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sement Petit-Couperay se justifie grâce à des « attestations d’un civisme pur. . . L’assemblée satisfaite de trouver cet artiste innocent l’admet au nombre de ses membres au milieu des applaudissemens. »
Mais une proposition est écartée (jui soumettait à la censure le dénonciateur. On décide iju’à l’avenir toute dénonciation devra être accompagnée de pièces probantes. Dans la même séance, Bienaimé lit un mémoire où il se plaint des calomnies dirigées contre lui, et le rédacteur du procès-verbal dit que les applaudissements témoignent que «Jes nuages (]ui ont pu obscurcir l’opinion de cjuebjues citoyens sur son compte ne sont pas parvenus» jusqu’à la Société. Il n’empêche (jue le même jour, et le 29 pluviôse également, les mouleurs dénoncent à la Société les ««brigandages (jui se commettent dans leur partie.» Le 6 germinal, Petitot, sculpteur, étant arrêté, on veut rayer son nom comme suspect. Il est vrai (|ue des commissaires se sont informés, et qu’ils vont lui décerner un certificat de civisme : le 9 germinal l’assemblée y applaudit pour réparer son erreur et pour prouver le ««désir bien prononcé qu’elle a de ne trouver (jue des innocens et de bons patriotes dans les membres (jui la composent ». Son affaire se gâte, semble-t-il, et la Société envoie une délégation au Comité de Sûreté Générale, et vers David (jui les tance vivement. Comme ««camarade» il verra, mais pas comme représentant. La Société n’est pas une société «« constituée » : elle n’a pas le droit d’envoyer des délégations, et David le lui dit pour qu’elle n’en ignore point, et pour (ju’elle se rende bien compte (ju’elle est à sa merci.
A qui le tour d’être dénoncé! Wicar va s’en charger. Cette fois, c’est aux ««ouvrages d’une obsénité révoltante pour les mœurs républicaines, lesquels obsénité salissent les murs
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de la République». Il faut proscrire ces ouvrages, il faut les brûler au pied de farbre de la Liberté. Wicar, Petit-Couperay, Bosio et Lesueur sont chargés d’une mission à ce sujet. Sergent s’en mêle, tout le monde parle à la fois, on incrimine les artistes, et Boilly vient modestement s’expliquer à la barre de la Société. Il dit qu’il «a abjuré ses anciennes erreurs» et la preuve, c’est qu’il va se mettre en mesure de demander son admission à la Société Populaire et Républicaine des Arts.
Entre temps, on rappelle le rôle néfaste des anciens académiciens, qui ne voulaient pas que le peuple s’élevât jusqu’à eux; on constate que le premier concours arrêté par la Convention est celui de la statue de J.-J. Rousseau, et on insiste pour que tous les travaux soient donnés dans les mêmes conditions, ce qui est indispensable pour que l’intrigue ne triomphe pas, comme aux mauvais jours de l’Académie. Sergent, Wicar, Détournelle, parlent en faveur d’une réforme du costume, en commençant par le costume militaire, et plusieurs séances sont consacrées à cette discussion. Lebrun, au grand scandale de quelques-uns, fait l’éloge de l’art flamand et se plaint de l’abandon où le laisse le Conservatoire du Muséum, ce qui oblige Bonvoisin à expliquer qu’on a voulu d’abord mettre en évidence la «majesté de l’école italienne». Mais comme il parle d’un ton méprisant des peintres de genre! On ne les aime pas, à la Société Populaire et Républicaine des Arts.Wicar surtout leur a voué une haine mortelle. Ne demandait-il pas pour eux la guillotine !d) Aussi, quand les peintres de fleurs et de genre réclament leur part des travaux de la Convention, on leur répond que ce sont des artistes de «pure fantaisie» et que les encouragements de la Nation ne doivent être réservés qu’à
Le peintre Louis David , par J.-L.-Jules David, p. 268.