XV )»CH
tion de la fontaine de la Paix et des Arts, destinée à la place Saint-Sulpice. Entre temps Détouj-neUe publie , avec Vaudoyer, un volume des grands prix d’ architecture , il prépare un recueil d’ architecture que colorie Genainj, il s’ingénie à faire revivre Philibert de Lorme, il crée un Journal d’architecture et il met Vignole à la portée des jeunes élèves dans une publication qui a le mérite d’ échapper aux complications techniques des ouvrages similaires. Détournelle collabore aussi au Journal des sciences et littérature, où il polémique assez volontiers.
Nous devons enfn donner quelques indications sur la manière dont nous avons préparé la publication du Registre des Archives de la Seine.
Le premier examen du Registre révèle que tous les secrétaires ^ sans exception, de la Commune Générale des Arts et de la Société Populaire ont une orthographe médiocre. Même en faisant la part du feu, il reste que sur ce point, toiLt au moins , les uns et les autres avaient quelques progrès à réaliser. Mais c’est encore Détournelle qui écrit le plus mal, qui rédige avec le plus de négligence , et qui paraît ignorer le plus complètement l’ orthographe élémentaire. Mettre de l’ordre dans ce désordre n’était pas chose très aisée, et cependant nous nous y étions arrêté , en prittcipe, afn de suivre , toutes proportions gardées , l’exemple de M. Aulard et de M. J. Guillaume , les éminents éditeurs du Recueil des Actes du Comité de Salut Public et des Procès-Verbaux du Qomïié d’instruction Publique de la Convention Nationale, etc.; mais, en avançant dans
COMMUNE DES ARTS
V étude du Registre, il nous a paru que ces exemples mêmes nous traçaient un devoir différent. Pourquoi ne pas laisser à ces Procès- Verbaux toute leur saveur , même quand leur lecture présenterait quelques difficultés! H peut ne pas être inutile d’étudier les Procès-Verbaux dans la naïveté de leur rédaction. Ainsi, pour Détoumelle , le contraste est des plus frappants entre l’ignorance qu accusent les textes écrits de sa main et la forme où son Journal les présente au public.
Et surtout nous avions , en l’espèce , un excellent modèle à suivre : celui de M. Anatole de Montaiglon, éditant les Procès-Verbaux de TAcadémie Royale de Peinture et de Sculpture, dont il respecta rigoureusement l’orthographe, si fantaisiste qu elle lui parût.
Restait la question des noms propres. Ici V hésitation fut plus longue. Ces noms propres ne sont presque jamais écrits de la même façon. C’était à croire que les secrétaires s’étaient fait un malin plaisir d’en dénaturer le caractère par le jeu le plus singulier des lettres et des syllabes. Qjielle étrange cacophonie! C’est , au hasard, Bervique , Bervick, Berndc pour Befvic , Boisot pour Boizot, Boslio , Bosiot pour Bosio , Deseve pour De Sève , Geynard pour Eynard, Moiéte pour Moitié , Renault et même Renaud pour Régnault ; Wally, Devally, Dewally ou Dwally pour De Wailly; Spercieux pour Espercieux , Turcaty pour Tourcaty, Isablet pour Isabey, Aroux pour Auroux , etc.
Que faire! Les rectifer dans le texte était chose impossible, jmisque nous avions décidé de laisser toute leur physionomie à nos Procès-Verbaux. Nous nous sommes donc