‹ Procès-Verbaux de la Commune générale des arts de peinture, sculpture, architecture et gravure (18 juillet 1793--tridi de la 1re décade du 2e mois de l'an II) et de la Société populaire et républicaine des arts (3 nivôse an II--28 floréal an III) :publiés intégralement pour la première fois avec une introd. et des notes /par Henry LapauzeChapitre 30 sur 125 · LX · texte numérisé non relu

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«ceux qui, par leur crayon et les sujets qu’ils représentent, peuvent affirmer notre Révolution en propageant les belles actions et enfin toutes les vertus». On devine David là derrière, et son porte-parole Wicar, lequel, après avoir souhaité qu’on allât solennellement féliciter la Convention pour son énergie, fait décider, malgré Détournelle, qu’on ira seulement avec les sections. Ce qui valut à Wicar cette insinuation, dans le Journal de Détournelle, qu’il n’avait changé d’opinion si promptement que parce qu’il avait été prendre le mot d’ordre chez David.

Le 6 floréal, David vient lui-même, faveur de plus en plus rare, à la Société Populaire et Républicaine des Arts. Il apporte les arrêtés du Comité de Salut public, qui donnent satisfaction aux vœux des artistes: les monuments que la République veut élever «pour marquer sa puissance et encourager les arts, qui doivent transmettre à la postérité les trait sublime de la Révolution» sont mis au concours. «L’assemblée reçoit avec transports les heureuse nouvelle que David lui annonce. Un membre en exprimant l’impression que fait cette bonne nouvelle sur le cœur des artiste qui voyent en un moment tous leurs vœux remplis demande que le president donne l’acolade fraternelle a David au nom de toute la Société. David et Bousquet se précipité dans les bras l’un de l’autre, au millieux de la salle et des applaudissement de tous les citoyens. »

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