qu’il reste 300 milles de ce câble qui ne soient protégés contre ce danger ; l’ancien câble a été de fait remplacé par un neuf.
M. SANDroRD FLEMING. Pouvez-vous me dire quelle est la longueur en milles de l’Eastern-Extension, dont le coût moyen serait de £184 par mille, si je vous ai bien compris ?
M. PENDER. J'aimerais à vous donner une réponse précise; permettez-moi de prendre un peu de temps pour y réfléchir.
M. SanprorD FLEMING. Puis-je vous faie encore une question: l’Eastern Extension est séparée par l'Inde de l’Eastern Telegraph, n'est-ce pas ?
M. PEeNper. Oui.
Sir SAUL SAMUEL. La aonvention actuelle ne stipule-t-elle pas que les câbles devront fonctionner sans interruption, —je parle des câbles entre Port-Darwin et Java. M. Penper. La subvention cesse pour chaque jour d'interruption complète.
Sir Sauz SamueL. N'y at-il pas ea interruption pendant quelque temps ?
M. PENDER. Oui, pendant peu de temps.
Sir Cnarzes Mizs, Peut-on s'attendre à une réduction du tarif sur la ligne de l'Afrique méridionale, indépendamment de la condition de garantie ?
M. PENDER. J'ai fait une proposition au gouvernement du Cap; je suis prêt à la discuter ; mais je ne puis changer à présent les tarifs, avant de mieux savoir à quoi m'en tenir.
Sir Samuez Grirriru, Je voudrais vous faire encore une question par rapport à ces chiffres. En portant à £53,900 le revonu ‘sous le tarif de 4 s., vous comptez que le trafic dépassera un peu 300,000 mots par année ?
M. Penper. 600,000 mots,
Sir Sauvez Grirriru, Mais dans la pièce qui a pour titre : Memorandum on the paper by M. Henniker Heaton M.P., in the Pall Mall Gazette of 2d April 1887.” (Observations sur la correspondance de M. Henniker Heaton, M.P., insérée dans la Pall Mall Gazette du 2 avril 1887) le trafic télégraphique est estimé à 600,000 mots, Un tel trafic donnerait un revenu de £120,000 avec un tarif de 48. par mot.
M. PENDER. J'ai répondu à cette correspondance, en me bornant à relover les chiffres qu’elle donne ; elle est du reste si absurde qu'elle no mérite pas l'attention.
Sir SAMUEL GRIFFITH. Je no fais aucun commentaire sur la correspondance de M. Honniker Heaton; je dis seulement que, dans votre réponse à cette correspondance, vous estimez le trafic actuel non pas à 300,000 mais à 600,000 mots. Il est important pour nous de connaître la somme de trafic.
M. Penper, Il est de 600,000 mots,
Sir SAMUEL GRIFFITH. Au taux de 443,, le revenu pour 600,000 mots serait de £120,000 et non pas de £63,000 ; cela fait une différence de £60,000 sur le montant à garantir.
M. PEenDer. Vous no tenez pas compte des déboursés.
Le Présipenr, Vous voudrez peut-être, M. Pender, préparor un écat nous montrant les chitfres comme vous proposez de les modifier, ot vous aurez probablement à revenir un autre jour.
M. Penper. Je sorai prêt à donner toute explication un autre jour, ot si quelquesuns de ce: messieurs veulent examiner ces chiffres avec moi, je m'offre à le fairo avec eux très volontiers; nous couperions court par là à beaucoup de discussions,
LE PRÉSIDENT. J'espère que lee délégués se prévaudront de votre offre.
M. Penper, Si quelqu'un des délégués veut s'adresser à moi, je serai très heureux de lui donner tous les renseignements en mon pouvoir,
M. Pender se retire.
M. Fivon HarrTon. Je ferai d’abord observer que M, Ponder lie les colonies à perpétuité par la proposition de son tarif de + shillings par mot. Il nous a dit clairement qu’il ne croit pas que ce tarif puisse jamais être réduit. Nous disons autré chose ; nous disons qu’au début le‘tarif sera de 43. mais nous donnons de bonnes raisons pour faire espérer une forte réduction dans l’avenir; nous ‘ .ïérons donc diamétralement de M. Pender dès le point de départ.
Quant à la question de subvention, au point de vue moral, jo réponds que la ligne de M. Pender est subventionnée; le second câble de l’Eastern-Extension est subventionné; la somme que reçoit la compagnie pour ce câble n’est autre chose qu'une subvention. M. Pender appelle lui-mêmo les débentures qui représentent cetto somme ‘“ débentures de subvention,” et il a raison de les appeler ainsi. Oe s0cond câble était nécessaire pour répondre aux besoins croissants de l'Empire.
Je n’ai pas assisté avant aujougd'hui aux discussions de la conférence; j+ n’ui pas entendu M. Fleming lire son mémoire; je ne ferai pout-être que répéter ce qu'il a dit, mais j'afirme quo la question principale (on n’y a pas touché en ma présence) se résume en éeci : co n'est ni en doublant ni en triplant les lignes actuelles de communication qu’on pourra satisfaire aux exigences de l'avenir. Si l'unité de l'Empire doit être autre chose qu'un rève, il faut des moyens pratiques pour l’effoctuer, Doubler le système de l’Bastern-Extension ne peut avoir aucun effet sur l'océan Pacifique ; c’est là le grand point ; nous voulons répondre au besoin qui existe de ea côté-
là. Les autorités militaires s'accordent à dire qu'à l'avenir notre route vers l'Orient en temps de guerre, sera par le chemin de fer du Pacifiquo et l’île de Varcouver. Nous ne pouvons profiter de tous les avantages de cotte ligne sans avoir une communication télégraphique à travers l'océan Pacifique. Il appartient à cette conférence de décider si, dans l'intérêt de l'Empire, les moyens de communication télégraphique qu’il possède peuvent être laissés pradamment dans lour état actuel, En doublant là présente ligne on ne lui donnerait pas la sécurité; cette ligne est très oxposéo à être interceptée ; elle passo par plusieurs pays étrangers, et sa traverséo par l'Egypte est une Cause d’extrème faiblesse.
On a prétendu que les difficultés physiques rendraicnt impossible la pose de notre câble, mais vous admettrez que cela regarde notre compagnie et non la conférence. Nous avons eu sur ce sujet l'avis d'hommes très experts qui nous ont dit que la pose d’un câble à travers l'océan Pacifique est parfaitement possible, et de plus qu’une telle ligne serait très peu sujette aux interruptions. Le câble immergé à la plus grande profondeur jusqu’à présent l’est à 2,900 brasses, et il n’a jamais ou de rupture en eaux profondes. On a constaté que les câbles sont d'autant moins sujets aux interruptions qu'ils reposent à de plus grandes profondeurs. Le cô£ule qui va des îles du
roux
ies à aireautré j raie ia mé-
Cap qu'il soit en nlace depuis près de quatorze ans. Quant à la question de subvention, le système de garantio que propose M. Pender
Vert à Pernambouc plonge à 2,900 brasses ot n’a jamais subi d'interruption, bien
demande des éclaircissements. Si ce système était adopté, on ne peut supposer qu’il dût arrêter pour toujours l'établissement d’une ligno par le Pacifique; cetto ligne se fera dans l'avenir à cause des besoins de la civilisation, et les colonies auront alors à aviser. Sir Samuel GrifMith, je crois, a fait observer à M. Pender que sous la garantie proposée, il serait possible quo les colonies eussent à contribuer £180,000 par année, M. Pender a répondu qu'il fixerait une somme à laquelle se ‘imiterait la contribution, Mais il n’a pas touché à cet autre point : aujourd’hui les colonies lui paient une subvent'on de £32,400 par année ; cette subvention expire dans troize ans ; les colonies © nvertiront-olles cela en subvention perpétuelle ? Sa chargeront-elles de bonifior cette somme de £32,400 à M. Pender, à l'expiration de la subvention ? M. Pender n'a pas touché ce point, qui est très important pour les colonies, si elles en viennent à payer une garantie dont lo montant reste encoro à fixer, Je suis bien aise que le montant de cette garantie doive être limité à une somme fixe au lieu de varior suivant les recettes de la compagnie da M. Pender, cur nous devons comprendre que si le télégraphe du Pacifique ne 89 fait pas cette année ou l’année prochaine, il 80 fera nécessairement plus tard, et alors les colonies pourraient se trouver dans l’obligation de suppléer un déficit dans les recettes do la compagnie de M. Pender, Jo serais fâché que M. Pender eût à subir une porte, mais los monopoles ne peuvent durer indée finiment, Il n’y a pas de doute, M. Pender l’admot, quo la ligno du Pacifique aurait pour effet de réduire notablement les profits do la présente ligno.
Je crois que M, Sandford Fleming a demandé quelle est la longueur de l'Eastern- Extension; elle est de 2,150 milles.
Sir PATRICK JENNINGS, Entro quels points?
M. Fincn Harron. Entre Bangoe, Wangi et Port-Darwin, longueur sans interruption.
de revient,
M. SANDroRD FLEMING. Je trouve 2,317 milles, 1,186 et l’autre de 1,131 milles.
M. Finon Harron. C'est à la conférence de se prononcer sur l'importance qu'aurait au point de vue stratégique, dans l’intérèt de l’Empire, la ligne que nous proposons. Il n’est pas douteux quo cette :igne aurait du succès commercialement, mais c’est aux autorités do l’Empire de dire si elles jugent à propos de nous aider pécuniairement à l’entreprendre, J’insiste surtout sur cotto considération, qu'on ne saurait en doublant et en subventionnant les lignes actuelles répondre aux bosoins ; nos communications impériales sont dans un état très pou satisfaisant, et que serait-ce on Cas de guerre? Notro ligne aurait l’immenso avantage de passor dans dos mers où des croiseurs ennemis ne pourraient l'intercoptor que bien difficilement : tirer le câble d’une aussi grando profondeur serait une opération extrêmement difficile, De plus, en temps de guerre, il n’est pas probable que de nombreux croiseurs ennemis fréquentassent les eaux du Pacifique, tandis que la Méditerranée en serait couverte.
Le PRÉSIDENT. Avez-vous quelque chose à ajouter à la proposition contenue dans la lettro du 20 avril 1887? Cette proposition est dans les termes suivants : La compagnie établira ot ontrotiendra un câble ontro l’île de Vancouver et l'Australie, touchant aux îles Sandwich, Fanning, Samoa, Fiji et à la Nouvelle-Zélande,
La compagnie réduira le tarif actuel d’entière transmission do la Grande-Bretagne à l'Australie de moitié au moins,
Le geuvernement impérial et les gouvernemonts coloniaux ci-dessus mentionnés verseront à la compagnie, dans les proportions dont ils conviondront, une subvention de £100,000 pendant vingt-cinq ans ; chaque gouvernement devant avoir pendant cotte période le libre usage du câble de la compagnie pour la transmission de ses dépèches jusqu'à concurrence de sa part de subvention, aux prix courants.
La compagnie donnera priorité aux dépèches des gouvernements sur les dépèches ordinaires.”
C'est la plus grande Jo n'ai pas bien compris ce qu'a dit M. Pender du prix
Il y à deux lignes : l’une de
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Désirez-vous soumettre à la conférence quelque modification aux termes de cette proposition ? en M. Finon Harrow. Je voudrais simplement ajouter—cotte condition n’a pas été F4 mentionnée parce qu’elle paraît de soi évidente— que la subvention sera subordonnée au fonctionnement du câble, c'est.à dire qu'après un délai raisonnable accordé pour les | réparations, la subvention sora suspendue pondant l'interruption des communica- aile tions, :
M. Drarin, Si le câble était interrompu pendant longtemps, il y aurait une anné déduction à faire sur la subvention pour tout le tomps qu'aurait duré cette interrup- | » tion ? ét:
M, Fincu Harton. Oui. £ l M. Deakix. Si l'interruption durait trois mois, faudrait-il déduire un quart sur te la subvention de l’année courante ? PP.
M. Fincu Harron. Oui, en tenant compte d'un délai de grâce qui serait, je : suppose, de quatorze jours. rs Sir SamuEL Grirrirn, Quand a té formée lacompagnie du télégraphe du Paci- pr#7e fique ? nb M. Fixcu Harron. En novembre dernier. e Sir SAMUEL Grrrrir. Quel est son capital ? des M. Finou Harron. Le capital nominal est de £2,000,000, ms à Sir Samuez Grirrir. Est-il souscrit ? an M, Fixon HarroN. Il n’est pas souscrit, + \ Sir Sauvez Grirriru, C’est un capital nominal, simplement. Les actions ont- à elles été réparties ? h M. Finox Harron. filles ne l'ont pas été, cn Sir Samuez Grirriræ, Combien a-t-il été émis d'actions ? le M. Fincu Harron. Seize actions ont été souscrites conformément aux articles ep d'association, RTS .. Sir Samuez GrirriTn. Avez-vous quelques données précises sur les sondages une js opérés dans le Pacifique ? s'élève 21:14:
M. Finou Harron. Nous avons les sondages du T'uscarora, M Sir SamUez GRirritH, Il y à aussi ceux du Chalenger ; iln'y ena pas d'autres tion que ceux-là, je pense. cent.
M. Frvou Harron. Ce sont les seuls que je connaisse ; il n’en existe pas d’autres M pour la partie de l'Océan comprise entre les îles Sandwich et Fiji. verne Sir JAMES LorimER. Avez-vous fait quolque calcul sur ce qu'aurait à payer N Juequ'à chaque colonie d’après votre proposition ? M. M. Fincru HATToN. Pas encore, M.
, M. Dœaxin. Les colonies conviendraient entre elles d’une base do répartition ? sur les M. Fixcu Hatron. Les colonies règleraiont cela. graphi Le PRÉSIDENT, Lo gouvernement impérial ost également appelé à contribuer ? sur des M. Finou Harzon. Oui; j'aurais dû dire que la base de répartition sera réglés l’Anglo par l'Empire. | mûre.
Sir F, Dizon BEL. A combien cestimeriez vous les frais de fabrication et de | cilot ce pose du câble ? | M.
M. Finou Hazron. Il est très difficile de répondre à cette question; on perfec- LS, tionne constamment les procédés de fabrication des télégraphes; un procédé vient Lo Dr d’être inventé qui en réduit considérablement le prix de revient. | publie Sir F. Dizzon BELL. Sur quei votre compagnie s’est-elle basée pour demander | PSS une subvention de £100,000 par année. D. Le | M. Finou HarrTon. Lorsqu'il s'est agi de former une compagnie, on a fait des D S°cro a calculs d’après losquels le coût de ia ligno a été estimé à £2,00C,000. à | Sir F. Dizzon Bezrz. Vous faites allusion à l’époque où vous étiez en communi- che : Sr cation avec les gouvernements de l’Australie, n'est-ce pas ? La M. Finos HarTron. Oui; la somme comprenait aussi deux navires pour le ser- ligne, 1
vice de réparation, etc.
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M. F, Diccon Bec. Vous demandez au gouvernement impérial et aux gouver-
nen\onts coloniaux de devenir parties à une subvention que vous calculez sur un prix de revient présumé de £2,000,000 ?
M, Finou Hazron. Certainement.
Sir F, Dizcon BEzz. Si le gouvernement impérial et les gouvernements colouiaux entreprenaiont oux-mêmes le câble, supposant qu'il dût coûter £2,000,000, et s'ils PR un emprunt à 3 pour cent, auraiont-ils à payer plus de £60,000 par année
M. Fison Harron, Non, si l'emprunt so faisait à trois pour cent pour uno somme de £2,009,000,
Sir F, Dizcon Berz. Et les gouvernements étant propriétaires de la ligno, il
faudrait encore retraucher des £60,000 une somme représentant la valeur do leurs propres dépêches ?
M. Finon Harron. Oui. |
Sir F, Diccon Becr. De sorte que, déduction faite do la somme importante représentant leurs dépêches, leur dépense commune resterait bien en deçà do £60,000 par année,
M, Fiso Harron. Oui, s'ils empruntaient à 3 pour cent,
Sir F, Dizcon Bezrx, Dans le cas où les dépèches du gouvernement impérial et des gouvernements des colonies s'élèveraient à £10,000 par annéo, il s’en suivrait, en acceptant toujours votre chiffre pour le prix de revient, que la ligne ne leur coûterait quo £50,000 par année ?
M. Finoi Harron. Oui.
Sir F, Dirron BELL, Pourquoi alors ces gouvernements donneraient-ils à votre compagnie £109,000 par année ?
M. Fincu Harrow. Si le gouvernement impérial et les souvernements coloniaux veulent entreprendre la liyne en commun, toute question de subvention cesse par là même,
Sir F, Diccon Beurz. Nous donnerions £50,000 do plus par annéo pour avoir une compagnie. Les frais d'entretien et autres, avec en outre un profit raisonnable, s'élèveraient-ils à £50,000 par année ?
M. Finon Harron. Une compagnie ne peut emprunter à aussi bonuo composition quole gouvernement; nous ne pourrions nous procurer des fonds à 3 pour cent.
M. Service. Votre proposition porte que le gouvernoment impérial et les gouvernements coloniaux auraient la faculté de transmettro leurs dépèches gratuitement
juequ'à concurrenco du montant de leur contribution ?
M. Fincx HarrTon. Certainement.
M. Service. Avez-vous bien réfléchi aux conséquences quo cela pourrait avoir sur les opérations du câble? Je n’hésite pas à dire que chaque gouvernement télégraphierait jusqn'À concurrence du montant do sa contribution; de longues dépèches sur des événements importants et des dépècnos quotidicnnos seraient échangées entre l’Anglotorreet les colonies; ce qui aurait une puissante inflicnce pour rapprocher la mère-patrie de ses dépendancos; mais au point de vue de l'exploitation du câble, quel effot cela aurait-il ?
M. Finou Harron. Nous y avons pensé; nous espérons pouvo'r transmettre los dépèches des gouvernements jusqu’à concurrence de leursubvention, outre nos propres dépêches ; eu transmettre encore de plus un très grand nombre pour le publie et réaliser do grands profits. Je m'en tiens là-dossus au témoignage d'hommes expérimentés qui disent que cela peut so faire,
Le PR£ésIDENT. Les colonies australiennes ont-elles quelque arrangement de ce geure avec M. Pender p' : rapport à la subvention de £32,000 ?
M. Service. Oui:.Nous avons une réduction d'un quatt sur les prix ordinaires.
SIR ARTHUR BLyrH. Cetto réduction d’un quart so fait sur toutes nos dépèchcs; la subvention de £32,000 est spécialement stipu:éo pour le second câble.
Le PrésipenT, Vous estimez à £2,000,005 ie capital nécessaire pour établir la ligne, M, Fleming l’a estimé, à une époque antérieure, à £2,500,000.
C'était pour un système complet entre l'Angleterre et l’Aus-