L’AMATEUR DE TABLEAUX
( Conte. )
Faisant la vente d’un Salon,
Certain Huissier criait, à l’article Peinture ;
“ Un Baudet, une Anesse et son petit Anon;
X Fableaux délicieux, vrai comme la nature;
X La toile, le châssis, le vernis, la bordure,
X Tout en est beau, tout en est bon;
X 11 est original, on voit la signature,
X Vandercroute, Hollandais. ...» Ebloui d’un tel nom,
Un petit Amateur allonge la figure.
Offre cinquante écus. . . Un marchand lui répond,
Qu’il en vaut plus de cent! L’Amateur, à ce ton,
Riposte avec dédain, et forçant de mesure.
Propose mille écus qu’il compte en beaux ducats.
L’Huissier voulant alors terminer les débats.
Ou l’ignorance s’entortille.
Prononce à haute voix au milieu des éclats L’Ane est à l’Amateur. Eh ! ne voyez-vous pas ,
Que c’est un tableau de famille !
Balzac.
XIV ).ç-i
qti il y a de sûr, cest que Détoumelle ne met pas à flatter le rf pouvoir la dextérité quy mettent quelques-uns de ses camarades, tel, Wicar. Le pouvoir cest David, et il faut bien constater que , à de rares exceptions près, les membres de la Société Populaire et Républicaine lui sont acquis entièrement , plus que ceux de l’ancienne Commune Générale des Arts, évidemment sacrifiée aux rancunes du terrible conventionnel. Détoumelle , d’ailleurs, profite de son indépendance lorsque décline la toute-puissance de David : il arrive alors à la présidence de la Société !
Mais , qui donc est-il, ce Détoumelle qui foue un rôle important, au demeurant , et à qui son Journal, n’avoir duré qu’un trimestre , assure une place dans l’histoire de l’art pendant la tourmente révolutionnaire !
Les biographies Vont généralement laissé de côté. Cependant, Bellier de la Chavignerie , qui consultait avec soin les livrets des Salons , s’est occupé de Détoumelle Alb. , architecte, né à Paris, le février ; c’est bien notre
Détoumelle , que les Procès-Verbaux représentent comme s’occupant plus particulièrement , à ce titre, des arts de l’ingénieur. Qu’a-t-il fait jusqu’en i yp y I Sans doute peu de chose , et précisément il dit abandonner son Journal pour se consacrer à ses travaux d’ architecte. On le voit au Salon de i ypf avec un Projet d’un pont triomphal, entre V Arsenal et le Muséum d’histoire naturelle ; au Salon de 1 800 , il expose le Plan général et élévation d’une caserne de cavalerie; au Salon de iSof, divers projets d’architecture; au Salon de 1808, Plan, coupe et élévation d’une salle de spectacle,^/ Plan, coupe et éléva-